{"id":985,"date":"2013-10-01T12:37:38","date_gmt":"2013-10-01T10:37:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/?p=985"},"modified":"2014-05-05T14:29:43","modified_gmt":"2014-05-05T12:29:43","slug":"saint-sebastien-le-mexique-a-lhonneur-au-quai-dorsay","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/saint-sebastien-le-mexique-a-lhonneur-au-quai-dorsay\/","title":{"rendered":"Saint S\u00e9bastien : Le Mexique \u00e0 l&rsquo;honneur au Quai d\u2019Orsay"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">\n<div id=\"attachment_1004\" style=\"width: 1287px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/jim-broadbent-meilleur-acteur.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1004\" class=\"size-full wp-image-1004\" src=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/jim-broadbent-meilleur-acteur.jpg\" alt=\"Jim Broabent, meilleur acteur\" width=\"1277\" height=\"850\" srcset=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/jim-broadbent-meilleur-acteur.jpg 1277w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/jim-broadbent-meilleur-acteur-300x199.jpg 300w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/jim-broadbent-meilleur-acteur-1024x681.jpg 1024w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/jim-broadbent-meilleur-acteur-560x372.jpg 560w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/jim-broadbent-meilleur-acteur-260x173.jpg 260w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/jim-broadbent-meilleur-acteur-160x106.jpg 160w\" sizes=\"(max-width: 1277px) 100vw, 1277px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1004\" class=\"wp-caption-text\">Jim Broabent, meilleur acteur<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Un film latino-am\u00e9ricain parlant de la tension entre une m\u00e8re et son fils suite \u00e0 l\u2019absence du p\u00e8re, pourrait para\u00eetre une d\u00e9clinaison mexicaine de l\u2019id\u00e9e d\u2019un matriarcat form\u00e9 par des femmes qui \u00e9l\u00e8vent seules leurs fils et dont parlait \u00e9loquemment le v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lienne Mariana Rond\u00f3n, r\u00e9cipiendaire de la Coquille d\u2019or de cette 61\u00e8me \u00e9dition du Festival du cin\u00e9ma de Saint-S\u00e9bastien (voire chronique pr\u00e9c\u00e9dente). Mais les affinit\u00e9s entre le v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien <em>Pelo Malo<\/em> de Mme Rond\u00f3n et <em>Club Sandwich<\/em>, r\u00e9alis\u00e9 par Fernando Eimbcke et gagnant du Prix du meilleur r\u00e9alisateur n\u2019ont entre eux qu\u2019une langue commune l\u2019espagnol d\u2019Am\u00e9rique latine. <\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\">Le film du r\u00e9alisateur mexicain relate les tensions entre une m\u00e8re et son fils quand ce dernier commence \u00e0 d\u00e9couvrir sa sexualit\u00e9. Selon son r\u00e9alisateur, Club Sandwich n\u2019est pas seulement l\u2019histoire de la d\u00e9couverte de la sexualit\u00e9 de la part d\u2019un ado de la classe moyenne mexicaine mais surtout \u00ab\u00a0un regard sur l\u2019adulte, la m\u00e8re et le m\u00e9lange de peur et souci que la normale \u00e9volution du fils implique\u00a0\u00bb. Tourn\u00e9 dans un contexte minimaliste, presque toutes les sc\u00e8nes se d\u00e9roulent dans des chambres d\u2019h\u00f4tel ou au bord de la piscine de l\u2019h\u00f4tel\u00a0; le cot\u00e9 positif du film est qu\u2019il arrive \u00e0 offrir de moments de divertissement, malgr\u00e9 la banalit\u00e9 de la th\u00e9matique\u00a0et la tension sexuelle v\u00e9cue par le jeune s\u2019exprime par des \u00e9pisodes rigolos qui sauvent le film. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Serial Killer rides again<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\">Le prix du jury pour la meilleure photo est all\u00e9 \u00e0 <\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"color: #000000;\">, Can\u00edbal <\/span>Pau Esteve Birba cam\u00e9raman de Can\u00edbal (le cannibale), film r\u00e9alis\u00e9 par l\u2019espagnol Manuel Matin Cuenca. Le film raconte l\u2019histoire d\u2019un <em>serial killer<\/em> cannibale qui mange ses victimes apr\u00e8s les avoir tu\u00e9es et la cam\u00e9ra de M Cuenca se tourne sur l\u2019\u00e9ternelle question du mal absolu. L\u2019assassin cannibale est un couturier respect\u00e9 de la ville de Grenade, professionnel passionn\u00e9 par son travail, bien int\u00e9gr\u00e9 dans la soci\u00e9t\u00e9 qui utilise sa position sociale pour masquer son \u00eatre v\u00e9ritable et profond. Pas besoin de s\u2019attarder sur la banalit\u00e9 du mal, d\u2019autres l\u2019ont fait de fa\u00e7on sublim<\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"color: #000000;\">, Can\u00edbal <\/span>e, juste souligner que le Cannibale en question n\u2019est pas de tout un film banale\u00a0: le silence prend la place des hurlements, des entrec\u00f4tes de chair humaine prennent la place du sang \u00e0 flots, ce qui permet que le sentiment d\u2019angoisse chez le spectateur soit peut \u00eatre encore plus fort. <\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\">Selon son r\u00e9alisateur<em>, Can\u00edbal<\/em> est \u00ab\u00a0une tentative de ne pas tomber dans des analyses psychologiques pour expliquer la pr\u00e9sence du mal, mais