{"id":5078,"date":"2026-01-17T15:09:14","date_gmt":"2026-01-17T13:09:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/?p=5078"},"modified":"2026-01-25T21:15:54","modified_gmt":"2026-01-25T19:15:54","slug":"parlez-vous-pomor-ou-la-guerre-des-langues","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/parlez-vous-pomor-ou-la-guerre-des-langues\/","title":{"rendered":"Parlez-vous Pomor\u00a0? ou la guerre des langues"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #000000;\"><i>Le temps n\u2019est pas un tapis roulant dont la vitesse cro\u00eet \u00e0 mesure que l\u2019environnement technologique cr\u00e9e l\u2019illusion de son acc\u00e9l\u00e9ration et nous ne sommes pas ses cobayes condamn\u00e9s \u00e0 courir toujours plus vite pour le rattraper. Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, alors cette chronique est pour vous. Je parlerai ici des livres ou des manifestions artistiques, \u00e0 contretemps parce que justement le temps m\u2019a manqu\u00e9, pour rendre compte en \u00ab\u00a0temps et en heures\u00a0\u00bb\u00a0! Mais temps ordinaire qui \u00ab\u00a0ne se rattrape gu\u00e8re\u00a0\u00bb comme le chantait Barbara, est-il pour autant perdu\u00a0? Oui, si on le range dans la cat\u00e9gorie de l\u2019\u00e9v\u00e9nementiel dont les marqueurs sont les dates avant que tombe le couperet de leurs pr\u00e9emptions. Non, si on l\u2019envisage comme le n\u00e9cessaire pas de c\u00f4t\u00e9, tel un couloir qui borde le tapis roulant et dont le rythme est celui des \u00ab\u00a0heures\u00a0\u00bb. Ce temps-l\u00e0 c\u2019est celui qui met en ad\u00e9quation le temps int\u00e9rieur avec le temps de la terre et celui des saisons. <\/i><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-5079\" src=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/esperanto-iperboreo-208x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"208\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/esperanto-iperboreo-208x300.jpeg 208w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/esperanto-iperboreo-712x1024.jpeg 712w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/esperanto-iperboreo-768x1105.jpeg 768w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/esperanto-iperboreo-1067x1536.jpeg 1067w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/esperanto-iperboreo-1423x2048.jpeg 1423w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/esperanto-iperboreo-125x180.jpeg 125w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/esperanto-iperboreo-104x150.jpeg 104w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/esperanto-iperboreo-83x120.jpeg 83w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/esperanto-iperboreo-scaled.jpeg 1779w\" sizes=\"(max-width: 208px) 100vw, 208px\" \/>Pour inaugurer cette nouvelle chronique, j\u2019ai souhait\u00e9 rendre hommage \u00e0 un collaborateur et un ami fid\u00e8le dont les lectrices et les lecteurs de ce site sont familiers. Robert Scarcia, journaliste globe-trotter devant l\u2019\u00c9ternel, correspond merveilleusement \u00e0 cette cat\u00e9gorie du \u00ab chroniqueur anachronique \u00bb, car il chronique, non pas l\u2019\u00e9v\u00e9nement \u00e0 proprement dit, mais ce qui le fait advenir. : la langue. \u00c0 cet \u00e9gard, il se trouve toujours \u00e0 la fronti\u00e8re au sens propre comme au sens figur\u00e9. Fronti\u00e8re des disciplines, mais aussi des pays. J\u2019en veux pour preuve ses deux ouvrages publi\u00e9s presque au m\u00eame moment que je recense avec un retard certain et non, bien s\u00fbr, sans un certain remords ! Un Esperanto Iperboreo, un viaggio verso l&rsquo;ultime Thul\u00e9 sur les tracce dei Pomor, publi\u00e9 aux \u00e9ditions Biblion par l\u2019association italienne du Cercle polaire et Correspondencias de Nueva Granada 2008 publi\u00e9 aux \u00e9ditions Cafascarina en langue originale.