Pierrot lunaire, pile ou face

Il faut se méfier des apparences !  Les images arlequines que propose Catherine  Seghers  dont le nom est tout un poème, ne sont pas celles que l’on croit ! Il faut savoir les retourner au sens propre  et figuré. Ce dont s’emploie  avec le talent  qu’on lui connaît  son complice Michel Cassir, alchimiste du verbe et autres matières  évanescentes, grâce  aussi à un autre complicité  les éditions Unicité.  Ainsi, avec la ferveur et l’enthousiasme d’une enfance  retrouvée, les deux artistes se livrent à un cache-cache imagier, un dialogue joyeux, agile et drôlatique où le lecteur  est embarqué  avec  eux de l’autre côté du miroir. Alice n’est pas très loin  pour retourner les cartes. Le monde et ses rythmes resurgit alors dans sa polarité  éternelle : sa face printanière  polychromique. Lui répond  la monochromie hivernale, celle des derniers temps et de leur révélation. Nos artistes nous proposent-ils pas  sans l’air d’y toucher  une petite apocalypse colorée  et festive?  Je me suis posé la question en ce jour du solstice d’hiver où j’écris ces lignes.  Tendez l’oreille et écoutez :  C’est par une alliance, non savante mais/ subtite, entre ce qui brûle  et ce qui tient/ le froid, que la poésie retrouve son espace/

A bon entendeur,  salut !

 

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