{"id":917,"date":"2013-06-11T14:20:36","date_gmt":"2013-06-11T12:20:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/?p=917"},"modified":"2014-05-05T13:24:09","modified_gmt":"2014-05-05T11:24:09","slug":"timira-roman-metisse-rencontre-avec-wu-ming-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/timira-roman-metisse-rencontre-avec-wu-ming-2\/","title":{"rendered":"Timira, roman m\u00e9tisse, rencontre avec Wu Ming 2"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong style=\"color: #000000; letter-spacing: 0.05em; line-height: 1.6875;\">Cet article a \u00e9t\u00e9\u00a0 publi\u00e9 une premi\u00e8re fois\u00a0 sur le sites<a href=\"http:\/\/dormirajamais.com \"> www.dormirajamais.com <\/a>anim\u00e9 par Olivier Favier qui nous a permis de le reproduire dans ces pages. Il d\u00e9crit suite \u00e0 l\u2019<a href=\"http:\/\/dormirajamais.org\/marcovaldo1\/\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #000000;\">entretien avec Wu Ming 2 r\u00e9alis\u00e9 en italien<\/span><\/a> \u00e0 la librairie-caf\u00e9 Marcovaldo de Paris le 12 mai 2013. <a href=\"http:\/\/www.wumingfoundation.com\/giap\/?p=9844\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #000000;\"><em>Timira, roman m\u00e9tisse<\/em><\/span><\/a>, \u0153uvre de Wu Ming 2 et Antar Mohamed, publi\u00e9 en Italie chez Einaudi en 2012, sortira en France aux <a href=\"http:\/\/www.editions-metailie.com\/catalogue_resultat.php?id_auteur=55651\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #000000;\">\u00e9ditions M\u00e9taili\u00e9<\/span><\/a> dans une traduction de Serge Quadruppani.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Stramentizzo est un village du Trentin, au nord-est de l\u2019Italie, \u00e0 une centaine de kilom\u00e8tres du col du Brenner, point de passage historique entre l\u2019Italie et l\u2019Autriche. Depuis 1956, ses maisons sont devenues invisibles, englouties sous un lac artificiel de couleur verd\u00e2tre, o\u00f9 l\u2019on p\u00eache la truite arc-en-ciel. De l\u2019ancien village, ne demeure que le vieux portail de pierre grise de l\u2019\u00e9glise.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le 4 mai 1945, six jours apr\u00e8s l\u2019ex\u00e9cution de Benito Mussolini, les SS commettent dans ses parages un dernier massacre en terre italienne. Parmi les 27 victimes, des civils et des partisans, ainsi qu\u2019un soldat noir sous uniforme alli\u00e9: un Am\u00e9ricain, pense-t-on, parachut\u00e9 derri\u00e8re les lignes. Mais ce jeune engag\u00e9 dans les troupes sp\u00e9ciales britanniques s\u2019appelle Giorgio Marincola. Il est italien, n\u00e9 en 1923 \u00e0 Mahaddei Uen, \u00e0 120km au nord est de Mogadiscio, d\u2019une m\u00e8re Somalienne, Ashkiro Assan, et d\u2019un p\u00e8re d\u2019origine calabraise, l\u2019officier d\u2019infanterie Giuseppe Marincola. Reconnu par ce dernier -fait rarissime dans la Somalie coloniale- il grandit \u00e0 Rome o\u00f9 il a pour professeur de philosophie Pilo Albertelli, l\u2019un des fondateurs du Parti d\u2019action en 1942, abattu deux ans plus tard aux <a href=\"http:\/\/dormirajamais.org\/ordre\/\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #000000;\">Fosses ard\u00e9atines<\/span><\/a>. Au d\u00e9but de la guerre, il entame des \u00e9tudes de m\u00e9decine, avec la ferme intention de se sp\u00e9cialiser dans les maladies tropicales, pour revenir ensuite dans son pays natal. \u00c0 l\u2019automne 1943, il \u0153uvre \u00e0 Rome dans un groupe de partisans li\u00e9 au Parti d\u2019action avant de s\u2019engager, \u00e0 la lib\u00e9ration de la ville en juin 1944, dans les <em>Special Operations Executive<\/em>\u00a0britanniques. Apr\u00e8s