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	<title>COMBATS - Magazine multilingue - </title>
	<link>http://www.combats-magazine.org/</link>
	<description>P&#233;riodique multilingue de litt&#233;rature, de politique et de culture,&#233;dit&#233; &#224; Paris,observatoire multilat&#233;ral sur la diversit&#233; culturelle</description>
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		<title>COMBATS - Magazine multilingue - </title>
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		<title>Afghanistan : l'&#233;preuve de la diff&#233;rence</title>
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		<dc:date>2011-12-08T13:44:51Z</dc:date>
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		<description>Mercredi 14 d&#233;cembre &#224; 19 heures &#224; l'auditorium de l'espace d'Anglemont En 2006, l'actrice Marianne Denicourt se rend en Afghanistan pour filmer le travail de l'association dont elle fait partie, Afghanistan demain. Elle fait la rencontre de Nassima, &#226;g&#233;e de neuf ans, qui est mari&#233;e &#224; un homme qu'elle ne conna&#238;t pas. Marianne Denicourt r&#233;alise un reportage poignant et &#233;difiant sur la position actuelle des mentalit&#233;s afghanes. D&#233;roul&#233; de la soir&#233;e : 19 heures : projection du documentaire. 19 h 45 : (...)

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&lt;a href="http://www.combats-magazine.org/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Agenda&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mercredi 14 d&#233;cembre &#224; 19 heures
&#224; l'auditorium de l'espace d'Anglemont&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2006, l'actrice Marianne Denicourt se rend en Afghanistan pour
filmer le travail de l'association dont elle fait partie, Afghanistan demain. Elle fait la rencontre de Nassima, &#226;g&#233;e de neuf ans, qui est mari&#233;e &#224; un homme qu'elle ne conna&#238;t pas. Marianne Denicourt r&#233;alise un reportage poignant et &#233;difiant sur la position actuelle des mentalit&#233;s afghanes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;roul&#233; de la soir&#233;e :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;19 heures : projection du documentaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;19 h 45 : entracte avec collation afghane.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;20 heures : table-ronde avec Fabrice Pate, directeur de l'association Afghanistan demain, Anne Houchois, pr&#233;sidente de la Cantine afghane ainsi que des intervenants afghans&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> UCCELLACCI E UCCELLINI : A VOIR ABSOLUMENT</title>
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		<dc:date>2011-11-16T12:38:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L&#233;onard Burns</dc:creator>



		<description>Pr&#233;cipitez-vous s&#233;ance tenante pour voir &quot;Uccelacci e Uccellini&quot;( Des oiseaux voraces et des oiseaux doux et tendres) adapt&#233; du film que r&#233;alisa Pier Paolo Pasolini voici 46 ans. La mise en sc&#232;ne de Luciano Travaglino est plus qu'un clin d'&#339;il &#224; l'auteur de Teorema ; c'est une magistrale le&#231;on de th&#233;&#226;tre. Pourquoi ? Parce que le directeur de la compagnie la Girandole avec la complicit&#233; de son &#233;quipe a su &#233;viter les pi&#232;ges habituels qu'un tel exercice comporte. Loin de l'imitation servile ou de la rupture &#171; (...)

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&lt;a href="http://www.combats-magazine.org/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Musique et Arts de la sc&#232;ne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;cipitez-vous s&#233;ance tenante pour voir &quot;Uccelacci e Uccellini&quot;( Des oiseaux voraces et des oiseaux doux et tendres) adapt&#233; du film que r&#233;alisa Pier Paolo Pasolini voici 46 ans. La mise en sc&#232;ne de Luciano Travaglino est plus qu'un clin d'&#339;il &#224; l'auteur de Teorema ; c'est une magistrale le&#231;on de th&#233;&#226;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pourquoi ? Parce que le directeur de la compagnie la &lt;i&gt;Girandole&lt;/i&gt; avec la complicit&#233; de son &#233;quipe a su &#233;viter les pi&#232;ges habituels qu'un tel exercice comporte. Loin de l'imitation servile ou de la rupture &#171; d&#233;cal&#233;e &#187;,Travaglino nous restitue l'esprit de la fable pasolinenne en utilisant avec gr&#226;ce et l&#233;g&#232;ret&#233; toutes les ficelles du m&#233;tier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La lettre et l'esprit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a fallu en effet prendre le film &#224; bras le corps, en &#233;triller le sc&#233;nario pour transposer ce road movie picaresque jou&#233; par Toto, le prince des comiques italiens dans l'espace exigu de ce th&#233;&#226;tre de poche. Les &#233;clairages, le d&#233;cor, le th&#233;&#226;tre des marionnettes&#8230;ont &#233;t&#233; utilis&#233;s avec bonheur pour donner &#224; chaque tableau leur charme incomparable : le sommet &#233;tant les &#171; Fioretti &#187; de Saint-Fran&#231;ois. C'est sans doute le plus beau moment de cette all&#233;gorie annon&#231;ant tour &#224; tour le d&#233;clin des id&#233;ologies et le silence des intellectuels de gauche. Cons&#233;quence la trame imagin&#233;e par le po&#232;te en ressort plus &#233;pur&#233;e et mieux scand&#233;e et sa conclusion gagne ainsi en clart&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un d&#233;bat avec l'Observatoire de la diversit&#233; culturelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le jeu des acteurs &#233;pouse parfaitement ce travail sc&#233;nique. Jean-Pierre Leonardini interpr&#232;te avec &#233;l&#233;gance le r&#244;le du corbeau, porte-parole des intellectuels de gauche dont le sacrifice co&#239;ncidera avec les images des fun&#233;railles de Palmiro Togliatti, le charismatique leader du parti communiste italien. Ga&#235;tan Gu&#233;rin joue un Ninetto fantasque, espi&#232;gle et virevoltant avec gr&#226;ce et naturel ; quant &#224; Luciano Travaglino il mettra ses pas dans ceux de Toto, incarnant un p&#232;re &#224; la fois sagace et ombrageux. De leur c&#244;t&#233; Ga&#235;tanne Engelibert, Ren&#233; Hernadez et Karine Leuleu forment un ch&#339;ur grec remuant et inventif au gr&#233; des tableaux qui alternent avec des images tir&#233;s du film dont la transition est si bien int&#233;gr&#233;e qu'on les croirait tourn&#233;es expr&#232;s pour la pi&#232;ce !