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">On aurait tort de classer ces deux courts ouvrages (l\u2019une en langue espagnole et l\u2019autre en langue italienne) dans la cat\u00e9gorie des ouvrages sp\u00e9cialis\u00e9s. Ce sont en fait une s\u00e9rie d\u2019articles journalistiques fort accessibles, y compris pour ceux ayant une connaissance relative de ces deux langues. Le cours actuel des \u00e9v\u00e9nements leur conf\u00e8re malgr\u00e9 tout une \u00e9tonnante actualit\u00e9 qui confirme, s\u2019il en est, a posteriori, le flair de Scarcia.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Les Pomors\u00a0(signifiant \u00ab\u00a0habitants des bords de mer\u00a0\u00bb) sont des\u00a0colons\u00a0russes, souvent d\u2019ascendance norv\u00e9gienne et venant de la\u00a0r\u00e9publique de Novgorod. Ils v\u00e9curent principalement sur le littoral\u00a0ou dans le bassin de la\u00a0mer Blanche. C\u2019est \u00e0 eux que l\u2019on doit la d\u00e9couverte et le maintient de la route maritime entre\u00a0Arkhangelsk\u00a0et la\u00a0Sib\u00e9rie. Gr\u00e2ce \u00e0 leurs navires, les\u00a0koches, les Pomors p\u00e9n\u00e8trent les r\u00e9gions de l\u2019Oural\u00a0du Nord et d\u00e9veloppent les routes sib\u00e9riennes\u00a0; aujourd\u2019hui si strat\u00e9giques. Ce peuple du cercle polaire longtemps ind\u00e9pendant de la Moscovie se distinguait autant par le commerce qu\u2019ils pratiquaient que par les rites religieux d\u2019abord pa\u00efens avant d\u2019\u00eatre orthodoxe. L\u2019historien arabe du Xe\u00a0si\u00e8cle Ibn\u00a0Fadlan fut l\u2019un des premiers \u00e0 relater leurs rituels mortuaires ainsi que le panth\u00e9on pa\u00efen qu\u2019ils partageaient avec les Vikings et dont les divinit\u00e9s et les rites finiront par impr\u00e9gner durablement l\u2019imaginaire russe jusqu\u2019en retrouver les traces chez les romanciers comme Nabokov, les cin\u00e9astes contemporains. Pouchkine en fut influenc\u00e9, comme l\u2019illustre un long po\u00e8me traduit en italien par le p\u00e8re de l\u2019auteur.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Lorsque Roberto Scarcia va \u00e0 la rencontre du peuple Pomor dans la premi\u00e8re dizaine de ce si\u00e8cle, ils \u00e9taient 6571\u00a0locuteurs dans l\u2019Oblast Arkhangelsk et 127 dans l\u2019Oblast de Mourmansk. C\u2019est en ethnologue qu\u2019il entreprend de relater leur tumultueuse histoire. Assez t\u00f4t le commerce tr\u00e8s intense des c\u00e9r\u00e9ales et du poisson avec la Norv\u00e8ge voisine favorise la naissance d\u2019une langue m\u00e9tiss\u00e9e, un pidgin appel\u00e9 le \u00ab\u00a0Russennorsk\u00a0\u00bb qui sera utilis\u00e9 le long de la c\u00f4te entre 1750 et 1920.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>Pomor, ou la g\u00e9opolitique de la langue<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Ce pidgin du nord sera le fil rouge de la derni\u00e8re partie de l\u2019ouvrage, la plus passionnante, car les consid\u00e9rations qu\u2019en tire notre journaliste anthropologue ne se bornent pas \u00e0 la linguistique, elles d\u00e9bouchent directement sur la g\u00e9opolitique la plus actuelle. C\u2019est la grande originalit\u00e9 de l\u2019approche transdisciplinaire d\u00e9velopp\u00e9e par Scarcia. \u00c0 cet \u00e9gard, il s\u2019inscrit dans la lign\u00e9e du sociolinguiste Henri Gobard dont Gilles Deleuze fit l\u2019\u00e9loge et qui ne craignait pas de croiser le fer pour d\u00e9fendre une approche strat\u00e9gique de la langue. Comme son illustre devancier, Scarcia consid\u00e8re non pas les structures de la langue, mais les fonctions. Car la langue est le point aveugle de la guerre hybride qui se d\u00e9roule actuellement et plus encore, la partie immerg\u00e9e du iceberg (c\u2019est le cas de le dire\u00a0!) de la guerre culturelle en cours entre l\u2019Europe et les \u00c9tats-Unis.