{"id":4632,"date":"2023-10-17T18:53:17","date_gmt":"2023-10-17T16:53:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/?p=4632"},"modified":"2023-10-17T18:53:17","modified_gmt":"2023-10-17T16:53:17","slug":"festival-de-cinema-de-san-sebastian-puan-meilleure-scenographie","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/festival-de-cinema-de-san-sebastian-puan-meilleure-scenographie\/","title":{"rendered":"Festival de cin\u00e9ma de San Sebastian : \u201cPuan\u201d meilleure sc\u00e9nographie"},"content":{"rendered":"<p class=\"western\" lang=\"it-IT\"><a href=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Puan.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-4633 alignleft\" src=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Puan-221x300.jpg\" alt=\"\" width=\"221\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Puan-221x300.jpg 221w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Puan-133x180.jpg 133w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Puan-111x150.jpg 111w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Puan-89x120.jpg 89w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Puan.jpg 310w\" sizes=\"(max-width: 221px) 100vw, 221px\" \/><\/a>Le film argentin<i> Puan<\/i> r\u00e9alis\u00e9 par Benjamin Naishtat et Naria Alch\u00e9 a remport\u00e9 deux prix lors de la 71e \u00e9dition du Festival international du long m\u00e9trage de San Sebastian\u00a0: le prix de la meilleure sc\u00e9nographie et le prix de la meilleure interpr\u00e9tation, qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 l\u2019acteur Marcelo Subiotto ex aequo avec le japonais Tatsuya Fuji. La distinction de la meilleure photographie et le prix sp\u00e9cial du jury ont \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9s \u00e0 un film scandinave se d\u00e9roulant au Groenland et intitul\u00e9s <em>Kalak.<\/em><\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Nous discuterons donc de trois films : l\u2019Argentin Puan, le Japonais grande Absence et le Scandinave <em>Kalak.<\/em><\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Le titre <em>Puan<\/em> tire son nom d\u2019un acronyme de l\u2019universit\u00e9 autonome de Buenos Aires. Ce film de Naishat et Alch\u00e9 raconte, sous forme de com\u00e9die, une bataille entre deux professeurs de philosophie qui se disputent le poste en fac de leur \u00ab\u00a0maestro\u00a0\u00bb d\u00e9c\u00e9d\u00e9.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Les auteurs du film proposent une \u00ab com\u00e9die philosophique \u00bb dans laquelle surgit le gouffre entre th\u00e9orie et enseignement d\u2019une part, et la dure r\u00e9alit\u00e9 du quotidien des enseignants mal pay\u00e9s de l\u2019autre. En r\u00e9alit\u00e9, ce film offre bien plus, car il met en lumi\u00e8re la r\u00e9sistance h\u00e9ro\u00efque des professeurs et des \u00e9tudiants universitaires pour la d\u00e9fense de l\u2019\u00e9ducation publique en Argentine. Il serait donc plus appropri\u00e9 de parler d\u2019une tragi-com\u00e9die politico-philosophique. De plus, le film arrive \u00e0 point nomm\u00e9 alors que des forces occultes en Argentine se manifestent ouvertement pour privatiser l\u2019\u00e9ducation selon des mod\u00e8les n\u00e9olib\u00e9raux. Les deux r\u00e9alisateurs esp\u00e8rent que les succ\u00e8s de Puan au Pays basque pourront donner des ailes \u00e0 la d\u00e9fense de l\u2019enseignement public. Nous sommes de tout coeur avec eux afin que les terres m\u00e9ridionales de l\u2019Am\u00e9rique puissent mieux r\u00e9sister que nos \u00e9tablissements de l\u2019\u00e9ducation sup\u00e9rieure sous nos latitudes septentrionales.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\"><em>Great Absence<\/em>, le film japonais r\u00e9alis\u00e9 par Kei Chika Ura et mettant en vedette l\u2019acteur Tatsuya Fuji, est un petit joyau sur la trag\u00e9die qu\u2019est la d\u00e9mence s\u00e9nile, h\u00e9las de plus en plus fr\u00e9quente aujourd\u2019hui. L\u2019histoire est simple \u00a0: un fils que son p\u00e8re a abandonn\u00e9 apprend par la police qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9. Il se rend donc dans le nord du Japon o\u00f9 il r\u00e9sideet tente de se r\u00e9concilier avec lui. Fragments, souvenirs, sensations&#8230; impossibles \u00e0 partager et plus encore \u00e0 raconter se succ\u00e8dent par touches, \u00e9clats tout au long des 152\u00a0minutes quz dure le film.