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est dire l'invention d&#233;ploy&#233;e dans cette adaptation th&#233;&#226;trale dans le droit du th&#233;&#226;tre de Dario Fo. La troublante actualit&#233; de la pens&#233;e de Pasolini fera le reste. Cette pens&#233;e critique qui n'avait jamais reni&#233; sa charge po&#233;tique a su rester attentive &#224; toute les facette du r&#233;el : c'est ce qui lui a permis tr&#232;s t&#244;t diagnostiquer les malaises de notre civilisation. Le d&#233;bat organis&#233; avec l'Observatoire de la diversit&#233; culturelle le 11 novembre dernier l'a mis davantage en lumi&#232;re. Une cinquantaine de spectateurs sont rest&#233;s pour entendre le metteur en sc&#232;ne expliquer les tenants et aboutissants de sa mise en sc&#232;ne (L'int&#233;gration des sc&#232;nes non retenues par le cin&#233;aste, l'utilisation des marionnettes&#8230;.). Ce dialogue qui marque l'amorce d'une collaboration entre l'association des Lilas et la troupe de Montreuil, s'est ensuite poursuivi autour d'un verre de spumante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&quot; Lulu&quot; de Robert Wilson glacial et &quot;has been&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La mise en sc&#232;ne pasolienne de la&lt;i&gt; Girandole&lt;/i&gt; est &#224; des ann&#233;es lumi&#232;res de celle de Lulu de Wedekind qu'a propos&#233;e Robert Wilson au Th&#233;&#226;tre de la ville dans le cadre de la saison d'automne. La sonorit&#233; du texte allemand, impeccablement rendu par le prestigieux Berliner ensemble au premier rang duquel se trouve Angela Winkler (choisie justement par le timbre de sa voix) ; l'eschatologie des chansons de Lou R&#233;ed ; la beaut&#233; froide des &#233;clairages et les d&#233;cors mondrianesques ne sauraient masquer le vide sid&#233;ral de la mise en sc&#232;ne. Tout se passe comme si Wilson avait pris un malin plaisir &#224; d&#233;sarticuler la pi&#232;ce de l'allemand pour la r&#233;duire &#224; une s&#233;rie de clips pour groupe rock fa&#231;on Kraftwerk. Il n'y a rien de neuf dans cette mise en sc&#232;ne clinquante et fallacieusement boost&#233;e aux hormones rock&#8230;Je sais qu'il est de bon ton d'exulter devant chaque opus wilsonnien mais personnellement je n'y ai vu qu'un exercice de style ampoul&#233;, pr&#233;tentieux qui marque bien les limites d'une certaine modernit&#233; th&#233;&#226;trale. A force de vouloir faire du &#171; nouveau &#187; &#224; tout prix, on produit des grosses machines th&#233;&#226;trales sans &#226;me. O&#249; est donc pass&#233; l&#233; d&#233;sir ambigu qui illuminait le film de Pabst dont pourtant Wilson se r&#233;clame ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&quot;L'id&#233;ologie allemande et la pens&#233;e de midi&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Serial Wilson &#187; et son comp&#232;re septuag&#233;naire montrent ainsi qu'ils sont rest&#233;s scotch&#233;s aux ann&#233;es 70. A l'&#233;poque cette mani&#232;re de m&#234;ler rock et trag&#233;die pouvait passer comme transgressif mais maintenant cette mise en sc&#232;ne creuse et m&#233;canique t&#233;moigne &#224; sa fa&#231;on de l'essoufflement de la modernit&#233; occidentale telle qu'elle est aujourd'hui &#233;nucl&#233;e par l'ultra-lib&#233;ralisme anglo-saxon et hier par son oppos&#233; : &#171; l'id&#233;ologie allemande &#187;. C'est en d&#233;non&#231;ant le triomphe de cette derni&#232;re sur la Pens&#233;e de midi qu'Albert Camus avait conclu en 1950 son magnifique &#171; Homme r&#233;volt&#233; &#187;. Aujourd'hui alors que la crise soigneusement entretenue par les &#171; happy few &#187; menace l'&#233;quilibre du monde, il convient de retrouver la v&#233;ritable transgression : celle de cette pens&#233;e du midi, porteuse de civilisation et d'altruisme vrai. Goodbye Robert Wilson, bienvenue la Girandole !&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;*&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;&#226;tre de la Girandole, 4 rue Edouard Vaillant,93100 Montreuil M&#176; Croix de Chavaux, ligne 9, sortie place du March&#233;.
R&#233;servation 01 48 57 53 17 &#8211; reservation@girandole.fr&lt;a href='http://www.girandole.fr/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.girandole.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>R&#233;publique m&#233;tisse, invit&#233; Michel Wieviorka</title>
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		<dc:date>2011-10-15T11:34:00Z</dc:date>
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&lt;a href="http://www.combats-magazine.org/spip.php?rubrique35" rel="directory"&gt;Vid&#233;odc&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.tvmestparisien.tv/player.swf&quot; flashvars=&quot;file=http%3A%2F%2Fwww.tvmestparisien.tv%2Femissions%2Frepublique%2Fvideo%2FWieviorka.f4v&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;295&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&quot;Las acacias&quot; est couronn&#233; lors du 20e Festival de Biarritz</title>
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		<dc:date>2011-10-06T21:01:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Scarcia</dc:creator>



