{"id":4624,"date":"2023-10-06T19:24:31","date_gmt":"2023-10-06T17:24:31","guid":{"rendered":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/?p=4624"},"modified":"2023-10-06T19:26:03","modified_gmt":"2023-10-06T17:26:03","slug":"saint-sebastien-un-festival-de-cinema-feminin-et-feministe","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/saint-sebastien-un-festival-de-cinema-feminin-et-feministe\/","title":{"rendered":"Saint S\u00e9bastien, un festival de cin\u00e9ma f\u00e9minin et f\u00e9ministe"},"content":{"rendered":"<p class=\"western\" lang=\"it-IT\"><a href=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/SS71.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-4625\" src=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/SS71-225x300.jpg\" alt=\"\" width=\"225\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/SS71-225x300.jpg 225w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/SS71-135x180.jpg 135w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/SS71-113x150.jpg 113w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/SS71-90x120.jpg 90w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/SS71.jpg 750w\" sizes=\"(max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><\/a>La 71e\u00a0\u00e9dition du Festival international du film de Saint-S\u00e9bastien s\u2019est termin\u00e9e par une victoire \u00ab\u00a0\u00e0 domicile\u00a0\u00bb\u00a0: la r\u00e9alisatrice Jasone Camborda, originaire de Saint-S\u00e9bastien, a remport\u00e9 la prestigieuse <i>Concha de Oro<\/i> avec le film \u00ab\u00a0O corno\u00a0\u00bb. Avant d\u2019entrer dans le m\u00e9rite des films, il faut souligner qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un festival \u00e0 la fois f\u00e9minin et f\u00e9ministe. Le nombre de films r\u00e9alis\u00e9s par des r\u00e9alisatrices d\u2019une part et centr\u00e9s sur des probl\u00e9matiques qui touchent particuli\u00e8rement les femmes de l\u2019autre a marqu\u00e9 le ton et le genre du festival. Voil\u00e0 pourquoi il me semble opportun de d\u00e9dier cette premi\u00e8re chronique non seulement aux films prim\u00e9s et dirig\u00e9s par des femmes, mais \u00e9galement aux films non prim\u00e9s, mais marqu\u00e9s par des histoires ayant les femmes comme protagonistes.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">\u00ab\u00a0O corno\u00a0\u00bb veut dire en langue galicienne grain de siegle, un \u00e9l\u00e9ment naturel bien connu par les sages-femmes d\u2019antan et utilis\u00e9 pour provoquer des fausses couches, pour interrompre les grossesses non d\u00e9sir\u00e9es \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 l\u2019avortement \u00e9tait ill\u00e9gal et s\u00e9v\u00e8rement puni par la l\u00e9gislation en vigueur. L\u2019histoire se d\u00e9roule dans la Galice rurale en 1971, les derni\u00e8res ann\u00e9es de la dictature franquiste, \u00ab\u00a0tardo-franquismo\u00a0\u00bb comme on dit en Espagne, mais encore avec toutes ses dents r\u00e9pressifs, et une \u00e9poque o\u00f9 l\u2019interruption volontaire de la grossesse \u00e9tait non seulement interdite, mais aussi s\u00e9v\u00e8rement puni.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">O corno, le film, est donc l\u2019histoire d\u2019une sage-femme paysanne qui doit fuir au Portugal et vivre clandestinement. Les images de la vie de la protagoniste, interpr\u00e9t\u00e9e par la danseuse Janet Novas, et des femmes qu\u2019elle aide \u00e0 accoucher et \u00e0 avorter, se concentrent sur la relation avec leur propre corps. Jaione Camborda a dit qu\u2019elle voulait faire un film \u00ab\u00a0physique, corporel\u00a0\u00bb qui puisse communiquer la dimension mammif\u00e8re, du corps de la femme.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Le corps de la femme, lieu magique de l\u2019enfantement, est une vieille histoire qui resurgit. Rappelons que suite \u00e0 ses recherches, Margaret Mead, fameuse anthropologue am\u00e9ricaine, expliquait la division des r\u00f4les dans les soci\u00e9t\u00e9s primitives, par le fait que les hommes fabriquent objets et outils parce qu\u2019ils sont incapables de \u201cfabriquer\u201d des personnes, comme leurs compagnes (<i>men make things because they can\u2019t make people, only women make people<\/i>).