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Scarcia ne craint pas de bifurquer de son objet d\u2019\u00e9tudes pour nous en faire entrevoir toutes les cons\u00e9quences. La question se pose d\u00e8s lors br\u00fblante : quelle est la langue neutre, la lingua franca, qui permettrait de n\u00e9gocier politiquement les conflits actuels ? Le Russennorsk issu du commerce entre la Norv\u00e8ge et la Russie aurait pu d\u00e9j\u00e0 aplanir leurs contentieux r\u00e9gionaux entre ces deux pays. Mais la cause est entendue. Comme pour le reste du monde. Aujourd\u2019hui il n\u2019y a plus de <em>lingua franca<\/em> si ce n\u2019est le <em>globish<\/em> qui sert uniquement aux transactions commerciales. L\u2019anglais standardis\u00e9 qui a d\u00e9tr\u00f4n\u00e9 le fran\u00e7ais comme langue de la diplomatie donne de facto un net avantage \u00e0 l\u2019anglosph\u00e8re et, au premier rang desquels, les \u00c9tats-Unis. Avec l\u2019anglais, les \u00c9tats-Unis \u00ab jouent \u00e0 la maison avec le reste du monde ; ils peuvent d\u00e9cider unilat\u00e9ralement ce que l\u2019on veut comprendre et ce que l\u2019on ne veut pas comprendre et donc \u00e0 d\u00e9terminer les crit\u00e8res de ce qui est valide ou pas. Ils peuvent transformer la langue \u00e0 volont\u00e9 avec leur n\u00e9ologisme et leur jeu de mots, ce qui \u00e9quivaut \u00e0 changer les r\u00e8gles du jeu au milieu du gu\u00e9 \u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce \u00e0 quoi nous assistons aujourd\u2019hui\u00a0! Avant de vouloir se payer en nature (Groenland, terres rares, p\u00e9trole\u2026) Donald Trump se paie de mots. C\u2019est par le jeu du langage qu\u2019il joue avec la plan\u00e8te. Or dans ce jeu, l\u00e0 il n\u2019a pas de parit\u00e9. Seul compte celui qui a les cartes du langage en main. La conclusion de l\u2019auteur est imparable\u00a0: \u00ab\u00a0sommes-nous s\u00fbrs que l\u2019enseignement de l\u2019anglais conduit par les \u00ab\u00a0native speakers\u00a0\u00bb n\u2019aboutit \u00e0 faire du monde non anglophone qu&rsquo;esclave culturel et de limiter la langue qu\u2019aux affaires\u00a0? Avec en sous-texte cette injonction\u00a0: \u00ab\u00a0faites de l\u2019argent, mais ne r\u00eavez pas de faire de la culture et encore moins de la politique\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #000000;\">Mujeres de la frontera<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-5080\" src=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Nueva-Granada-1-217x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"217\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Nueva-Granada-1-217x300.jpeg 217w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Nueva-Granada-1-739x1024.jpeg 739w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Nueva-Granada-1-768x1064.jpeg 768w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Nueva-Granada-1-1108x1536.jpeg 1108w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Nueva-Granada-1-130x180.jpeg 130w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Nueva-Granada-1-108x150.jpeg 108w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Nueva-Granada-1-87x120.jpeg 87w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Nueva-Granada-1.jpeg 1395w\" sizes=\"(max-width: 217px) 100vw, 217px\" \/>Scarcia sait de quoi il parle pour avoir enseign\u00e9 des ann\u00e9es durant l\u2019anglais aux quatre coins du monde (en Inde, en Russie) et notamment en Am\u00e9rique du Sud. En 2008, il se trouve une autre fois \u00e0 la fronti\u00e8re\u00a0et pas n\u2019importe laquelle\u00a0: celle entre le Venezuela, la Colombie et l\u2019\u00c9quateur o\u00f9 affluent de nombreux r\u00e9fugi\u00e9s qui fuient la violence. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, la guerre entre le gouvernement colombien et les FARC fait rage, mais il y a aussi de troubles au Panama auquel s\u2019y ajoutent les violences des Narcotrafiquants. Scarcia y vient enseigner l\u2019anglais par le biais du programme du<em> Jesuit refugee Service<\/em>. Toutefois, c\u2019est en espagnol qu\u2019il \u00e9crira ces dix-sept correspondances. Son talent de journaliste s\u2019y d\u00e9ploie alors avec force et minutie. Il y d\u00e9crit la vie de ces d\u00e9plac\u00e9s, leur combat au jour le jour pour d\u00e9fendre leurs droits, leur t\u00e9moignage sans ne jamais oublier de les ancrer dans leur histoire et leur litt\u00e9rature. Le titre des articles sont d\u00e9j\u00e0 \u00e9loquent\u00a0: L\u2019immigration \u00e9quatorienne et le nuage du Chimborazo, les limbes migratoires de l\u2019\u00c9quateur et la bo\u00eete de Pandore, les p\u00e9cheurs du pacifique et le passage de Mataje, la m\u00e9moire du \u00ab\u00a0caracazo\u00a0\u00bb, la coop\u00e9rative de Hugo Chavez et l\u2019exp\u00e9rience du \u00ab\u00a0P\u00e8re Dorre\u00a0\u00bb, les femmes en marche, Panama plus qu\u2019un canal, cit\u00e9 des calvaires. On y retrouve les th\u00e9matiques ch\u00e8res \u00e0 l\u2019auteur\u00a0; la langue bien s\u00fbr, et notamment son combat pour un anglais d\u00e9nationalis\u00e9 de son pouvoir imp\u00e9rial, mais aussi pour l\u2019immigration et le socialisme chr\u00e9tien dans lequel il trouve sa curiosit\u00e9 et sa foi dans l\u2019humanit\u00e9. \u00ab\u00a0Ce qui manque aux autorit\u00e9s de Panama\u00a0; de Quito et de Caracas, ce sont des des projets d\u2019int\u00e9grations transfrontaliers, de projets qui tiennent compte de la r\u00e9alit\u00e9 de la fronti\u00e8re, entendue comme espace commun, permettant des relations binationales ou multinationales favorables au d\u00e9veloppement politique et culturel entre nations et non l\u2019inverse, comme lieu de s\u00e9paration et de conflit.\u00a0\u00bb Conclut-il dans son dernier papier au titre pr\u00e9monitoire\u00a0: \u00ab\u00a0Futurologie de l\u2019enfer ou fronti\u00e8res du salut\u00a0?\u00a0\u00bb\u2009<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Vous l\u2019aurez compris, Robert Scarcia appartient \u00e0 la cat\u00e9gorie des grands reporters humanistes, soucieux d\u2019inscrire leur reportage dans le fil de l\u2019histoire, de la justice sociale et de la litt\u00e9rature. A bon entendeur, salut\u00a0!<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Robert Scarcia, journaliste globe-trotter devant l\u2019\u00c9ternel, correspond merveilleusement \u00e0 cette cat\u00e9gorie du \u00ab\u00a0chroniqueur anachronique\u00a0\u00bb, car il chronique, non pas l\u2019\u00e9v\u00e9nement \u00e0 proprement dit, mais ce qui le fait advenir.\u00a0: la langue. \u00c0 cet \u00e9gard, il se trouve toujours \u00e0 la fronti\u00e8re au sens propre comme au sens figur\u00e9. Fronti\u00e8re des disciplines, mais aussi des pays.<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/parlez-vous-pomor-ou-la-guerre-des-langues\/\">Lire plus &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":5080,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[688],"tags":[508,80,105,203,213,318],"class_list":["post-5078","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-chroniques-anachroniques","tag-culture","tag-diversite-culturelle","tag-langues","tag-metissage","tag-plurilinguisme","tag-transculture"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5078","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5078"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5078\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5131,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5078\/revisions\/5131"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5080"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5078"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5078"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5078"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}