		<description>La 20i&#232;me &#233;dition du Festival latino-am&#233;ricain de Biarritz s'est cl&#244;tur&#233;e avec deux &#233;mouvants hommages. Le premier, h&#233;las posthume &#224; Jorge Sempr&#250;n. Le s&#233;nateur maire de la ville Didier Borotra a rappel&#233; l'intellectuel et le politique qui a marqu&#233; le si&#232;cle et l'Espagne. &#171; Sempr&#250;n est parti sans qu'on puisse lui dire merci &#187; a regrett&#233; Borotra. Le second &#224; l'acteur argentin Ricardo Dar&#237;n, pr&#233;sident du jury, &#224; qui le s&#233;nateur maire a offert la m&#233;daille de la ville de Biarritz. Dar&#237;n l'a remerci&#233; en soulignant (...)

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&lt;a href="http://www.combats-magazine.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La 20i&#232;me &#233;dition du Festival latino-am&#233;ricain de Biarritz s'est cl&#244;tur&#233;e avec deux &#233;mouvants hommages. Le premier, h&#233;las posthume &#224; Jorge Sempr&#250;n. Le s&#233;nateur maire de la ville Didier Borotra a rappel&#233; l'intellectuel et le politique qui a marqu&#233; le si&#232;cle et l'Espagne. &#171; Sempr&#250;n est parti sans qu'on puisse lui dire merci &#187; a regrett&#233; Borotra. Le second &#224; l'acteur argentin Ricardo Dar&#237;n, pr&#233;sident du jury, &#224; qui le s&#233;nateur maire a offert la m&#233;daille de la ville de Biarritz. Dar&#237;n l'a remerci&#233; en soulignant l'importance du Festival de Biarritz pour la cin&#233;matographie latino-am&#233;ricaine &#171; un festival qui t&#233;moigne de l'int&#233;r&#234;t et du soutien au monde culturel d'Am&#233;rique latine &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par ailleurs l' &#171; abrazo &#187;, l'accolade symbolique entre basque et latino-am&#233;ricain, classique prix pour le meilleur film est all&#233; au film&lt;i&gt; Las Acaias&lt;/i&gt; du r&#233;alisateur argentin Pablo Giorgelli (voire chronique pr&#233;c&#233;dente). Ce choix nous semble int&#233;ressant parce que dans sa forme et dans la recherche des transformations psychologiques du personnage principal, le routier, il s'agit d'un film anti-hollywoodiens malgr&#233; le fait que la route entre la fronti&#232;re du Paraguay et Buenos Aires nous sugg&#232;rent un contexte comparable &#224; ceux des &#171; road movies &#187; am&#233;ricains. La victoire de Las Acacias a fait surtout la joie de l'interpr&#232;te f&#233;minin, la paraguayenne Heba Duarte dont le pays reste encore sans r&#233;els cin&#233;matographie nationale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les prix du jury et de la meilleure interpr&#233;tation masculine ont &#233;t&#233; remport&#233;s par le film Porfirio et par son protagoniste Porfirio Ramirez Aldana, acteur non professionnel handicap&#233; . Ce film du colombien Alejandro Landes raconte l'histoire de Porfirio un homme r&#233;duit &#224; la chaise roulante &#224; cause d'une balle dans la colonne vert&#233;brale tir&#233; par un policier. La cam&#233;ra suit la vie quotidienne de cet handicap&#233; et sa tentative d&#233;sesp&#233;r&#233;e d'obtenir justice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans d&#233;voiler l'histoire nous nous limiterons &#224; dire que Porfirio est une histoire r&#233;elle qui d&#233;nonce un &#233;tat, dans ce cas le colombien qui ne m&#232;ne pas &#224; bout sa partie dans le contrat social avec ces citoyens. L'histoire se joue &#224; Florence, ville de la fronti&#232;re amazonienne colombienne o&#249;, clin d'&#339;il au Paris, Texas de Wim Wenders &#171; personne n'a jamais &#233;t&#233; &#224; Florence, Italie &#187; de dire le r&#233;alisateur. Le film Porfirio &#233;meut &#233;galement par l'humanit&#233; de ses personnages, du protagoniste et de ses proches. Ces images du sud nous rappellent pour paraphraser Jean Paul Sartre qu'on ne fait pas de bons films dans des pays rassasi&#233;s et s&#251;rs d'eux-m&#234;mes. Porfirio l'illustre &#233;loquemment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le prix de la meilleure interpr&#233;tation f&#233;minine est all&#233; &#224; la jeune argentine Paula Galinelli Hertzog, protagoniste du film &#171; El premio &#187;, le prix &#339;uvre de Paula Markovic, r&#233;alisatrice argentine r&#233;sidant au Mexique une film qui a &#233;galement obtenu le prix du syndicat fran&#231;ais de la critique du cin&#233;ma. El premio est l'histoire d'une gamine de 7 ans qui vit une double vie. Le jour elle va &#224; l'&#233;cole dans une petite ville c&#244;ti&#232;re battue par les vents de l'Atlantique sud et le soir rentre dans une cabane sur la plage o&#249; elle vit avec sa m&#232;re qui s y est r&#233;fugi&#233; pour s'&#233;chapper de la r&#233;pression militaire. Par les yeux et les attitudes d'une enfant, la r&#233;alisatrice nous fait d&#233;couvrir l'autre histoire des enfants argentins n&#233;s de militants gauchistes : celle des enfants qui n'ont pas &#233;t&#233;s s&#233;questr&#233;s &#224; la naissance mais qui doivent d&#232;s le plus tendre &#226;ge cacher leur v&#233;ritable identit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'interpr&#233;tation de la petite Galinelli est tr&#232;s touchante mais le film m&#233;rite quelques pr&#233;cisions puisqu'il permet de boucler la boucle sur la th&#233;matique de l'enfance pendant la cruelle r&#233;pression de la dictature militaire argentine. El premio, en fait, pr&#233;sente la perspective des enfants sans le regard des adultes. Alors que dans d'autres films de m&#233;moire d'enfants, l'angle des enfants est partag&#233; par leurs parents, ici la m&#232;re est pr&#233;sente seulement comme une esp&#232;ce de poids angoissant dans la vie de la fille qui ne sait pas comment s'y prendre. Nous sommes loin des sch&#233;mas o&#249; les enfants sont tr&#232;s voir trop m&#251;rs pour leur &#226;ge ; la vertu du &#171; prix &#187; de Paula Markovic gagn&#233; par la petite Paula Galinelli est justement qu'ici l'enfant est psychologiquement seul, comme on l'en doute &#233;tait probablement le ces pour tous ceux jeunes fils et filles dont les parents n'&#233;taient que des simples objectifs &#224; abattre par la dictature.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le prix du public, est all&#233; au film cubain Boleto al Para&#237;so (voire chronique pr&#233;c&#233;dente), choix que nous saluons puisqu'il indique que la douloureuse trajectoire suicidaire d'une partie de la jeunesse cubaine n'a pas laiss&#233; les cin&#233;philes biarrots indiff&#233;rents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Terminons cette chronique avec un regard m&#233;rit&#233; aux films gagnants de la section documentaire et court-m&#233;trages. L'accolade du meilleur documentaire est all&#233;e &#224; &lt;i&gt;Abuelos&lt;/i&gt;, &#339;uvre d'Equateur sign&#233; par Carla Valencia D&#225;vila, un voyage au c&#339;ur des montagnes vertes et des paysages arides &#224; la recherche des grands-parents avec encore une fois une fille grandie entre exil et m&#233;moire comme personnage important. La mention sp&#233;ciale est all&#233;e &#224; &#171; &lt;i&gt;El lugar m&#225;s peque&#241;o, l'endroit le plus petit de Titiana Huezo, l'histoire d'un village du Salvador qui arrive &#224; revivre gr&#226;ce &#224; l'attachement des habitants &#224; la terre. Un hommage &#224; ceux qui arrivent &#224; se r&#233;inventer apr&#232;s un &#233;v&#233;nement terrible comme la guerre civile qui a frapp&#233; le petit pays d'Am&#233;rique centrale dans les ann&#233;es 1980. Le prix du public documentaire est all&#233; au mexicain &lt;i&gt;El tren de las moscas&lt;/i&gt;, le train des mouches, un coup de chapeau aux femmes qui attendent les trains de marchandises du Mexique charg&#233;s d'immigrants clandestins dirig&#233;s aux Etats-Unis et leur apportent nourriture et boissons. Le documentaire est sign&#233; par le basque Fernando Lopez Castillo et par la catalane Nieves Prieto Tassier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'accolade du meilleur court-m&#233;trage est all&#233;e &#224; l'argentin&lt;i&gt; Coral&lt;/i&gt; d'Ignacio Chaneto. Le &#171; coral &#187; en question est le serpent le plus venimeux d'Am&#233;rique latine port&#233; par une femme comme une arme alors qu'elle demande la r&#233;int&#233;gration de son mari sur le poste de travail perdu. Le r&#233;alisateur a dit vouloir souligner la condition de la femme dans les r&#233;gions rurales et tropicales d'Argentine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La mention sp&#233;ciale pour les courts est all&#233;e &#224; &lt;i&gt;Luminaris&lt;/i&gt; &#339;uvre d'un autre argentin Juan Pablo Zaramella film qui souligne la vitalit&#233; des films d'animation en Am&#233;rique latine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Finalement le prix Shorts TV Num&#233;ric&#226;ble est all&#233; au colombien MauricioLeiva Cock, pour son film &lt;i&gt;Caf&#233; con leche&lt;/i&gt;, l'histoire triste d'une vache qui ne voulait pas donner du lait &#224; son maitre employ&#233; dans un abattoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cuba : illusions perdues</title>
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		<dc:date>2011-10-06T20:44:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Scarcia</dc:creator>



		<description>Les conqu&#233;rants espagnols appelaient Cuba &#171; la perle des Cara&#239;bes &#187;. En fait, de tout temps l'&#238;le a exerc&#233; une influence inversement proportionn&#233; &#224; son poids g&#233;opolitique. C'est &#233;galement le cas pour la cin&#233;matographie latino-am&#233;ricaine dont elle est souvent un point de r&#233;f&#233;rence sinon un mod&#232;le. J'en veux pour preuve le film, Acorazado ou &#171; bateau cuirass&#233; &#187; , &#339;uvre du r&#233;alisateur mexicain Alvaro Curiel et Boleto al Paraiso ou ticket pour le Paradis au r&#233;alisme tragique sign&#233; par le cubain Gerardo Chijona. (...)