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">C\u2019est sans doute trop long mais, faut-il ajouter \u00e0 sa d\u00e9charge, il est impossible d\u2019identifier les passages \u00e0 supprimer. La Coquille d\u2019argent bien m\u00e9rit\u00e9e pour la meilleure interpr\u00e9tation a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9e \u00e0 Tatsuya Fuji ; le film lui-m\u00eame toutefois aurait aussi m\u00e9rit\u00e9 une distinction.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\"><em>Kalak<\/em>, le titre du film qui a remport\u00e9 le Coquille de la meilleure photographie et le prix du jury. Les autochtones du Groenland utilisent le mot Kalak, \u00e0 la fois pour d\u00e9finir un Groenlandais authentique et pour traiter d\u2019idiots les anciens colonisateurs scandinaves qui reviennent souvent au Groenland en tant que fonctionnaires, soldats ou m\u00e9decins et infirmi\u00e8res du Danemark. Ce film d\u2019Isabella Eklof est bas\u00e9 sur l\u2019autobiographie de Kim Leine (devenu sc\u00e9nariste du film) qui a pass\u00e9 des ann\u00e9es au Groenland comme infirmier dans des zones recul\u00e9es du territoire.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\"><em>Kalak<\/em> est une belle et triste histoire, bien intentionn\u00e9e, probablement avec des objectifs subliminaux de r\u00e9demption de l\u2019\u00e2me, selon des param\u00e8tres \u00e9galement inconscients dans la culture luth\u00e9rienne de Scandinavie. Un enfant, abus\u00e9 sexuellement par son p\u00e8re, p\u00e9dophile imp\u00e9nitent, devient adulte et infirmier\u00a0; il d\u00e9m\u00e9nage avec sa jeune famille pour travailler dans les immenses territoires du Groenland, loin de tout et surtout de la maison paternelle \u00e0 Copenhague o\u00f9 son p\u00e8re a abus\u00e9 de lui. L\u2019infirmier tente d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de s\u2019int\u00e9grer au Groenland.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Il existe un terme colonial en anglais qui a fait ses \u00e9preuves en Inde, en Afrique et en Am\u00e9rique du Nord \u00ab\u00a0to go native\u00a0\u00bb, devenir indig\u00e8ne\u00a0; en langue groenlandaise, on dit qu\u2019on devient \u00ab\u00a0Kalak\u00a0\u00bb. Le protagoniste mange donc de la viande de phoque avec passion et baise des femmes autochtones avec une ardeur adult\u00e8re.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Mais il y a des limites insurmontables, m\u00eame pour le d\u00e9sir le plus d\u00e9termin\u00e9 et le plus viking de se r\u00e9inventer en esquimau, <em>Kalak<\/em> du Groenland. Et la m\u00e9taphore qui souligne brutalement ces limites est faite de sang\u00a0: la fille de l\u2019infirmier joue avec les chiens de tra\u00eeneau comme s\u2019il s\u2019agissait de chiots de compagnie\u2026 erreur\u2026 ce sont des loups dress\u00e9s, qui \u00e0 peine manquent de la mettre en pi\u00e8ces par des morsures multiples. De retour dans son pays natal, sa fuite loin de son p\u00e8re a \u00e9chou\u00e9, mais sa vengeance contre son p\u00e8re sera accomplie.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">\u00c0 vrai dire, ces trois films prim\u00e9s signalent de diff\u00e9rentes mani\u00e8res un rapport de filiation masculine. Dans le Puan argentin, les deux professeurs sont en comp\u00e9tition pour pour prendre la place du professeur mort, avatar classique du p\u00e8re. Dans la \u00ab\u00a0Grande Absence\u00a0\u00bb japonaise, le fils se r\u00e9concilie avec son p\u00e8re sous couvert de perte de la raison. Dans le Kalak scandinave, la fuite du p\u00e8re \u00e9choue, mais la vengeance sur le p\u00e8re sera prise.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Si le cin\u00e9ma est une fen\u00eatre sur le monde, il semble qu\u2019\u00e0 notre \u00e9poque, o\u00f9 s\u2019affirment une nouvelle \u00e9mancipation et prise de pouvoir f\u00e9minine et homosexuelle, la r\u00e9ponse des cin\u00e9astes h\u00e9t\u00e9rosexuels consiste \u00e0 explorer la figure du p\u00e8re sous tout ses aspects. Qu\u2019il soit d\u00e9faillant, abuseur ou fou, il s\u2019agit de mieux en comprendre les d\u00e9rives pour ne pas les r\u00e9p\u00e9ter et lui restituer sa v\u00e9ritable fonction.