une br\u00e8ve formation \u00e0 Brindisi, il est parachut\u00e9 dans la province de Biella, \u00a0dans le nord-ouest de l\u2019Italie, o\u00f9 il est bless\u00e9 en septembre lors d\u2019une attaque contre un convoi blind\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Fait prisonnier en janvier par les SS, on l\u2019oblige \u00e0 parler \u00e0 la radio pour renier la R\u00e9sistance. Contre toute attente, il saisit l\u2019occasion pour d\u00e9noncer le r\u00e9gime nazifasciste. La transmission s\u2019interrompt aussit\u00f4t dans un d\u00e9luge de coups. Transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 la prison de Turin, il est finalement d\u00e9port\u00e9 au camp de Bolzano o\u00f9 les alli\u00e9s le lib\u00e8re le 30 avril 1945, le jour-m\u00eame du suicide d\u2019Adolf Hitler. Refusant de gagner la Suisse sous protection de la Croix Rouge, Giorgio Marincola rejoint le Val di Fiemme, o\u00f9 les nazis se livrent encore aux repr\u00e9sailles.<\/span><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-10011\" src=\"http:\/\/dormirajamais.org\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/giorgio-marincola.-533x311.jpg\" alt=\"Giorgio Marincola et d'autres partisans dans le Biellese en 1944.\" width=\"533\" height=\"311\" \/><\/p>\n<p class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #000000;\">Giorgio Marincola (troisi\u00e8me en partant de la droite) et d\u2019autres partisans de la brigade Giustizia e Libert\u00e0 Cattaneo dans le Biellese en 1944.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">L\u2019histoire de celui qui demeure le seul partisan noir italien a \u00e9t\u00e9 racont\u00e9e une premi\u00e8re fois par Vitaliano Ravagli et le collectif Wu Ming dans la postface de la seconde \u00e9dition d\u2019un roman in\u00e9dit en Fran\u00e7ais, <a href=\"http:\/\/www.wumingfoundation.com\/gallery\/ascediguerra.htm\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #000000;\"><em>Asce di guerra<\/em><\/span><\/a>, en 2005. Cet ajout est n\u00e9 de la rencontre \u00e0 Bologne entre Giovanni Cattabriga -alias Wu Ming 2- et le neveu de Giorgio Marincola, Antar Mohamed. Trois ans plus tard, para\u00eet le livre biographique <a href=\"http:\/\/www.razzapartigiana.it\/index.php\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #000000;\"><em>Razza partigiana<\/em><\/span><\/a> de Carlo Costa et Lorenzo Teodonio, dont le m\u00eame Giovanni Cattabriga a tir\u00e9 le texte d\u2019une <a href=\"http:\/\/www.wumingfoundation.com\/giap\/?tag=razza-partigiana\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #000000;\">lecture-spectacle<\/span><\/a>. Chemin faisant, ce dernier commence \u00e0 s\u2019int\u00e9resser \u00e0 une autre figure de cette famille italo-somalienne: Isabella Marincola, n\u00e9e en 1925, s\u0153ur de Giorgio et m\u00e8re d\u2019Antar, arriv\u00e9e en Italie en 1927, elle aussi \u00e9lev\u00e9e \u00e0 Rome, sans jamais rien avoir su de ses origines africaines jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 11 ans.<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-10012\" src=\"http:\/\/dormirajamais.org\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/isabella-e-giorgio-marincola-e-i-fratellini-533x834.jpg\" alt=\"Isabella, Giorgio et leurs deux demi-fr\u00e8res.\" width=\"533\" height=\"834\" \/><\/p>\n<p class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #000000;\">Rita, Ivan, Giorgio et Isabella Marincola \u00e0 Rome vers 1929.