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&lt;a href="http://www.combats-magazine.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les conqu&#233;rants espagnols appelaient Cuba &#171; la perle des Cara&#239;bes &#187;. En fait, de tout temps l'&#238;le a exerc&#233; une influence inversement proportionn&#233; &#224; son poids g&#233;opolitique. C'est &#233;galement le cas pour la cin&#233;matographie latino-am&#233;ricaine dont elle est souvent un point de r&#233;f&#233;rence sinon un mod&#232;le. J'en veux pour preuve le film, Acorazado ou &#171; bateau cuirass&#233; &#187; , &#339;uvre du r&#233;alisateur mexicain Alvaro Curiel et Boleto al Paraiso ou ticket pour le Paradis au r&#233;alisme tragique sign&#233; par le cubain Gerardo Chijona. Dans Acorazado, Cuba &#171; la perle &#187; se retrouve au centre du film par les caprices des courants qui sillonnent les Cara&#239;bes. &quot;Ticket pour le Paradis&quot; du cubain Chijona par contre, nous renvoie au fl&#233;au du Sida dans la jeunesse cubaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Silverio, le protagoniste du &#171; bateau cuirass&#233; &#187; du mexicain Curiel est un syndicaliste mexicain qui cherche &#224; rejoindre les Etats-Unis en se mettant &#224; la d&#233;rive sur un son taxi transform&#233; pour l'occasion en bateau-radeau ! Son id&#233;e est de se faire passer pour un exil&#233; cubain et b&#233;n&#233;ficier ainsi de la bienveillance des autorit&#233;s am&#233;ricaines, toujours bien dispos&#233;es &#224; l'&#233;gard de ceux qui fuient le communisme. En d'autres mots les Cubains qui essaient de rejoindre les Etats-Unis &#233;vitent les difficult&#233;s de l'&#233;migration ill&#233;gale aux USA contrairement au parcours du combattant attend tout mexicain voulant chercher fortune dans le voisin du nord. Mais, la Mer des Cara&#239;bes en voulait autrement et notre h&#233;ros mexicain qui se voulait faire passer par cubain arriv&#233; en Floride se retrouve sur les c&#244;tes de&#8230;Cuba et ainsi commence une divertissante com&#233;die avec un fond triste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En admettant d'avoir souvent une image id&#233;alis&#233;e de Cuba, le r&#233;alisateur &#224; r&#233;v&#233;l&#233; avoir eu cette id&#233;e du film &#224; une &#233;poque tr&#232;s difficile pour son Mexique natal &#171; j'&#233;tait persuad&#233; qu'un jour on finira pour voir des boat-people mexicains aller &#224; Cuba &#187; a-t-il dit. Les difficult&#233;s rencontr&#233;s avec les autorit&#233;s pour tourner le film ont peut &#234;tre fait fondre le romantisme de Curiel, l'auteur a confess&#233; avoir d&#251; &#171; se souler avec un fonctionnaire de la censure pour avoir le feu vert pour le tournage &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Conscient de travailler en pays &#233;trangers Alvaro Curiel veut &#224; tout prix &#233;tablir des distances entre son film et ce qu'on voit avoir &#233;t&#233; fait par exemple par Woody Allen en Espagne. &#171; Je trouve que trop souvent les r&#233;alisateurs veulent faire des films sur le monde et ils sont bien souvent irrespectueux vis-&#224;-vis des populations qu'ils filment &#187;. Si son but &#233;tait d'&#233;viter de se faire prendre pour un &#233;tranger en terre culturellement conquise, Alvaro Curiel a remport&#233; son pari, l'image respectueuse pour l'&#238;le et ses habitants qui nous envoie n'a rien &#224; voir avec la Barcelone des st&#233;r&#233;otypes romantiques du r&#233;alisateur new-yorkais marqu&#233;s par le d&#233;calage culturel entre les personnages &#233;trangers et les indig&#232;nes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Boleto al Paraiso&lt;/i&gt; est d'un tout autre tonneau. Le film raconte la rencontre entre une fille sexuellement agress&#233;e par son p&#232;re et qui s'est enfuie de chez elle et un gar&#231;on marginal passionn&#233; de musique punk . Les deux rejoignent ce qu'ils identifient comme &#171; le paradis &#187; un endroit o&#249; on ne doit pas travailler o&#249; on est log&#233; et nourri &#171; comme dans un camp de vacances &#187;, qui dans les yeux perdus du gar&#231;on est&#8230; le centre pour malades terminaux du sida. Le gar&#231;on accepte donc de faire l'amour avec une jeune prostitu&#233;e et sid&#233;enne qui y r&#233;side d&#233;j&#224;. La fille, protagoniste du film suivra par amour son mec.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'id&#233;e qu'un h&#244;pital pour sid&#233;ens puisse &#234;tre per&#231;u par des jeunes cubains comme un esp&#232;ce de &#8216;club med' gratuit est en soi terrifiant et pourrait nous conduire &#224; d&#233;noncer une mentalit&#233; malsaine de la part du r&#233;alisateur si ce n'&#233;tait que, comble de l'horreur, l'histoire du film s'inspire d'un fait r&#233;el, un livre-t&#233;moignage d'un m&#233;decin cubain qui ne m&#226;chait pas ses mots pour d&#233;crire les cas de jeunes sid&#233;ens qu'il traitait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La confusion entre enfer et paradis est vieille comme le monde, mais cet angle cubain est particuli&#232;rement troublant puisqu'il r&#233;v&#232;le un monde o&#249; les id&#233;aux et les projets collectifs se sont carbonis&#233;s, la morale de souche religieuse avec ses id&#233;es du p&#233;ch&#233; est morte, et la seule chose qui reste est l'envie de s'empoisonner le sang avec le virus VIH croyant pouvoir ainsi vivre une &#171; dolce vita &#187; sans efforts dans un h&#244;pital pour malades terminaux avec musique pr&#233;f&#233;r&#233; en arri&#232;re plan. Quand le jeune se rend compte, il est trop tard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le film de Gerardo Chijona nous remue et donne envie de crier l'outrage d'une soci&#233;t&#233; qui ne sait pas donner &#224; sa jeunesse les moyens de se prot&#233;ger. Ceci dit il serait trop facile et intellectuellement l&#226;che de clore le discours sur ce &#171; ticket au paradis &#187; en r&#233;duisant le film &#224; une histoire cubaine tourn&#233;e &#224; l'&#233;poque de &#171; l'&#233;tat d'exception &#187; des ann&#233;es 1990 lorsque Cuba se trouva seule et sans ressources face &#224; l'effondrement du bloc socialiste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Boleto al Paraiso&lt;/i&gt;, doit &#234;tre pris comme une g&#233;n&#233;reuse et courageuse contribution de la cin&#233;matographie cubaine pou mettre m&#233;taphoriquement en garde le monde entier qui navigue entre inconscience et na&#239;vet&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Biarritz, le Festival d'Am&#233;rique latine a 20 ans</title>
		<link>http://www.combats-magazine.org/spip.php?article566</link>
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		<dc:date>2011-10-02T21:27:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Scarcia</dc:creator>



		<description>D&#233;j&#224; vingt ans que le festival de Biarritz c&#233;l&#232;bre le cin&#233;ma et les cultures d'Am&#233;rique latine. Les festivit&#233;s autour de cet anniversaire ont cependant p&#226;ti de l'annulation de l'ann&#233;e du Mexique ainsi que le disait Marc Bonduel, d&#233;l&#233;gu&#233; g&#233;n&#233;ral du Festival : &#171; L'ann&#233;e du Mexique en France devait marquer cette 20i&#232;me &#233;dition. Nous y avons travaill&#233; pendant un an ! Les conditions de son annulation montrent &#224; quel point un Festival comme le n&#244;tre est important pour mieux se comprendre &#8230; &#187;. Nous tenons &#224; (...)