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Nous avions dit dans un article pr\u00e9c\u00e9dent que nous reparlerions des dessins anim\u00e9s. <em>They Shot the Piano Player<\/em> ou ils ont tir\u00e9 sur le pianiste, qui malgr\u00e9 son titre est un dessin anim\u00e9 espagnol de Fernando Trueba et Javier Mariscal. Il s\u2019agit d\u2019une enqu\u00eate sur la disparition en 1976 de Tenorio Junior, le pianiste de Vinicius de Moraes, l\u2019un des grands noms de la musique bossa nova br\u00e9silienne.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Tenorio Junior est disparu \u00e0 Buenos Aires au cours d\u2019une tourn\u00e9e. Il \u00e9tait dans la fleur de l\u2019\u00e2ge et au sommet de sa renomm\u00e9e. Trueba a expliqu\u00e9 pourquoi il a choisi le dessin anim\u00e9 pour donner vie au musicien \u00ab\u00a0desaparecido\u00a0\u00bb durant la dictature des ann\u00e9es\u00a070. Plut\u00f4t qu\u2019un documentaire qui aurait align\u00e9 t\u00e9moignages et hommages au musicien disparu, les cin\u00e9astes ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 lui redonner la vie, la voix et la musique.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">\u00c0 partir d\u2019entretiens et d\u2019archives, Trueba et Mariscal ont donc construit une histoire dynamique sur la vie et la mort de Tenorio Junior. L\u2019enqu\u00eate est confi\u00e9e \u00e0 un personnage invent\u00e9, un certain Jeff, journaliste musical et new-yorkais. Le fait que le choix se soit port\u00e9 sur un Am\u00e9ricain pourrait \u00e0 premi\u00e8re vue sugg\u00e9rer un r\u00e9flexe d\u2019acculturation crypto-coloniale de la part des cin\u00e9astes, mais la r\u00e9ponse de Trueba lors de la conf\u00e9rence de presse a \u00e9t\u00e9 claire. \u00ab D\u2019un c\u00f4t\u00e9, la bossa nova br\u00e9silienne a influenc\u00e9 la musique am\u00e9ricaine bien plus qu\u2019en Espagne, de l\u2019autre, il \u00e9tait important de pousser un Am\u00e9ricain \u00e0 faire face aux responsabilit\u00e9s de son pays, les \u00c9tats-Unis, dans l\u2019\u00e9tablissement de dictatures sanglantes en Am\u00e9rique du Sud \u00bb.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Mariscal a soulign\u00e9 combien le film pr\u00e9sente une grande richesse linguistique qui s\u2019exprime dans les diff\u00e9rents accents qui marquent les m\u00eames langues utilis\u00e9es\u00a0\u00bb, l\u2019anglais am\u00e9ricain, l\u2019espagnol argentin et le portugais br\u00e9silien. Il est dommage que ces vari\u00e9t\u00e9s linguistiques se perdent l\u00e0 o\u00f9 le film sera doubl\u00e9.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Nous concluons cette revue avec un regard sur trois hommes qui ont marqu\u00e9 ce 71<span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\">\u1d49\u00a0<\/span>\u00e9dition du Festival de Saint-S\u00e9bastien chacun \u00e0 leur mani\u00e8re\u00a0: Victor Erice et le prix Donostia (nom basque de Saint-S\u00e9bastien), la pol\u00e9mique autour de Josu \u00ab\u00a0Ternera\u00a0\u00bb, et les \u00ab\u00a0\u00e9bauches pour faire un film\u00a0\u00bb sur Jon Mirande.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Commen\u00e7ons par ce dernier : \u00ab<em> Mirande<\/em>\u00ab\u00a0, film bat egiteko zirriborroa \u00bb, ou \u00ab Mirande, \u00e9bauches pour faire un film \u00bb. Par une s\u00e9rie d\u2019entretiens, Josu Martinez et Miguel Angel Elustondo partent \u00e0 la d\u00e9couverte de Jon Mirande, po\u00e8te basque mort dans la solitude et le d\u00e9sespoir en 1972. Mais il y a un b\u00e9mol particuli\u00e8rement douloureux : Jon Mirande \u00e9tait nazi, misogyne, raciste et p\u00e9dophile\u2026 le film a le m\u00e9rite de vouloir faire la distinction entre le grand po\u00e8te et l\u2019homme aux croyances inf\u00e2mes. La litt\u00e9rature basque a donc son Ezra Pound et son Gabriele D\u2019Annunzio, \u00e9galement grands po\u00e8tes et fascistes convaincus. Il faudra vivre avec les limites politiques de ses grands po\u00e8tes.