{"id":262,"date":"2006-09-26T18:10:13","date_gmt":"2006-09-26T16:10:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/?p=262"},"modified":"2024-03-23T13:16:04","modified_gmt":"2024-03-23T11:16:04","slug":"en-attendant-que-les-volcans-fassent-leur-travail","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/en-attendant-que-les-volcans-fassent-leur-travail\/","title":{"rendered":"En attendant que les volcans fassent leur travail&#8230;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/spip.php?auteur59\">Pierre-Anatole Jordan<\/a><\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p>D\u00e9cidement, c\u2019est la saison du cin\u00e9ma sur la c\u00f4te basque. Si la ville basque espagnole de Saint S\u00e9bastien a depuis le 21 septembre lanc\u00e9 sa 54i\u00e8me \u00e9dition du festival international du cin\u00e9ma, sa ville s\u0153ur basque fran\u00e7aise de Biarritz a lanc\u00e9 le quinzi\u00e8me Festival du Cin\u00e9ma et des Cultures d\u2019Am\u00e9rique latine,<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p>C\u2019est une kermesse de film, de conf\u00e9rences et de tables rondes sur les cousins latins d\u2019outre-Atlantique qui se terminera le 1er octobre. Si l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9 les mots cl\u00e9 \u00e9taient continuit\u00e9 et innovation, cette ann\u00e9e d\u2019apr\u00e8s Pierre-Henri Arnstam, pr\u00e9sident du festival \u00ab\u00a0deux mots s\u2019imposent\u00a0: confirmation et amplification\u00a0\u00bb. En effet, si l\u2019on consid\u00e8re toutes les sections confondues qui vont des r\u00e9trospectives \u00e0 la comp\u00e9tition officielle en passant par les courts-m\u00e9trages, on compte plus d\u2019une trentaine de r\u00e9alisateurs qui ont confirm\u00e9 leur pr\u00e9sence dans la ville du Labourd (le nom basque de l\u2019ancienne province o\u00f9 se trouve Biarritz).<\/p>\n<p>Avant m\u00eame de pr\u00e9senter les films, il faut regretter que Biarritz ait commenc\u00e9 ses activit\u00e9s avant m\u00eame que Saint-S\u00e9bastien ne termine les siennes. Ce qui implique des chevauchements de programmes parfois difficiles \u00e0 g\u00e9rer.<\/p>\n<p>Le premier film en comp\u00e9tition officielle a \u00e9t\u00e9 le mexicain En el hoyo, dans le trou, un documentaire qui constitue un regard sur les transformations dans la jungle urbaine de Mexico, et les effets sur la vie quotidienne de quelques uns de ses 20 millions d\u2019habitants. Juan Carlos Ruffo, r\u00e9alisateur du film s\u2019est dit honor\u00e9 de pouvoir ouvrir avec son film \u00ab\u00a0un festival de taille humaine comme Biarritz\u00a0\u00bb.\u00a0<em>El hoyo<\/em>, avec les voix d\u2019ouvriers d\u2019un chantier d\u2019un p\u00e9riph\u00e9rique de la ville, est le premier documentaire \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9 commercialement au Mexique.<\/p>\n<p><em>As\u00ed<\/em> de simple, si simple que \u00e7a, est un film ind\u00e9pendant de la cubaine Carolina Nicola. Un film qui se confronte avec l\u2019envie de partir de l\u2019\u00eele. \u00ab\u00a0Presque tout le monde \u00e0 Cuba \u00e0 un moment ou \u00e0 un autre s\u2019est confront\u00e9 avec la d\u00e9cision de partir (aux Etats-Unis) ou rester sur l\u2019\u00eele\u00a0\u00bb a expliqu\u00e9 la r\u00e9alisatrice. Le film tourne au tour d\u2019un jeune pour qui le fait de laisser son \u00eele, sa m\u00e8re et sa copine et joindre son p\u00e8re en Floride est une v\u00e9ritable crise existentielle. Les personnages principaaux sont des voix qui parlent au protagoniste. Le p\u00e8re absent repr\u00e9sente l\u2019attrait de l\u2019\u00e9migration, la fianc\u00e9e qui d\u00e9cide de rester pour travailler dans le tourisme indique l\u2019espoir de plusieurs cubains dans les investissements et joint-ventures touristiques qui se sont implant\u00e9s \u00e0 Cuba ces derni\u00e8res d\u00e9cennies. Mais la voix la plus importante est celle de la m\u00e8re, qui sans cacher les probl\u00e8mes qui existent, essaie de mettre en lumi\u00e8re les acquis positifs de la r\u00e9volution castriste. \u00ab\u00a0Tout ce qui brille n\u2019est as de l\u2019or, lui ditelle en substance. La r\u00e9f\u00e9rence indirecte aux \u00c9tats-Unis est claire. Ce sera la m\u00e8re qui partira consigner au fils l\u2019enveloppe avec le visa pour expatrier dedans, mais elle ne peut pas ne pas se r\u00e9p\u00e9ter que \u00ab\u00a0la troisi\u00e8me dimension n\u2019existe pas\u00a0: les Cubains de l\u00e0-bas (lire Miami) sont contre ceux d\u2019ici (La Havane), ceux d\u2019ici lui en veulent \u00e0 ceux de l\u00e0-bas\u00a0\u00bb et apparemment on n y peut rien. Un film sinc\u00e8re sans rage ni extr\u00e9mismes qui pr\u00e9sente le portrait d\u2019une \u00eele fatigu\u00e9e, mais avec une grande envie de vivre.<\/p>\n<p><em>Cuando me toqu\u00e9 a mi<\/em>, quand ce sera mon tour est le second film du r\u00e9alisateur Victor Arregui originaire d\u2019Equateur, un pays o\u00f9 ont \u00e9t\u00e9s produits une douzaine de long m\u00e9trages dans toute son histoire. Les cadavres se succ\u00e8dent devant Arturo Fern\u00e1ndez, m\u00e9decin l\u00e9giste, charg\u00e9 des autopsies dans un h\u00f4pital de Quito, la capitale du pays. Le film raconte les hasards qui ont fait que ces personnes sont mortes et devant leurs cadavres le protagoniste r\u00e9fl\u00e9chit sur la vie, son pays et sa ville Quito.\u00a0<em><em><em>En attendant que les volcans<\/em><\/em><\/em>(dans les Andes au tour de la ville) fassent bien leur travail et le fassent&#8230; vite\u00a0\u00bb. C\u2019est ne pas la seule phrase qui reste dans la m\u00e9moire, en voici une autre qui synth\u00e9tise bien le pessimisme du bon docteur\u00a0: \u00ab\u00a0avec tout ce qu\u2019ils voient et savent, si les policiers de Quito savaient \u00e9crire ils seraient les intellectuels de la ville\u00a0\u00bb&#8230;<\/p>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pierre-Anatole Jordan D\u00e9cidement, c\u2019est la saison du cin\u00e9ma sur la c\u00f4te basque. Si la ville basque espagnole de Saint S\u00e9bastien a depuis le 21 septembre lanc\u00e9 sa 54i\u00e8me \u00e9dition du&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/en-attendant-que-les-volcans-fassent-leur-travail\/\">Lire plus &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[38],"tags":[52],"class_list":["post-262","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cinema-critique","tag-cinema-biarritz-amerique-du-sud"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/262","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=262"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/262\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=262"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=262"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=262"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}