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&lt;a href="http://www.combats-magazine.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#233;j&#224; vingt ans que le festival de Biarritz c&#233;l&#232;bre le cin&#233;ma et les cultures d'Am&#233;rique latine. Les festivit&#233;s autour de cet anniversaire ont cependant p&#226;ti de l'annulation de l'ann&#233;e du Mexique ainsi que le disait Marc Bonduel, d&#233;l&#233;gu&#233; g&#233;n&#233;ral du Festival : &#171; L'ann&#233;e du Mexique en France devait marquer cette 20i&#232;me &#233;dition. Nous y avons travaill&#233; pendant un an ! Les conditions de son annulation montrent &#224; quel point un Festival comme le n&#244;tre est important pour mieux se comprendre &#8230; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous tenons &#224; souligner que ceux qui vivent et travaillent sur une terre frontali&#232;re aux racines culturelles et linguistiques entrelac&#233;es et o&#249; il se parle au moins trois langues dont deux, le Basque et l'Espagnol, renvoient directement &#224; la souche ib&#233;rique, sont mieux &#224; m&#234;me de favoriser ce trait d'union avec les autres pays de l'Atlantique : ils sont &#233;galement mieux plac&#233;s pour comprendre et d&#233;velopper les &#233;changes culturels en direction Sud ouest que les instances bureaucratis&#233;es d'un &#233;tat centralis&#233;. La fronti&#232;re incarne peut &#234;tre la fin d'un territoire g&#233;ographique, mais c'est &#233;galement le lieu du rencontre culturel avec l'Autre. Entendra qui voudra.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Passons au programme et surtout aux films en comp&#233;tition. Premier constat et signe que les organisateurs du festival ne s'en sont pas laiss&#233; imposer : la pr&#233;sence mexicaine reste forte. Des d&#233;monstrations de lutte libre par des champions mexicains, un cin&#233;-concert sur le film El Tren Fantasma, le train fant&#244;me de Gabriel Garcia Moreno ont &#233;t&#233; &#224; la disposition du public comme l'ont &#233;t&#233; les auteurs Paco Ignacio Taibo et Alberto Ruy Sanchez. D'autre part, l'autre grand pays invit&#233; c'est l'Argentine avec un hommage du Festival de Mar del Plata et au r&#233;alisateur Daniel Burman.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le jury du festival pour les films en comp&#233;tition est pr&#233;sid&#233; par l'acteur argentin Ricardo Dar&#237;n qui est entour&#233; par l'hispano-argentine Natalia Verbeke, le mexicain Alberto Ruy Sanchez, Philippe le Guay, r&#233;dacteur de la revue &#171; Cin&#233;matographe &#187;, Astrid Berges-Frisbey et Laurent Lavol&#233;. Le premier film en comp&#233;tition et premier objet de notre chronique est&lt;i&gt; Las Acacias&lt;/i&gt;, de l'argentin Pablo Giorgelli, l'histoire d'un camionneur qui ram&#232;ne une femme et son b&#233;b&#233; de la fronti&#232;re du Paraguay &#224; Buenos Aires. Avec en sourdine, le sempiternel bruit du moteur du camion, des arr&#234;ts d'autoroute, c'est l'histoire des regards et des silences qui indiquent le d&#233;but d'une histoire d'amour. &#171; Je voulais raconter l'&#233;volution psychologique du personnage du camionneur &#187; a expliqu&#233; Giorgelli lors de la rencontre des cin&#233;astes avec le public, un moment important du Festival de Biarritz puisque cette formule permet le dialogue direct ente cin&#233;astes, cin&#233;philes et spectateurs sans passer par les interm&#233;diaires des professionnels de la critique des conf&#233;rences de presse classiques.
&lt;i&gt; Las Acacias&lt;/i&gt; avait d&#233;j&#224; un joli palmar&#232;s : le prix de la Cam&#233;ra d'or &#224; Cannes et le prix du meilleur film latino-am&#233;ricain &#224; Saint-S&#233;bastien, signes que les essais sur la difficult&#233; d'&#233;tablir des relations est un th&#233;matique qui interpelle plus que jamais aujourd'hui . C'est aussi le th&#232;me de &lt;i&gt;Transeunte&lt;/i&gt;, &#171; le marcheur &#187; du br&#233;silien Eryk Rocha, fils de l'inoubliable cin&#233;aste Glauber Rocha. Tourn&#233; en blanc et noir, la cam&#233;ra d'Eryk Rocha suit les journ&#233;es de Expedito, un retrait&#233;, veuf et sans enfants de Rio de Janeiro. En marchant dans les rues de la plus c&#233;l&#232;bre ville du Br&#233;sil, le personnage trouve petit &#224; petit un nouveau d&#233;part. Le jeune Rocha a soulign&#233; que &#171; dans le film il y a deux protagonistes, Expedito, le retrait&#233; et la ville de Rio &#187;, ville des m&#233;moires du r&#233;alisateur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La ville et ses habitants, les matchs de foot de l'&#233;quipe locale , le flamenco, les karaok&#233;s fournissent les sc&#232;nes du film qui, d'apr&#232;s son r&#233;alisateur, &#171; sont la peau du film dans laquelle rentre le personnage &#187;. Autre que la colonne sonore forte belle et qui semble r&#233;v&#233;ler les &#233;tats d'&#226;me d'Expedito, les images du centre historique de Rio de Janeiro permettent de percevoir la complexit&#233; de la r&#233;alit&#233; en transformation d'une ville en partie ancienne, en partie moderne, en partie pauvre, et en partie bobo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Los Pasos Dobles &#187;, un film transculturel triomphe au festival de Saint-S&#233;bastien </title>
		<link>http://www.combats-magazine.org/spip.php?article565</link>
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		<dc:date>2011-09-24T13:52:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Scarcia</dc:creator>



		<description>Un film dirig&#233; par un jeune r&#233;alisateur catalan, produit en coop&#233;ration avec la Suisse, tourn&#233; au Mali avec des acteurs africains non-professionnels recrut&#233;s dans les villages et les march&#233;s, une recherche au tour d'un peintre &#233;crivain fran&#231;ais presque inconnu, voil&#224; les ingr&#233;dients de &#171; Los Pasos Dobles &#187; le film qui remporte la Concha, la Coquille d'or du meilleur film de la 59&#232;me &#233;dition du Festival international du cin&#233;ma de Saint-S&#233;bastien. L'&#339;uvre du jeune r&#233;alisateur Isaki Lacuesta est d'une (...)