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">\u00c0 ce propos , rappelons la triste pol\u00e9mique autour du film de Jordi Evole \u00ab\u00a0<em>No me llame Ternera\u00a0\u00bb<\/em>, \u00ab Ne m\u2019appelez pas Ternera, le veau \u00bb. Il s\u2019agit d\u2019un long entretien du r\u00e9alisateur avec l\u2019ancien le militant et leader de l\u2019ETA Josu Urrutikoetxea, surnomm\u00e9 \u00ab Josu Ternera \u00bb. Des associations des victimes du terrorisme ont d\u00e9nonc\u00e9 qu\u2019un leader de l\u2019ETA impliqu\u00e9 dans des attentats ait la parole. Cette col\u00e8re est l\u00e9gitime mais il importe aussi de de conna\u00eetre le contexte historique dans lequel ces choix politiques tragiques ont \u00e9t\u00e9 faits. \u00ab Le sujet est difficile \u00bb, a reconnu le r\u00e9alisateur, \u00ab mais nous ne nous attendions pas \u00e0 une telle prise de position avant m\u00eame d\u2019avoir vu le film \u00bb.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Mais tous ceux qui connaissent le Pays basque, et le contexte historique, savent au fond de leur conscience que si cela fait maintenant 12\u00a0ans que l\u2019ETA a d\u00e9finitivement abandonn\u00e9 la violence, c\u2019est aussi gr\u00e2ce \u00e0 Josu \u00ab\u00a0Ternera\u00a0\u00bb qui a contribu\u00e9 au sein de l\u2019ETA, de l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019organisation pour qu\u2019elle abandonne la violence.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Pour finir : donnons \u00e0 C\u00e9sar ce qui lui revient C\u00e9sar , et a Victor Erice ce qu\u2019il lui revient.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">En 1973, Victor Erice fait irruption dans le cin\u00e9ma espagnol avec \u00ab\u00a0<em>El espiritu de la colmena\u00a0<\/em>\u00bb (l\u2019esprit de la ruche) remportant la Coquille d\u2019or pour son premier film. Dans le paysage aride de l\u2019Espagne d\u2019apr\u00e8s-guerre (on parle ici de guerre civile), la d\u00e9couverte du cin\u00e9ma de la part d\u2019une petite fille lui permet de trouver un refuge intellectuel et des codes culturels pour interpr\u00e9ter le silence des victimes et des monstres de l\u2019Espagne de Franco.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Aujourd\u2019hui, 50 ans plus tard, la petite Ana Torrent, devenue adulte au nom du Festival de Saint-S\u00e9bastien, a remis \u00e0 Erice lui-m\u00eame, le \u00ab donostiarra \u00bb (personne de Saint-S\u00e9bastien) et le Prix de la Carri\u00e8re. M\u00e9moire et m\u00e9lancolie sont deux mots qui ont marqu\u00e9 les discours du maestro. M\u00e9moire d\u2019un Saint-S\u00e9bastien \u00ab dans lequel j\u2019ai grandi aussi en tant que spectateur de cin\u00e9ma \u00bb a-t-il racont\u00e9, notamment le souvenir du premier film \u00ab La pr\u00e9sentation des <em>Nuits de Cabiria<\/em>, dans lequel il y avait un certain Federico Fellini en smoking blanc \u00bb. M\u00e9lancolie, car le Maestro Erice estime que \u00ab maintenant, de l\u2019invention des fr\u00e8res Lumi\u00e8re, il nous reste seulement la salle de cin\u00e9ma \u00bb. Erice a expliqu\u00e9 comment l\u2019industrie audiovisuelle communique quelque chose de diff\u00e9rent de l\u2019exp\u00e9rience commune\u00a0 d\u2019\u00eatre ensemble pour regarder un film devant un \u00e9cran g\u00e9ant. Mais la m\u00e9lancolie ne veut pas dire que tout est perdu, avec Antonio Gramsci, Romain Rolland et d\u2019autres, Victor Erice croit \u00e0 \u00ab\u00a0l\u2019optimisme de la volont\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le film argentin Puan r\u00e9alis\u00e9 par Benjamin Naishtat et Naria Alch\u00e9 a remport\u00e9 deux prix lors de la 71e \u00e9dition du Festival international du long m\u00e9trage de San Sebastian\u00a0: le&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/festival-de-cinema-de-san-sebastian-puan-meilleure-scenographie\/\">Lire plus &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":true,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[76,38,36],"tags":[28,154],"class_list":["post-4632","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-une","category-cinema-critique","category-critiques","tag-cinema-2","tag-festival-de-saint-sebastien"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4632","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4632"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4632\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4632"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4632"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4632"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}