{"id":4885,"date":"2024-10-19T18:37:19","date_gmt":"2024-10-19T16:37:19","guid":{"rendered":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/?p=4885"},"modified":"2024-10-19T18:37:19","modified_gmt":"2024-10-19T16:37:19","slug":"festival-de-saint-sebastien-les-perdantes-magnifiques","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/festival-de-saint-sebastien-les-perdantes-magnifiques\/","title":{"rendered":"Festival de Saint-S\u00e9bastien\u00a0: les perdantes magnifiques"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-weight: 400;\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-4878\" src=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Nevenka.jpeg\" alt=\"\" width=\"750\" height=\"1000\" srcset=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Nevenka.jpeg 750w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Nevenka-225x300.jpeg 225w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Nevenka-135x180.jpeg 135w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Nevenka-113x150.jpeg 113w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Nevenka-90x120.jpeg 90w\" sizes=\"(max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/>Avant de proposer dans une prochaine chronique, un <span style=\"color: #000000;\">regard critique sur les deux derni\u00e8res \u0153uvres de deux ma\u00eetres du cin\u00e9ma\u00a0: l&rsquo;Espagnol Pedro Almodovar et le Grec Costa Gavras, donnons dans cette chronique une nouvelle fois la place au regard f\u00e9minin. Non seulement parce que la 72e \u00e9dition du Festival international du film de Saint-S\u00e9bastien proposait principalement des histoires de femmes, mais aussi parce que dans le cas des quatre films suivants, on a une vision assez compl\u00e8te du regard f\u00e9minin dans des contextes tr\u00e8s diff\u00e9rents. Et peut-\u00eatre justement parce qu&rsquo;ils ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s par des femmes, ces films ont offert \u00e0 celui qui \u00e9crit ces lignes des pistes de r\u00e9flexion multiples et inattendues.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\">C&rsquo;est un vaste regard qui part du remake fran\u00e7ais d&rsquo;Emanuelle, le classique \u00e9rotique, pour continuer dans le courage de Nevenka, la premi\u00e8re femme \u00e0 d\u00e9noncer le harc\u00e8lement sexuel dans un contexte politique en Espagne, en passant par le combat d&rsquo;Eunice, la veuve d&rsquo;un br\u00e9silien \u00ab\u00a0desaparecido\u00a0\u00bb pendant la dictature militaire et se terminant par l&rsquo;histoire de Maria Carolina, l&rsquo;\u00e9crivaine meurtri\u00e8re chilienne.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Emanuelle<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\">Le film Emanuelle, de la r\u00e9alisatrice Audrey Diwan, est une tentative d&rsquo;actualiser \u00ab\u00a0la recherche du plaisir \u00e9rotique en absence d&rsquo;amour au XXIe si\u00e8cle\u00a0\u00bb, ou plut\u00f4t, pour reprendre les mots de la r\u00e9alisatrice elle-m\u00eame, de tenter \u00ab\u00a0d&rsquo;utiliser le langage cin\u00e9matographique de l&rsquo;\u00e9rotisme \u00e0 une \u00e9poque actuelle inond\u00e9e de pornographie sur Internet\u00a0\u00bb. La nouvelle Emanuelle, interpr\u00e9t\u00e9e par l&rsquo;actrice No\u00e9mi Merlant, part \u00e0 Hong Kong pour un voyage d&rsquo;affaires qui donne lieu \u00e0 d&rsquo;innombrables rencontres sexuelles. Le film tente de faire entrer le spectateur dans l&rsquo;\u00e2me et le corps d&rsquo;Emanuelle pour comprendre comment le th\u00e8me du plaisir est abord\u00e9 dans notre soci\u00e9t\u00e9. Le choix de Hong Kong comme espace de recherche s\u2019impose car c\u2019est une ville id\u00e9ale dans un monde globalis\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\">D&rsquo;autre part, la mondialisation dont Hong Kong est une esp\u00e8ce de Mecque implique que la langue des dialogues est une sorte d&rsquo;ESL (English as a Second Language), c&rsquo;est-\u00e0-dire un anglais dit parfois \u00ab\u00a0international\u00a0\u00bb, l&rsquo;anglais comme lingua franca, voire parfois r\u00e9duit \u00e0 un pidgin pour se faire comprendre entre personnes de langues maternelles diff\u00e9rentes. Cela implique que les dialogues sont \u00e9videmment simplifi\u00e9s et r\u00e9duits. Dans ce contexte, il est difficile pour les mots de trouver leur place dans la recherche d&rsquo;\u00e9rotisme, or, la parole a aussi un potentiel \u00e9rotique&#8230; (il me semble). Emanuelle est donc une tentative intellectuellement l\u00e9gitime et int\u00e9ressante, sauf qu&rsquo;il est difficile de ne pas se glisser dans une interpr\u00e9tation beaucoup plus simple : l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme qui tente d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment d&rsquo;atteindre un orgasme complet et satisfaisant.