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"Niebo złote ci otworzę..." de Krzysztof Kamil Baczyński 5 août 2007 Voici l’un de plus beaux poèmes de l’insurrection polonaise écrit par un très grand poète résistant, mort au combat. Ce poème a été traduit par Agnieszka Grudzińska (1921-1944) Niebo złote ci otworzę... Niebo złote ci otworzę, w którym ciszy biała nić jak ogromny dźwięków orzech, który pęknie, aby żyć zielonymi listeczkami, śpiewem jezior, zmierzchu graniem, aż ukaże jądro mleczne ptasi świt. Ziemię twardą ci przemienię w mleczów miękkich płynny lot, wyprowadzę z rzeczy cienie, które prężą się jak kot, futrem iskrząc zwiną wszystko w barwy burz, w serduszka listków, w deszczów siwy splot. I powietrza drżące strugi jak z anielskiej strzechy dym zmienię ci w aleje długie, w brzóz przejrzystych śpiewny płyn, aż zagrają jak wiolonczel żal - różowe światła pnącze, pszczelich skrzydeł hymn. Jeno wyjmij mi z tych oczu szkło bolesne - obraz dni, które czaszki białe toczy przez płonące łąki krwi. Jeno odmień czas kaleki, zakryj groby płaszczem rzeki, zetrzyj z włosów pył bitewny, tych lat gniewnych czarny pył. 15. VI. 1943 r. Pour toi, j’ouvrirai un ciel doré Pour toi, j’ouvrirai un ciel doré, ourlé de silence blanc telle une noix lourde de sons qui pour vivre éclatera en petites feuilles vertes, en chant du lac, du crépuscule, et révèlera son cœur de lait, piaillement d’oiseau. Pour toi, je changerai le sol dur en une volée légère de molles marguerites, j’ôterai aux choses leurs ombres qui s’arrondissent comme un chat, pelage étincelant, elles enrouleront le tout en orages de couleurs, en cœurs de petites feuilles, en grises tresses de pluie. Et les rayons d’air tremblant comme une fumée montant de la chaumière d’un ange je te les changerai en longues allées, en eau chantante de bouleaux translucides, et joueront comme un violoncelle regret - lianes roses de lumière, hymne des ailes d’abeille. Mais ôte-moi seulement de ces yeux-là le verre qui les blesse - images des jours, qui dévore les crânes blanchis sur les prairies enflammées de sang. Change-moi seulement ce temps infirme, couvre les tombes du manteau de la rivière, balaie de mes cheveux la poussière guerrière, de ces années furieuses, noir poussière. 15.VI.1943 La traduction d’Agnieszka Grudzińska (dans Poètes de l’apocalypse. Anthologie de la poésie en polonais, hébreu et yiddish (1939-1945). Ouvrage collectif sous la direction de Daniel Beauvois, Stanisław Bereś, Jean-Marie Delmaire, Maryla Laurent, Lille, Presses Universitaires de Lille, 1991, p. 149) Répondre à cet article
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