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Ode à Marina
Michèle Urbanek
J’avais quinze ans en 1925 quand mes parents décidèrent que je quitterais le lycée pour être instruite par un précepteur dans notre hôtel particulier du Boulevard Saint-Germain.
Ce changement d’éducation, motivé par ma santé fragile et ma délicate constitution, apporta dans ma vie un bouleversement qui changea radicalement l’avenir qui aurait dû être le mien.
Mon père qui se piquait de lire et de parler le russe, la langue maternelle d’une de ses aïeules, s’était mis à fréquenter le cercle des écrivains russes émigrés de la rue Daru. Il en revenait certains soirs quelque peu éméché par les nombreux verres de vodka qui soutenaient leurs furieux discours révolutionnaires.
Il y avait (...)
(4 mars 2010)
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