<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Maria Zamora, la productrice du film, a soulign\u00e9 ce lien de \u201csororit\u00e9\u201d entre sages-femmes et parturiantes et autres femmes leur permettant souvent de r\u00e9soudre des situations difficiles. Camborda, la r\u00e9alisatrice a \u00e9galement d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il ne s\u2019agit pas seulement de rendre hommage \u00e0 ces r\u00e9seaux de solidarit\u00e9 f\u00e9minine du pass\u00e9 r\u00e9cent, mais de r\u00e9it\u00e9rer le droit des femmes de continuer \u00e0 choisir librement leur sort en mati\u00e8re d\u2019interruption volontaire de grossesse.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">L\u2019Espagne craint-elle un retour au pass\u00e9 ? Un autre film l\u2019\u00e9voque. La r\u00e9alisatrice Silvia Munt plante le d\u00e9cor dans les ann\u00e9es 70. \u00ab Las buenas companias \u00bb traduit en fran\u00e7ais \u00ab En compagnie des femmes \u00bb relate l\u2019 histoire typique d\u2019une jeune fille de 16 ans, qui tombe enceinte et veut se faire avorter. Le film est un hommage \u00e0 un groupe de militantes de la ville de Renteria, p\u00e9riph\u00e9rie de Saint-S\u00e9bastien, qui ont aid\u00e9 de nombreuses femmes \u00e0 avorter avant la l\u00e9galisation de l\u2019avortement en 1985. M\u00eame si le film reproduit fid\u00e8lement l\u2019environnement militant de ce collectif, curieusement, il n\u2019y a aucune r\u00e9f\u00e9rence directe au contexte cr\u00e9\u00e9 par la lutte arm\u00e9e ayant influenc\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 basque de ces ann\u00e9es-l\u00e0.<br \/>\nJe disais plus haut que j\u2019ai l\u2019impression que l\u2019Espagne craint un retour du pass\u00e9 ; \u00e0 rebours on peut affirmer que le Pays basque veut oublier le sien, marqu\u00e9 par la violence politique. Nous reviendrons sur ce sujet dans de prochaines chroniques.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Revenons aux laur\u00e9ats du festival. Tzu Hui Peng et Ping Wen Wang, deux r\u00e9alisatrices ta\u00efwanaises, ont remport\u00e9 la Coquille d\u2019argent du meilleur r\u00e9alisateur. Chung Xing, traduit par A <em>Journey in Spring<\/em> est l\u2019histoire d\u2019un homme tourment\u00e9 par le remords apr\u00e8s la mort de sa femme alors que d\u00e9cline le mod\u00e8le familial traditionnel \u00e0 Taiwan. Les r\u00e9alisatrices ont soulign\u00e9 qu\u2019elles avaient tourn\u00e9 le film en hokkien, la langue indig\u00e8ne de l\u2019\u00eele. Il s\u2019agit de se d\u00e9marquer de la pr\u00e9dominance du mandarin qui commence \u00e0 marginaliser la langue locale, ont pr\u00e9cis\u00e9 les deux directrices. Impossible de ne pas voir dans ce message linguistique une critique voil\u00e9e de la Chine continentale\u2026<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\"><em>El sueno de la Soltana<\/em>, Le R\u00eave de la Sultane, de la r\u00e9alisatrice Isabel Herguera a remport\u00e9 le prix du cin\u00e9ma basque. Il s\u2019agit d\u2019un dessin anim\u00e9 inspir\u00e9 de l\u2019histoire de l\u2019\u00e9crivain Rokeya Hussain, figure de proue de l\u2019\u00e9mancipation des femmes dans le sous-continent indien. \u00c9crit en 1905, <em>Le R\u00eave de la Sultane<\/em> d\u00e9crit un monde utopique gouvern\u00e9 par des femmes qui ont pris leur destin en main. Force est de constater que le film est une r\u00e9interpr\u00e9tation contemporaine vue \u00e0 travers le prisme de notre monde globalis\u00e9 d\u2019une histoire se d\u00e9roulant dans ce qui fut \u00ab\u00a0la Perle de l\u2019Empire britannique\u00a0\u00bb. La pr\u00e9sence d\u2019Indiens bengalais, dont l\u2019auteure-compositrice-interpr\u00e8te Moushumi Bhowmik, dans la production du film a certainement contribu\u00e9 \u00e0 ce que la transformation du \u00ab\u00a0R\u00eave de la Sultane\u00a0\u00bb en symbole du f\u00e9minisme mondial ne perde pas ses racines indiennes. Chelo Loureiro, la productrice du film, a d\u2019autre part, d\u00e9fendu le choix de la bande dessin\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0le dessin anim\u00e9 n\u2019est pas un genre de film, mais un outil pour raconter diff\u00e9rentes histoires\u00a0\u00bb, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9. Peut-\u00eatre a-t-elle raison puisque ce n\u2019est pas le seul dessin anim\u00e9 qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre couvert \u00e0 ce festival.