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\">Passons \u00e0 un autre aspect du monde f\u00e9minin avec le film Soy Nevenka ou Je suis Nevenka de la r\u00e9alisatrice espagnole Iciar Bollain. Il s&rsquo;agit de la mise sur le grand \u00e9cran d&rsquo;une histoire vraie, celle de Nevenka Fernandez, adjointe municipale au maire de Ponferrada, dans la r\u00e9gion de Le\u00f3n, qui fut une pionni\u00e8re dans la d\u00e9nonciation\u00a0 de la violence faite aux femmes\/ Ce fut\u00a0 en effet la premi\u00e8re femme en Espagne \u00e0 d\u00e9noncer le maire de la ville, Ismael \u00c1lvarez pour harc\u00e8lement sexuel. Les faits remontent aux premi\u00e8res ann\u00e9es du nouveau si\u00e8cle, et l&rsquo;affaire a marqu\u00e9 un tournant juridique et social en Espagne. Nevenka a gagn\u00e9 son proc\u00e8s devant les tribunaux mais l\u2019a perdu aux yeux de l&rsquo;opinion publique. En fait, les habitants de Ponferrada se sont ralli\u00e9s \u00e0 leur maire et ont consid\u00e9r\u00e9 la jeune adjointe comme une pure pute opportuniste, au point que la femme a d\u00fb \u00e9migrer \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\">Mireia Oriol, qui incarnait Nevenka Fern\u00e1ndez, a expliqu\u00e9 qu&rsquo;elle \u00e9vitait toute tentative d&rsquo;imiter le personnage r\u00e9el, car Nevenka elle-m\u00eame a toujours d\u00e9clar\u00e9 que son histoire transcende sa personne puisque c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;innombrables femmes.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00c9tant donn\u00e9 que l&rsquo;Espagne dispose d\u00e9sormais d&rsquo;une des l\u00e9gislations les plus efficaces dans la lutte contre la violence contre les femmes, l\u2019affaire Nevenka a \u00e9t\u00e9 le chant du cygne du machisme ib\u00e9rique. Mais le film a le m\u00e9rite fondamental d\u2019offrir une le\u00e7on d\u2019enseignement politique. Une analyse du film permet de comprendre que les abus de pouvoir (tout type de pouvoir) trouvent un terrain fertile l\u00e0 o\u00f9 existe une culture politique de la notabilit\u00e9, ou dit en termes ib\u00e9riques de \u00ab\u00a0caciquisme\u00a0\u00bb. Le maire, en fait, devient premier citoyen de la ville parce qu&rsquo;il est d\u00e9j\u00e0 un notable et la jeune femme se retrouve isol\u00e9e parce qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas issue d&rsquo;une famille de notables.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\">Le seul risque de ce film est que la juste condamnation de ces violences faites aux femmes emp\u00eache d&rsquo;avoir une vision d&rsquo;ensemble de la culture de toute typologie d&rsquo;abus et exactions commises par de puissants notables contre les plus faibles, femmes et hommes.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Ainda estou aqui<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\">Changement d&rsquo;espace et de temps. Direction le Br\u00e9sil, dans une jolie maison \u00e0 deux pas de la plage de Copacabana. Un endroit idyllique si ce n&rsquo;\u00e9tait le d\u00e9but des ann\u00e9es 70, lorsque la dictature militaire br\u00e9silienne a amplifi\u00e9 sa spirale r\u00e9pressive depuis le coup d&rsquo;\u00c9tat de 1964. Ainda estou aqui, ou Je suis encore ici, est la derni\u00e8re \u0153uvre du cin\u00e9aste br\u00e9silien Walter Selles et raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;Eunice, \u00e9pouse de l&rsquo;ancien d\u00e9put\u00e9 travailliste br\u00e9silien Rubens Paiva, \u00ab\u00a0disparu\u00a0\u00bb apr\u00e8s son arrestation par des agents des forces arm\u00e9es. Le film part des souvenirs d&rsquo;adolescence du r\u00e9alisateur et s&rsquo;appuie sur le livre \u00e9crit par le fils du d\u00e9put\u00e9 \u00ab\u00a0disparu\u00a0\u00bb. En r\u00e9alit\u00e9, l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne d&rsquo;une bataille \u00e9pique pour rendre justice \u00e0 la m\u00e9moire de son mari est Eunice, \u00e9pouse et veuve de Rubens Paiva et m\u00e8re de Marcelo Paiva, l&rsquo;auteur des m\u00e9moires, elle qui par la suite parvient \u00e0 devenir une illustre avocate des droits des populations indig\u00e8nes en Br\u00e9sil.