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&lt;a href="http://www.combats-magazine.org/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Agenda&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un film dirig&#233; par un jeune r&#233;alisateur catalan, produit en coop&#233;ration avec la Suisse, tourn&#233; au Mali avec des acteurs africains non-professionnels recrut&#233;s dans les villages et les march&#233;s, une recherche au tour d'un peintre &#233;crivain fran&#231;ais presque inconnu, voil&#224; les ingr&#233;dients de &#171; Los Pasos Dobles &#187; le film qui remporte la Concha, la Coquille d'or du meilleur film de la 59&#232;me &#233;dition du Festival international du cin&#233;ma de Saint-S&#233;bastien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#339;uvre du jeune r&#233;alisateur Isaki Lacuesta est d'une grande originalit&#233;. N&#233; de son int&#233;r&#234;t pour l'histoire de Fran&#231;ois Augi&#233;ras, peintre et &#233;crivain mort dans les premiers ann&#233;es 70 en Afrique apr&#232;s avoir, selon la l&#233;gende, peint des fresques les murs d'un bunker. Le lien entre l'aventurier fran&#231;ais, n&#233; en 1925, et le film, c'est le peintre Miquel Barcelo qui r&#233;side au Mali. Le film suit une s&#233;rie de personnages maliens dans leur recherche des l&#233;gendaires peintures cach&#233;s d'Aug&#233;ras et se termine par un regard sur les toiles de Barcelo qui a trouv&#233; au Mali une source d'inspiration non seulement pour les couleurs mais aussi pour les aux formes , comme celles laiss&#233;es par exemple dans le bois &#224; la suite du passage des termites. Ce croisement est parfois difficile &#224; suivre, mais peu importe, la vertu du film est ailleurs. D'abord, les acteurs africains qui en d&#233;pit de cette absence de culture audiovisuelle, bougent sur l'&#233;cran avec une spontan&#233;it&#233; exceptionnelle, la preuve peut-&#234;tre que la technologie n'est pas n&#233;cessairement un atout dans la recherche artistique. Mais la grande vertu de ce film est surtout d'&#234;tre un essai, une tentative de cr&#233;ativit&#233; transculturelle sur grand &#233;cran.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le prix du Jury est all&#233; au film fran&#231;ais le &lt;i&gt;Skylab&lt;/i&gt; de la r&#233;alisatrice fran&#231;aise July Delpy. La r&#233;alisatrice nous raconte ses souvenirs des r&#233;unions de famille en Bretagne. Repas de famille donc, discussions entre cousins, jeux d'adultes et d'enfants, mais la famille &#233;largie se r&#233;unit lors de l'anniversaire de la grand-m&#232;re en 1979, une &#233;poque importante pour la g&#233;n&#233;ration de la r&#233;alisatrice, enfant &#224; l'&#233;poque, car c'est un moment de transition entre mai 68 et la victoire socialiste &#224; la pr&#233;sidentielle qui marque un changement de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Mais le Skylab n'est pas un film politique, et le labo spatial qui devait &#171; tomber sur la France occidentale &#187; &#224; l'&#233;poque ne repr&#233;sente pas une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s. Mme Delpy a dit vouloir casser toute barri&#232;re entre le public et l'&#233;cran pour faire participer les spectateurs directement &#224; l'histoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Triomphe grec pour la meilleure interpr&#233;tation masculine et le prix pour le meilleur r&#233;alisateur. Antonis Kafetzopoulos, le flic au profond sentiment &#233;thique &#224; remport&#233; la Coquille d'argent du meilleur acteur et Filippos Tsitos, r&#233;alisateur du L&lt;i&gt;e monde injuste&lt;/i&gt; (voir chronique pr&#233;c&#233;dente) a obtenu la coquille du meilleur r&#233;alisateur. Ce succ&#232;s grec est important non seulement parce que le jury pr&#233;sid&#233; par Frances McDormand a couronn&#233; u film qui parle d'&#233;thique mais aussi parce que n'&#233;tant pas un sujet commercial le film avait &#233;t&#233; tourn&#233; avec tr&#232;s peu de moyens, et les acteurs ont travaill&#233; comme l'a expliqu&#233; M Tsitos en tant que &#171; coproducteurs &#187; ; en d'autres mots sans salaire, difficile d'imaginer une plus douce revanche pour ces deux messieurs grecs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maria de L&#233;on la protagoniste de &#171; Pepita &#187; dans La voz dormida (voir chronique pr&#233;c&#233;dente) a re&#231;u la coquille pour la meilleure interpr&#233;tation f&#233;minine. Un prix m&#233;rit&#233; par cette jeune actrice espagnole dont on parle beaucoup ici comme d'une star naissante du cin&#233;ma ib&#233;rique. Le prix pour la meilleur photo a &#233;t&#233; decern&#233; au film su&#233;dois Happy End (voir chronique pr&#233;c&#233;dente) et Ulf Brant&#225;s son directeur de photo et &#233;l&#232;ve de l'italien Storaro a recueilli le prix au nom de l'&#233;quipe dirig&#233; par Bjorn Runge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le prix pour le meilleur sc&#233;nario est all&#233; au japonais Hirozako Kore-eda pour le film&lt;i&gt; I wish&lt;/i&gt; (voire chronique pr&#233;c&#233;dente). Le r&#233;alisateur a accept&#233; en disant que bonne partie du prix va les deux petits fr&#232;res s&#233;par&#233;s sous un volcan qui crache le ceindre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Terminons avec le Prix du Public. Les spectateurs de la ville de Saint-S&#233;bastien ont pl&#233;biscit&#233; &lt;i&gt;The Artist&lt;/i&gt;, &#171; l'artiste &#187; du r&#233;alisateur fran&#231;ais Michel Hazanavicius, un &#233;mouvant et courageux hommage au film muet en blanc et noir. Le film parle de la tomb&#233; dans l'oubli et la faillite d'un acteur de film muet d'Hollywood avec l'arriv&#233; de la voix sur le grand &#233;cran des ann&#233;es 1920. D&#233;j&#224; prim&#233; &#224; Cannes sous la forme de la meilleure interpr&#233;tation masculine pour l'acteur Jean Dujardin, le choix du public de Saint-S&#233;bastien est importante non seulement parce qu'il couronne un film que comme le soulignait son r&#233;alisateur personne ne voulait financer, mais justement parce que on peut percevoir une tendance dans les gouts de la critique et du public qui donne de l'espoir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans cacher les diff&#233;rences entre eux, les films prim&#233;s &#224; Saint-S&#233;bastien ont le m&#233;rite d'avoir &#233;t&#233;s faits avec un budget tr&#232;s bas (Los Pasos Dobles, Unfair World, The Artist), d'avoir &#233;t&#233;s interpr&#233;t&#233;s par des acteurs non professionnels (Pasos Dobles) ou bien par des professionnels qui n'ont pas per&#231;u du salaire (Unfair World), ou bien par des professionnels qui ont fait une importante recherche sur le langage (La voz dormida).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il serait peut &#234;tre na&#239;f d'interpr&#233;ter ce festival de Saint-S&#233;bastien comme l'indication d'une r&#233;volte des cr&#233;ateurs d'image et du peuple des cin&#233;philes du public contre le &#171; patronat &#187; de l'industrie cin&#233;matographique. Mais il semble quand m&#234;me que d&#232;s qu'ils ont un choix r&#233;el, le peuple des deux c&#244;t&#233;s du grand &#233;cran choisit la qualit&#233; des messages de fond sur les produits superficiels que le march&#233; impose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; le message inconscient et sublim&#233; qui vient de Saint-S&#233;bastien et qui devrait s'appliquer et s'&#233;tendre :alors que la mondialisation transforme la d&#233;mocratie en ploutocratie, il est de plus en plus n&#233;cessaire de proposer des hypoth&#232;ses &#224; contre-courant du discours dominant puisqu'il y a encore de l'espoir pour la victoire de l'&#233;thique et de la spontan&#233;it&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Festival le FIDEL &quot;La rel&#232;ve&quot; : les jeunes et la politique </title>
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		<dc:date>2011-09-24T10:13:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fulvio Caccia</dc:creator>



		<description>Voici le FIDEL, premier festival d&#233;di&#233; au cin&#233;ma de la diversit&#233; qui d&#233;bute ce mardi 20 septembre . Renseignements : www.lefidel.com . Nous vous invitons &#224; venir voir le film &quot;La rel&#232;ve&quot;, le dimanche 25 septembre, 19h30 projection &#224; la CNHI 293, avenue Daumesnil (M&#176; Porte dor&#233;e) suivi d'une rencontre avec les cin&#233;astes.www.histoire-immigration.fr/ Trois mois apr&#232;s que les &#171; indignados &#187; aient plant&#233; leurs tentes sur les places des grandes villes d'Europe et du Moyen-Orient, on peut se demander (...)