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Giuseppe, leur p\u00e8re, mari\u00e9 \u00e0 une Italienne en 1926, a en effet int\u00e9gr\u00e9 ses deux premiers enfants \u00e0 sa nouvelle famille. La chose n\u2019est pas vraiment du go\u00fbt de leur m\u00e8re adoptive qui, comme en t\u00e9moigne Isabella elle-m\u00eame, \u00ab\u00a0la bat un jour oui et l\u2019autre aussi\u00a0\u00bb. Dans l\u2019Italie d\u2019apr\u00e8s-guerre, Isabella fr\u00e9quente les hautes sph\u00e8res de la culture italienne, pose pour un sculpteur et un peintre, est actrice au th\u00e9\u00e2tre dans <em>La longue nuit de M\u00e9d\u00e9e <\/em>de Corrado Alvaro. Elle ne sera jamais avare de souvenirs assassins sur les pr\u00e9jug\u00e9s de certains artistes et intellectuels, \u00e0 commencer par le journaliste et ancien sous-lieutenant\u00a0Indro Montanelli, connu pour avoir \u00ab\u00a0re\u00e7u\u00a0\u00bb durant la campagne d\u2019\u00c9thiopie une \u00e9pouse \u00e9rythr\u00e9enne de douze ans. Indro Montanelli deviendra plus tard le fondateur du <em>Giornale<\/em>, un homme que \u00ab\u00a0seul son antiberlusconisme militant aura pu transformer en personnage de gauche\u00a0\u00bb, souligne non sans ironie Giovanni Cattabriga.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En 1949, Isabella Marincola est aussi l\u2019une des <em>mondine<\/em> [repiqueuses] de <em>Riz amer<\/em>, un classique du n\u00e9or\u00e9alisme italien. Le choix d\u2019une actrice noire parmi des ouvri\u00e8res agricoles venues de Lombardie et d\u2019\u00c9milie-Romagne est une fa\u00e7on pour le r\u00e9alisateur communiste Giuseppe de Santis\u00a0d\u2019internationaliser le d\u00e9cor de cette lutte sociale et f\u00e9ministe, que \u00a0les chants populaires, \u00e0 commencer par la premi\u00e8re version de <em>Bella Ciao<\/em>, ont d\u00e9j\u00e0 fait conna\u00eetre, ainsi que les tableaux du peintre divisionniste Angelo Morbelli. Ironie du sort, des g\u00e9n\u00e9rations d\u2019Italiens auront vu ce film sans pr\u00eater attention \u00e0 la couleur de peau de cet insolite personnage secondaire. Isabella retourne en Somalie en 1956, o\u00f9 sa m\u00e8re l\u2019attend toujours. Le pays est alors plac\u00e9 sous \u00ab\u00a0l\u2019administration fiduciaire italienne en Somalie\u00a0\u00bb, l\u2019AFIS. Peu confiants, et pour cause, dans les vertus p\u00e9dagogiques d\u2019un colonisateur chang\u00e9 en professeur de d\u00e9mocratie, les Somaliens eux-m\u00eames la surnomment \u00ab\u00a0Ancora Fascisti Italiani in Somalia\u00a0\u00bb [encore les fascistes italiens en Somalie].<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-9970\" src=\"http:\/\/dormirajamais.org\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Riz-amer-2-533x333.jpg\" alt=\"\" width=\"533\" height=\"333\" \/><\/p>\n<p class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #000000;\">Isabella Marincola dans Riz Amer (1949) de Giuseppe de Santis.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">De retour en Italie, Isabella Marincola se s\u00e9pare de son mari, un journaliste atteint de jalousie maladive, qu\u2019elle a \u00e9pous\u00e9 selon le rite musulman \u00e0 l\u2019ambassade du Pakistan \u00e0 Rome, faute de pouvoir divorcer d\u2019un premier mariage catholique. Elle rencontre alors un \u00e9tudiant somalien, Mohamed Ahmed, d\u00e9j\u00e0 mari\u00e9 et p\u00e8re de cinq enfants, avec lequel elle retourne au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960 dans une Somalie nouvellement ind\u00e9pendante. De cette union na\u00eet Antar Mohamed qui, en 1983, choisit de vivre en Italie. Isabella est redevenue Timiro, son pr\u00e9nom somalien que ses papiers d\u2019identit\u00e9 ont italianis\u00e9 en Timira.