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\">Selles, d\u00e9j\u00e0 connu pour avoir cr\u00e9\u00e9 le film \u00ab\u00a0Carnets de moto\u00a0\u00bb dans lequel il suit le parcours du jeune m\u00e9decin Ernesto Guevara de la Serna, avant que celui-ci devienne le \u00ab\u00a0Che\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 que ce film veut \u00eatre une contribution \u00e0 la m\u00e9moire br\u00e9silienne dans cette p\u00e9riode tr\u00e8s difficile pour le pays o\u00f9 les br\u00e9siliens qui se reconnaissent dans l&rsquo;ancien pr\u00e9sident Jair Bolsonaro tentent de r\u00e9habiliter les ann\u00e9es de la dictature, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une sorte d&rsquo;\u00e9poque dor\u00e9e de croissance et de d\u00e9veloppement.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\">Mais il y a plus. Pour ceux qui ont eu l&rsquo;occasion de conna\u00eetre le Br\u00e9sil, il est clair que, le film de Walter Selles est aussi une m\u00e9taphore des transformations politiques qui ont abouti au mouvement qui a amen\u00e9 et ramen\u00e9 Lula Da Silva \u00e0 la pr\u00e9sidence du g\u00e9ant latino-am\u00e9ricain. Eunice, veuve Paiva, \u00e9voque l&rsquo;incarnation de la transformation politique du Br\u00e9sil au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\">En termes simples, Eunice (et sa g\u00e9n\u00e9ration) repr\u00e9sente la \u00ab\u00a0marraine politique\u00a0\u00bb des ann\u00e9es Lula. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment pour cette raison qu&rsquo;il faut pr\u00eater attention au film de Walter Selles, pour constater que ces hommes et ces femmes courageux sont tomb\u00e9s comme des poires m\u00fbres d\u00e8s que la dictature a jet\u00e9 sa hargne sur les intellectuels et les professionnels de la classe moyenne br\u00e9silienne. Les m\u00e9thodes ont chang\u00e9, mais il n&rsquo;en reste pas moins que la destitution de Dilma Rousseff et l&rsquo;arrestation de Lula da Silva pour des accusations fantomatiques de \u00ab \u00ab\u00a0corruption\u00a0\u00bb d\u00e9montrent que m\u00eame les \u00ab\u00a0filleuls politiques\u00a0\u00bb d&rsquo;Eunice, c&rsquo;est-\u00e0-dire le Br\u00e9sil, qui r\u00e9siste \u00e0 tout ce que repr\u00e9sente Jair Bolsonaro, sont autant fragiles.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><span style=\"color: #000000;\"> El Lugar de la otra,<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\">Restons en Am\u00e9rique du Sud mais passons \u00e0 la c\u00f4te Pacifique chilienne. Et nous arrivons \u00e0 la plus belles des dames perdantes pour ainsi dire, c&rsquo;est-\u00e0-dire aux films en comp\u00e9tition qui n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 prim\u00e9s. El Lugar de la otra, ou La Place de l&rsquo;Autre&#8230; un petit bijou de film au fond tragique. La r\u00e9alisatrice Maite Alberdi raconte une histoire originale de femmes inspir\u00e9e d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement r\u00e9el qui a choqu\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 chilienne au milieu du si\u00e8cle dernier. Un beau jour de 1955, Maria Carolina Geel, \u00e9crivaine connue dans le pays, assassine devant tout le monde son amant dans la salle \u00e0 manger d&rsquo;un h\u00f4tel de luxe \u00e0 Santiago&#8230;<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\">La protagoniste du film est une autre femme, Mercedes, employ\u00e9e du tribunal comp\u00e9tent et secr\u00e9taire du juge charg\u00e9 du dossier. Une s\u00e9rie de regards muets entre l&rsquo;accus\u00e9 et le secr\u00e9taire du parquet d\u00e9clenche chez cette derni\u00e8re une sorte d&rsquo;identification psychologique qui l&rsquo;am\u00e8ne \u00e0 profiter de sa position au tribunal pour aller effectivement vivre dans la maison de