de pr\u00e9senter le mal dans son \u00e9tat pur, et de faire un pas de plus\u00a0: se demander ce qui se passerait si le diable en personne tombait en amour\u00a0\u00bb. Pour des raisons \u00e9videntes nous ne dirons pas ce qui se passe quand le cannibale tombe amoureux d\u2019une de ses proies\u2026<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\">Les images de la cam\u00e9ra de M Birba ont bien m\u00e9rit\u00e9 le prix et pr\u00e9sentent un paysage d\u2019Andalousie hivernale avec sa Sierra Nevada\u2026enneig\u00e9, si vrai pour ceux qui eu la chance de conna\u00eetre le temps des amandiers en fleur qui relaient dans les vall\u00e9es la couleur de la neige des montagnes\u00a0; une Andalousie si distante des clich\u00e9s, la plus m\u00e9ridionale du continent europ\u00e9en et la plus proche par la g\u00e9ographie et l&rsquo;histoire au monde arabo-musulman au soleil et les plages si ch\u00e8res au touristes. Cet hiver andalou dont nous fait cadeau Pau Esteve Birba nous fait d\u00e9couvrir\u00a0 un autre aspect moins connu de cette grande r\u00e9gion . <\/span><br \/>\nUn a<span style=\"color: #000000;\">utre ind\u00e9niable m\u00e9rite de Can\u00edbal est de revendiquer un enracinement culturel sp\u00e9cifique. La culture de la ville de Grenade est l\u2019autre protagoniste des images du film avec ses confr\u00e9ries et ses processions de la Semaine Sainte qui aident \u00e0 mettre dans un contexte de normalit\u00e9 culturelle un personnage d\u00e9moniaque. \u00ab\u00a0Je suis ath\u00e9e par la gr\u00e2ce de Dieu\u00a0\u00bb disait Luis Bu\u00f1uel, l\u2019adage a \u00e9t\u00e9 repris par Cuenca en expliquant pourquoi son film donne autant de place \u00e0 des c\u00e9r\u00e9monies religieuses.\u00a0 \u00ab\u00a0Il s\u2019agit de notre culture, \u00a0une culture Chr\u00e9tienne qui par ses gestes symboliques des f\u00eates consacr\u00e9es parle de sang, de mort, de pardon et de r\u00e9demption, des th\u00e9matiques de fond qui sont dans le film\u00a0\u00bb.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\">Le prix pour le meilleur sc\u00e9nario est all\u00e9 \u00e0 Quai d\u2019Orsay, la derni\u00e8re \u0153uvre de Bertrand Tavernier, une adaptation au grand \u00e9cran en com\u00e9die de la bande dessin\u00e9 homonyme de Lanzac&amp;Blain. L\u2019histoire se centre sur l\u2019exp\u00e9rience de Antonin Baudry en tant\u00a0 que \u00ab\u00a0speechwriter\u00a0\u00bb d\u2019un ministre des Affaires Etrangers fran\u00e7ais chaotique et cultiv\u00e9 (on y voit clairement une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Dominique de Villepin) avec un penchant pour les dialogues d\u2019H\u00e9raclite, et interpr\u00e9t\u00e9 par un extraordinaire Thierry Lhermitte. En recevant le prix, Antonin Baudry, le sc\u00e9nariste a racont\u00e9 que ses coll\u00e8gues au Quai d\u2019Orsay ont aim\u00e9 le film \u00ab\u00a0parce qu\u2019il montre la difficult\u00e9 des conditions de travail des fonctionnaires et d\u00e9truit les images st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es des diplomates vivant une vie luxueuse et facile\u00a0\u00bb.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\">Dominique de Villepin, objet de burle de la part de Bertrand Tavernier\u00a0? \u00ab\u00a0Pas de tout\u00a0\u00bb r\u00e9pond le r\u00e9alisateur fran\u00e7ais \u00ab\u00a0il est l\u2019auteur de l\u2019un des plus beaux discours aux Nations Unies, il a personnifi\u00e9 l\u2019un des plus beau moments de la politique fran\u00e7aise, il a emp\u00each\u00e9 des guerres civiles en Afrique et a fait face aux n\u00e9oconservateurs am\u00e9ricains\u2026 On ne se moque jamais de son action, mais de la forme\u2026\u00a0L\u2019Europe est une vision et un symbole pas un calcul d\u2019usuriers\u00a0disait Dominique Villepin par le bais de Lhermitte, je pr\u00e9f\u00e8re \u00e7a \u00e0 tout ce que dit le commissaire europ\u00e9en Barroso \u00bb a soulign\u00e9 Tavernier. <\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\">Le moins qu\u2019on puisse dire est que le \u2018ma\u00eetre\u2019 du cin\u00e9ma parle pour nous tous.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un film latino-am\u00e9ricain parlant de la tension entre une m\u00e8re et son fils suite \u00e0 l\u2019absence du p\u00e8re, pourrait para\u00eetre une d\u00e9clinaison mexicaine de l\u2019id\u00e9e d\u2019un matriarcat form\u00e9 par des&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/saint-sebastien-le-mexique-a-lhonneur-au-quai-dorsay\/\">Lire plus &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1004,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[38],"tags":[339,154,340,341],"class_list":["post-985","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema-critique","tag-61e-edition","tag-festival-de-saint-sebastien","tag-mexique","tag-minsitere-des-affaires-etrangeres"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/985","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=985"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/985\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1004"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=985"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=985"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=985"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}