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&lt;a href="http://www.combats-magazine.org/spip.php?rubrique19" rel="directory"&gt;Diversit&#233; culturelle&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voici le FIDEL, premier festival d&#233;di&#233; au cin&#233;ma de la diversit&#233; qui d&#233;bute ce mardi 20 septembre . Renseignements : &lt;a href='http://www.lefidel.com/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.lefidel.com&lt;/a&gt; . Nous vous invitons &#224; venir voir le film &quot;La rel&#232;ve&quot;, le dimanche 25 septembre, 19h30 projection &#224; la CNHI 293, avenue Daumesnil (M&#176; Porte dor&#233;e) suivi d'une rencontre avec les cin&#233;astes.&lt;a href='http://www.histoire-immigration.fr/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.histoire-immigration.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trois mois apr&#232;s que les &#171; indignados &#187; aient plant&#233; leurs tentes sur les places des grandes villes d'Europe et du Moyen-Orient, on peut se demander comment les jeunes en France investissent l'espace public et politique ? La rel&#232;ve, un film d'Emmanuelle Bidou et d'Anne-Sophie Birot l'anticipe &#224; sa fa&#231;on. Les documentaristes ont suivi trois jeunes dans leur apprentissage militant : Leila, engag&#233;e en politique aupr&#232;s du NPA ; Jean, un lyc&#233;en de Montreuil qui fait ses armes dans la contestation estudiantine et Meissa, immigr&#233; pr&#233;caire qui r&#234;ve de justice et de business pour son pays, le S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes le film aurait gagn&#233; en pertinence en confrontant la pratique des jeunes militants de l'ensemble des grandes familles politiques en France au lieu de la cantonner &#224; la seule extr&#234;me gauche. Mais ce parti-pris militant n'enl&#232;ve rien cependant &#224; la justesse de l'&#233;tat des lieux que dresse le film. Les formes d'engagement se diversifient aujourd'hui. Mais les contradictions demeurent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'heure d'internet, des r&#233;seaux sociaux, l'engagement dit traditionnel a-t-il toujours sa place chez les jeunes ? Comment le conjuguer lorsqu'il n'y a plus de grandes causes politiques ? Mais qu'est-ce que l'engagement ? Qu'est qu'un militant aujourd'hui ? Ces questions, le documentaire a le courage de les poser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peut-&#234;tre aurait-il fallu explorer davantage du c&#244;t&#233; des r&#233;seaux sociaux pour avoir une meilleure id&#233;e de ce nouveau militantisme. On songe aux jeunes blogueurs tunisiens qui ont fait &#233;cole. Car il s'agit l&#224; comme ici de prendre &#224; contre-pied le discours du pouvoir. A cet &#233;gard l'une des pistes le plus captivantes du documentaire est sans doute la d&#233;construction de cette langue de bois dont usent et abusent les autorit&#233;s pour justifier leur pouvoir. On voit les jeunes militants d&#233;monter cette novlangue, en lui opposant une autre parole qui n'est plus celle du Parti ou de la Contestation comme on disait nagu&#232;re mais qui est celle de la vie, du quotidien, des gens ordinaires qui en ont marre de se faire exploiter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; D&#233;j&#224; le philosophe Walter Benjamin pr&#233;disait que dans sa phase avanc&#233;e, le capitalisme n'avait plus en vue la transformation du monde mais sa destruction. Aussi, on ne peut qu'applaudir &#224; ce documentaire stimulant et r&#233;jouissant. Il nous pr&#233;sente trois d&#233;marches militantes sans biffer leurs contradictions face au bulldozer ultralib&#233;ral. Ne serais-ce que pour cette seule raison, ce film m&#233;rite d'&#234;tre vu et discut&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>FISS : Enfants d'Asie</title>
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		<dc:date>2011-09-24T06:24:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Scarcia</dc:creator>



		<description>&quot;Eleven Flowers&quot;, onze fleurs en chinois, veut dire &#171; j'ai onze ans &#187;. Le titre de cette premi&#232;re coproduction franco-chinoise de Wang Xiaoshuai s'inspire des souvenirs d'enfance du cin&#233;aste durant la R&#233;volution culturelle. Le personnage principal est en effet un enfant de onze ans qui se retrouve face &#224; face avec un assassin en fuite. Le climat de la R&#233;volution culturelle impr&#232;gne la vie quotidienne et comme dans la v&#233;ritable biographie du r&#233;alisateur le fils d'un intellectuel forc&#233; par les (...)

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&lt;a href="http://www.combats-magazine.org/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Agenda&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&quot;Eleven Flowers&quot;, onze fleurs en chinois, veut dire &#171; j'ai onze ans &#187;. Le titre de cette premi&#232;re coproduction franco-chinoise de Wang Xiaoshuai s'inspire des souvenirs d'enfance du cin&#233;aste durant la R&#233;volution culturelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le personnage principal est en effet un enfant de onze ans qui se retrouve face &#224; face avec un assassin en fuite. Le climat de la R&#233;volution culturelle impr&#232;gne la vie quotidienne et comme dans la v&#233;ritable biographie du r&#233;alisateur le fils d'un intellectuel forc&#233; par les ukases mao&#239;stes &#224; s'&#233;tablir dans la province profonde du Ghizou, o&#249; ce citadin a de Shanghai a beaucoup de mal &#224; s'int&#233;grer.&lt;i&gt;Onze Fleurs&lt;/i&gt; n'est pas un film politique mais la politique de l'&#233;poque est trait&#233;e de mani&#232;re originale. Devant les pressions id&#233;ologiques comment pr&#233;server son individualit&#233; ? Au-del&#224; de la premi&#232;re, imm&#233;diate lecture de l'histoire du film la chasse &#224; l'assassin per&#231;u par les yeux d'un enfant, il y en a une autre plus fine et critique de la soci&#233;t&#233; chinoise de l'&#233;poque : le p&#232;re insiste pour que son fils se d&#233;die &#224; la peinture et de la sorte il puisse conserver son ind&#233;pendance d'imagination et de perception de la r&#233;alit&#233;. La peinture devient donc pour l'enfant un exercice de libert&#233;, mais un devoir que l'enfant voudrait parfois &#233;viter comme s'il s'agissait d'un devoir d'&#233;cole. Le r&#233;alisateur a &#233;galement tenu &#224; dire que son film est un hommage &#224; ces familles citadines bafou&#233;es par la r&#233;volution culturelle qui ont &#233;t&#233;s d&#233;racin&#233;es et qui depuis lors ont eu beaucoup du mal &#224; r&#233;int&#233;grer leurs anciennes positions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous disions qu'il s'agit de la premi&#232;re production franco-chinoise pour le grand &#233;cran. Isabelle Glachant, la productrice fran&#231;aise nous a confi&#233; qu'il a fallu dix ans pour voir le projet se concr&#233;tiser. Le film a &#233;t&#233; mont&#233; &#224; Paris par des professionnels francophones qui ne parlaient pas la langue chinoise. A cet &#233;gard Eleven Flowers est un int&#233;ressant exemple d'interaction transculturelle cin&#233;matographique qui devrait, on l'esp&#232;re, se multiplier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec Kisei,&lt;i&gt; I wish&lt;/i&gt; (mon v&#339;u) le r&#233;alisateur japonais Hirokazu Kore-eda pr&#233;sente des sc&#232;nes de la vie quotidienne de deux fr&#232;res s&#233;par&#233;s suite au divorce de leurs parents. Lorsque les fr&#232;res apprennent qu'un nouvel train &#224; grande vitesse fera la nouvelle liaison entre les deux villes o&#249; ils r&#233;sident, ils commencent &#224; croire que la r&#233;unification sera possible. Les enfants souffrent de la situation de s&#233;paration mais la vie continue comme les cendres d'un volcan qui ne cessent de tomber sur la ville de l'un des deux jeunes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'interpr&#233;tation des jeunes fr&#232;res (dans la vie r&#233;elle et dans le film) Oshiro Maeda et Kaki est remarquable, mais il y a souvent quelque chose d'inqui&#233;tant dans le rapport qu' avec la complicit&#233; des grands-parents, les deux fils &#233;tablissent avec leurs parents. En fait, les fils semblent souvent plus murs que les p&#232;res, une tendance qu'on remarque souvent, non seulement dans ce cas, dans les films ayant les petits pour protagonistes. Il serait exag&#233;r&#233; de voir dans &#171; le v&#339;u &#187; de Hirozaki Kore-eda la critique &#224; la g&#233;n&#233;ration des parents et par cons&#233;quent d'espoir par rapport aux enfants, ceci-dit les p&#232;res et les m&#232;res semblent perdus par rapport &#224; leurs fils et parents. En fait la repr&#233;sentation d'une g&#233;n&#233;ration perdue serait compr&#233;hensible, les parents ont grandi entre vieux monde et nouveau monde globalis&#233;, en d'autre mots ils ne sont ni d'avant ni d'aujourd'hui, d'o&#249; leur manque de racines culturelles qui font qu'ils se perdent facilement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>CSS : l'&#233;thique grecque, l'amour portugais et l'espoir basque</title>
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		<dc:date>2011-09-24T05:29:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Robert Scarcia</dc:creator>