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En janvier 1991, la plupart des ressortissants Italiens quittent la Somalie suite \u00e0 la chute du dictateur Siad Barr\u00e9, au pouvoir depuis 1969. Le m\u00eame mois, le d\u00e9clenchement de la premi\u00e8re guerre du Golfe fait aussit\u00f4t oublier aux m\u00e9dias la tragique situation somalienne. En mai, Timira Hasan est la derni\u00e8re Italienne \u00e0 quitter Mogadiscio. Elle finit ses jours \u00e0 Bologne o\u00f9 elle s\u2019\u00e9teint en mars 2010.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Dans les derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, Giovanni Cattabriga fait avec cette femme au destin et au temp\u00e9rament hors-norme une s\u00e9rie de longs entretiens d\u2019o\u00f9 na\u00eet l\u2019id\u00e9e d\u2019un roman \u00e0 quatre mains avec son fils Antar Mohamed. Quelques chapitres en sont d\u00e9j\u00e0 \u00e9crits \u00e0 la mort d\u2019Isabella. Pour palier au vide de cette disparition inopin\u00e9e, Giovanni Cattabriga \u00e9crit alors comme autant d\u2019interm\u00e8des quelques lettres \u00e0 celle qui est devenue la protagoniste du livre, lui racontant l\u2019\u00e9volution du monde dans les ann\u00e9es 2010-2011.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">La structure de ce roman de quelques 500 pages \u00a0fait preuve d\u2019une grande ma\u00eetrise dans l\u2019art de narration. Les documents \u00e9crits et les photographies alternent avec les r\u00e9cits \u00e0 la premi\u00e8re ou \u00e0 la deuxi\u00e8me personne, les lettres de Giovanni et les souvenirs d\u2019Antar, bousculant les rep\u00e8res temporels pour essayer de recomposer une vie marqu\u00e9e par le m\u00e9tissage, les ruptures et un deuil pr\u00e9matur\u00e9, un vertige tout entier contenu dans le beau proverbe somalien qui ouvre la deuxi\u00e8me partie du livre: \u00ab\u00a0Un homme tra\u00een\u00e9 par le courant s\u2019accroche \u00e0 l\u2019\u00e9cume\u00a0\u00bb [Nin daad qaaday xumbo cuksay]. \u00c0 l\u2019instar de L\u00e9onard Vincent pour son reportage sur <a href=\"http:\/\/dormirajamais.org\/erythree\/\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #000000;\"><em>Les \u00c9rythr\u00e9ens<\/em><\/span><\/a> (Paris, Rivages, 2011), Giovanni Cattabriga est parvenu par le seul biais de t\u00e9moignages et de documents d\u2019archives, d\u2019images et de plans glan\u00e9s sur la toile, \u00e0 rendre l\u2019atmosph\u00e8re de Mogadiscio,\u00a0une ville devenue mat\u00e9riellement inaccessible, au point de la rendre visible pour ceux de ses lecteurs qui l\u2019ont connue avant la guerre civile. Au temps du <em>Luther Blisset project<\/em>, les futurs membres du collectif Wu Ming s\u2019\u00e9taient d\u00e9j\u00e0 efforc\u00e9s de rendre, explique Giovanni Cattabriga, \u00ab\u00a0la Munster du 1525 en s\u2019aidant simplement d\u2019un plan d\u2019\u00e9poque m\u00e9di\u00e9vale et du journal d\u2019un de ses habitants\u00a0\u00bb. Aussi le nouveau roman s\u2019ouvre-t-il par cette citation d\u00e9tourn\u00e9e du cin\u00e9aste John Landis: \u00ab\u00a0Ceci est une histoire vraie\u2026 y compris les parties qui ne le sont pas.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><a href=\"http:\/\/dormirajamais.org\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/timira.jpg\"><span style=\"color: #000000;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-9968\" src=\"http:\/\/dormirajamais.org\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/timira-533x836.jpg\" alt=\"\" width=\"533\" height=\"836\" \/><\/span><\/a><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Br\u00e8ve pr\u00e9sentation du collectif Wu Ming:<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le collectif Wu Ming est n\u00e9 en 2000 de la section bolognaise du Luther Blissett project -un rassemblement d\u2019auteurs et activistes qui s\u2019est rendu c\u00e9l\u00e8bre en Italie par ses canulars antim\u00e9diatiques et la publication du roman <em>Q<\/em> (en fran\u00e7ais <em>L\u2019\u0152il de Carafa<\/em>, Paris, Le Seuil, 2000). Wu Ming est un mot chinois qui signifie \u00ab\u00a0sans nom\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0cinq noms\u00a0\u00bb. Les cinq auteurs du groupe -quatre depuis le d\u00e9part de Wu Ming 3 en 2008- \u00e9crivent ensemble ou s\u00e9par\u00e9ment des fictions et des articles qui paraissent pour les unes aux <a href=\"http:\/\/www.einaudi.it\/catalogo\/ricerca\/%28key%29\/wu%20ming\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #000000;\">\u00e9ditions Einaudi<\/span><\/a>, pour les autres sur le site de la <a href=\"http:\/\/www.wumingfoundation.com\/index.htm\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #000000;\">Wu Ming foundation<\/span><\/a>. Aucun d\u2019entre eux n\u2019accepte d\u2019\u00eatre film\u00e9 ou photographi\u00e9, et si leurs v\u00e9ritables noms ne sont secrets pour personne, ils apparaissent en public sous ceux du collectif.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Plusieurs de leurs romans ont \u00e9t\u00e9 traduits pour les <a href=\"http:\/\/www.editions-metailie.com\/catalogue_resultat.php?id_auteur=55651\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #000000;\">\u00e9ditions M\u00e9taili\u00e9<\/span><\/a>, par Serge Quadruppani et Leila Palh\u00e8s. Quelques unes de leurs contributions en ligne sont accessibles en fran\u00e7ais sur\u00a0<a href=\"http:\/\/www.article11.info\/spip.php?page=recherche&amp;recherche=wu+ming\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #000000;\">Article 11<\/span><\/a> et depuis peu <a href=\"http:\/\/dormirajamais.org\/grillo\/\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #000000;\">sur ce site<\/span><\/a>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En ce qui concerne la question postcoloniale en Italie, et tout particuli\u00e8rement l\u2019histoire r\u00e9cente de la Corne de l\u2019Afrique (\u00c9rythr\u00e9e, \u00c9thiopie, Somalie), je renvoie le lecteur \u00e0 la rubrique de ce site <a href=\"http:\/\/dormirajamais.org\/aden\/\" target=\"_blank\"><span style=\"color: #000000;\">\u00c0 l\u2019ouest d\u2019Aden<\/span><\/a>.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet article a \u00e9t\u00e9\u00a0 publi\u00e9 une premi\u00e8re fois\u00a0 sur le sites www.dormirajamais.com anim\u00e9 par Olivier Favier qui nous a permis de le reproduire dans ces pages. Il d\u00e9crit suite \u00e0&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/timira-roman-metisse-rencontre-avec-wu-ming-2\/\">Lire plus &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":20,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[38,39,37],"tags":[295,301,296,299,300,297,298],"class_list":["post-917","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cinema-critique","category-essais","category-litterature","tag-colonialisme-italien","tag-corne-dafrique","tag-isabella-marincola","tag-litterature-italienne-contemporaine-somalie","tag-question-postocloniale-italienne","tag-timira","tag-wu-ming"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/917","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/20"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=917"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/917\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=917"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=917"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=917"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}