l&rsquo;accus\u00e9. Un peu comme si l\u2019\u00e9crivaine meurtri\u00e8re devenait une sorte de mod\u00e8le dont il faut prendre la place, ou un miroir de l\u2019\u00e2me pour l\u2019employ\u00e9e de la justice. Peut-\u00eatre un complexe de classes sociale qui se resoude par la prise de la place de l&rsquo;\u00e9crivaine de la haute par la petite bourgeoise ? Peut-\u00eatre une attirance lesbienne non assum\u00e9e ? Impossible de l&rsquo;affirmer, mais la question est l\u00e9gitime. Ce que nous savons avec certitude, cependant, c&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 la demande de la c\u00e9l\u00e8bre po\u00e9tesse chilienne Gabriela Mistral, par d\u00e9cret pr\u00e9sidentiel, Maria Carolina Geel a obtenu la gr\u00e2ce. Mais ce n\u2019est pas seulement parce que la justice n\u2019est pas aveugle \u00e0 la structure de classe sociale, et par cons\u00e9quent une gr\u00e2ce de classe a sauv\u00e9 l\u2019\u00e9crivain de la prison \u00e0 vie ou de la peine de mort.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\">En fait, ce film de Maite Alberdi nous enseigne une chose inattendue sur la soci\u00e9t\u00e9 patriarcale latino-am\u00e9ricaine, c&rsquo;est \u00e0 dire que les femmes de la haute soci\u00e9t\u00e9 coupables de crimes graves \u00e9taient souvent pardonn\u00e9es avec diverses explications juridiques, et, non pas tant pour rendre service aux femmes en tant que telles, mais plut\u00f4t pour rendre leurs actions invisibles et ainsi maintenir l&rsquo;image de la femme ang\u00e9lique, et en fait contr\u00f4l\u00e9e, dans la soci\u00e9t\u00e9. Il y a aussi un sombre message subliminal dans toute cette histoire, comme l&rsquo;explique la r\u00e9alisatrice, \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9crivaine meurtri\u00e8re revendiquait un droit, celui d&rsquo;\u00eatre&#8230; m\u00e9chante\u00a0\u00bb&#8230; comme le sont les hommes. Le droit des femmes \u00e0 la m\u00e9chancet\u00e9&#8230; sic, voil\u00e0 mati\u00e8re \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir.\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #000000;\">Terminons par une derni\u00e8re r\u00e9flexion : vus les lieux o\u00f9 se joue le drame, une courte digression politique est due de ma part, en tant qu\u2019homme n\u00e9 dans le sud de l&rsquo;Europe : le Santiago des ann\u00e9es 1950, comme Buenos Aires, Montevideo, Sao Paulo et Rio de Janeiro de ces ann\u00e9es-l\u00e0, n&rsquo;ont rien \u00e0 envier en termes de d\u00e9veloppement \u00e9conomique et culturel \u00e0 Lisbonne, Madrid, Barcelone, Rome, Milan et Ath\u00e8nes de la m\u00eame \u00e9poque. Il serait bon que nous, les PIGS d&rsquo;Europe (portugais, italiens, grecs et espagnols), comme ils nous d\u00e9crivent maintenant dans l&rsquo;anglosph\u00e8re et sous des latitudes plus septentrionales, nous souvenions que ces pays du c\u00f4ne sud de l&rsquo;Am\u00e9rique latine, y compris le sud du Br\u00e9sil, ont gliss\u00e9 dans le\u00a0 \u00ab\u00a0tiers-monde\u00a0\u00bb en raison d&rsquo;un assaut n\u00e9olib\u00e9ral anglo-am\u00e9ricain prolong\u00e9&#8230; il conviendrait de garder cela \u00e0 l&rsquo;esprit pour ne pas finir de la m\u00eame mani\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avant de proposer dans une prochaine chronique, un regard critique sur les deux derni\u00e8res \u0153uvres de deux ma\u00eetres du cin\u00e9ma\u00a0: l&rsquo;Espagnol Pedro Almodovar et le Grec Costa Gavras, donnons dans&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/festival-de-saint-sebastien-les-perdantes-magnifiques\/\">Lire plus &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4878,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[38],"tags":[],"class_list":["post-4885","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema-critique"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4885","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4885"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4885\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4878"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4885"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4885"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4885"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}