		<description>&quot;Unfair World&quot;, ou (Monde injuste) c'est le film du r&#233;alisateur grec Filippos Tsitos, la tendre histoire d'un policier qui pardonne toujours les d&#233;linquants qu'il consid&#232;re victimes des injustices de la soci&#233;t&#233;. Par une heureuse co&#239;ncidence, le tournage du film qui avait &#233;t&#233; pens&#233;e d'abord en 2003 a &#233;t&#233; retard&#233; de quelques ann&#233;es pour &#234;tre compl&#233;t&#233; cette ann&#233;e en pleine crise en Gr&#232;ce. Ce film hell&#233;nique pr&#233;sente des personnages qui non sans un certain courage font des choix &#224; contre-courant. &#171; Il s'agit (...)

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&lt;a href="http://www.combats-magazine.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&quot;Unfair World&quot;, ou (Monde injuste) c'est le film du r&#233;alisateur grec Filippos Tsitos, la tendre histoire d'un policier qui pardonne toujours les d&#233;linquants qu'il consid&#232;re victimes des injustices de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par une heureuse co&#239;ncidence, le tournage du film qui avait &#233;t&#233; pens&#233;e d'abord en 2003 a &#233;t&#233; retard&#233; de quelques ann&#233;es pour &#234;tre compl&#233;t&#233; cette ann&#233;e en pleine crise en Gr&#232;ce. Ce film hell&#233;nique pr&#233;sente des personnages qui non sans un certain courage font des choix &#224; contre-courant. &#171; Il s'agit d'un hymne aux choix &#233;thiques &#187;, a expliqu&#233; M Tsitos, qui a soulign&#233; que le monde a tourn&#233; le dos &#224; la morale civique pi&#233;geant tout un chacun dans un engrainage diabolique avec lequel il convient de collaborer pour s'en sortir. &#171; J'ai voulu poser la question d'un alternative &#224; cet &#233;tat de fait &#187;. Le constat qu'il dresse dans le film laisse de l'espoir : il y a encore des gens suffisamment moraux pour faire des choix justes qui selon le r&#233;alisateur &#171; pourraient am&#233;liorer le monde &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le personnage principal du &lt;i&gt;Monde injust&lt;/i&gt;e de Filippos Tsitos &#233;voque un peu le brave cardinal Melville, interpr&#233;t&#233; par Michel Piccoli dans la derni&#232;re &#339;uvre de Nanni Moretti, le pape qui ne voulait pas &#234;tre pape devant la tache immense qui lui incombait. Ici le policier grec prend des responsabilit&#233;s personnelles qui impliquent des cons&#233;quences graves, mais comme dans le film de Moretti, il n'y a pas de solution id&#233;ale qui puisse indiquer une seule voie de sortie de la crise . On songe bien s&#251;r &#224; la crise grecque actuelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Sangue do meu sangue&lt;/i&gt;, Sang de mon sang est le film portugais sign&#233; par le r&#233;alisateur Joao Canijo ancien main droite du ma&#238;tre Manoel de Oliveira et pr&#233;sente la dure r&#233;alit&#233; sociale d'une banlieue populaire de Lisbonne. Le film est un hymne &#224; l'amour inconditionnel d'une m&#232;re pour ses enfants dans un contexte social difficile o&#249; se m&#234;lent violence, commerce de drogue et &#233;rosion des anciennes valeurs morales. Par pur amour et courage la m&#232;re arrive &#224; sauver la fille d'une relation amoureuse avec un homme mari&#233; et une tante essaie de sauver le neveu de l'emprise des ca&#239;ds du quartier. Le film est trop r&#233;aliste pour un &#171; happy ending hollywoodien &#187; mais la victoire appartient aux tenants de l'amour. La r&#233;alit&#233; des quartiers populaires est rendue remarquablement par le son de la t&#233;l&#233; toujours allum&#233; et la culture de la consommation qui affecte tragiquement les moins nantis et qu'avait anticip&#233; Pier Paolo Pasolini en son temps. Ceci s'exprime par l'importance que l'une des personnages donne &#224; une&#8230; implantation mammaire &#224; la silicone.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Sur le plan technique M Canijo fait tourner la cam&#233;ra dans les lieux les plus exigus de cet appartement populaire ; parfois m&#234;me pr&#233;sente les dialogues sont d&#233;cal&#233;s par rapport aux sc&#232;nes : ce qui permet au spectateur de s'impr&#233;gner de la r&#233;alit&#233; de la vie quotidienne, m&#234;me si parfois le r&#233;sultat n'est pas &#233;vident.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut esp&#233;rer que ces deux film qui conjuguent ensemble morale et d&#233;sint&#233;ressement soient un signe d'un renouveau au cin&#233;ma engag&#233; &#224; fort contenu social dans les cin&#233;matographies d'Europe m&#233;ridionales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Terminons cette chronique avec un film hors comp&#233;tition officielle, le basque &#171; Au final du tunnel &#187;. Un documentaire sur la situation politique actuelle du Pays Basque espagnol, la fin des actions terroristes de l'ETA. Le documentaire donne la parole &#224; une s&#233;rie de personnes dont la vie a &#233;t&#233; marqu&#233;e par l'organisation s&#233;paratiste basque : des anciens militants sortis de prison, des victimes d'actions terroristes et des victimes des assassinats du GAL, les barbouzes qui &#224; une &#233;poque ont d&#233;cid&#233; de combattre l'ETA avec le terrorisme. Ce collage de v&#233;cus tragiques d'ordre diff&#233;rent est uni par le commun d&#233;nominateur de la souffrance des personnes. La fin du tunnel rappelle avec tristesse que m&#234;me si la paix au Pays Basque semble proche avec la fin de l'ETA, la r&#233;conciliation de fond n'est pas pour demain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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