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Nous terminons cette chronique avec trois autres films \u00e9trangers qui parlent de la condition f\u00e9minine. Il s\u2019agit de <em>Royal Hotel<\/em> de la r\u00e9alisatrice australienne Kitty Green, <em>All Dirt Roads Taste of Salt<\/em> de l\u2019Afro-Am\u00e9ricaine Raven Jackson et <em>Hi mom<\/em> (salut Maman) de la Russe Ilia Malakova. Les protagonistes de Royal Hotel sont deux jeunes filles am\u00e9ricaines qui, pour financer un voyage en Australie, finissent par travailler dans un bar dans l\u2019arri\u00e8re-pays isol\u00e9 de l\u2019Australie profonde. Les deux jeunes femmes se font passer pour des Canadiennes, estimant pouvoir ainsi mieux s\u2019int\u00e9grer en Australie. M\u00eame sans jamais subir de violence physique explicite, les femmes sont victimes de ce que le r\u00e9alisateur Green d\u00e9finit comme des \u00ab\u00a0micro-agressions constitu\u00e9es de comportements et non de violence explicite\u00a0\u00bb. Cette \u00ab\u00a0antichambre\u00a0\u00bb de violence comportementale qui ne franchit jamais la fronti\u00e8re de l\u2019agression physique envers les deux jeunes filles est marqu\u00e9e par la brutalit\u00e9 verbale et l\u2019ivresse des hommes qui fr\u00e9quentent ce bar \u00e9loign\u00e9 de l\u2019<em>Outback<\/em> australien.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Ce qui ressort du film, c\u2019est le contraste terrifiant entre la beaut\u00e9 du paysage naturel et la laideur du comportement humain. Curieusement, un autre contraste subtil est apparu lors de la conf\u00e9rence de presse\u00a0: comme s\u2019il existait une perception culturelle diff\u00e9rente de ce que signifie le terme \u00ab\u00a0violence machiste\u00a0\u00bb. M\u00eame si la r\u00e9alisatrice de culture australienne a insist\u00e9 sur l\u2019absence de violence, parce que les filles ne sont pas agress\u00e9es et parce que les hommes du film, bien qu\u2019ivres et vulgaires, ne commettent aucun d\u00e9lit de violence qui pourrait \u00eatre puni par la loi, les journalistes espagnoles ont insist\u00e9 pour poser des questions sur la violence machiste du film\u2026 Peut-\u00eatre s\u2019agit-il d\u2019un contraste voil\u00e9, entre une culture l\u00e9galiste comme la culture anglo-saxonne et une culture humaniste comme la culture latine, qui d\u00e9ferle \u00e9galement sur le monde f\u00e9minin dans une dimension aussi cruciale que la conception de ce qu\u2019est la violence.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\"><em>All Dirt Roads taste of Salt<\/em>, ou \u00ab toutes les routes de terre ont le go\u00fbt du sel \u00bb est un portrait de femmes afro-am\u00e9ricaines de diverses g\u00e9n\u00e9rations, m\u00e8res, filles, grand-m\u00e8res, s\u0153urs, dans le contexte humide et chaud, boueux et pluvieux du delta du Mississippi. Le compagnon incontournable du film est la p\u00eache au poisson-chat et la splendeur des chants choraux soul dans les \u00e9glises de campagne. Mais pour votre serviteur qui a toujours cru , de mani\u00e8re tr\u00e8s politiquement incorrecte, que dans le sud des \u00c9tats-Unis, subsistaient encore les lois raciales \u00e0 la Jim Crow, le Klu Klux Klan\u2026 le film de Raven Jackson apporte un vibrant d\u00e9menti qui a aussi un air de revanche. Et le message, m\u00eame s\u2019il est peut-\u00eatre involontaire, est clair\u00a0: les Afro-Am\u00e9ricains appartiennent \u00e0 la terre du Sud. C\u2019est au Sud qui, avec leur sueur, leurs larmes, leur sang, qui avec leur travail et leur musique, ont marqu\u00e9 de mani\u00e8re ind\u00e9l\u00e9bile ces terres sudistes des \u00c9tats-Unis. En d\u2019autres termes, les Afro-Am\u00e9ricains sont au Sud, bien plus qu\u2019une communaut\u00e9 ethnoculturelle parmi d\u2019autres dans un melting pot qui n\u2019arrive pas \u00e0 traverser la barri\u00e8re raciale comme ils le font au Nord.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"it-IT\">Des rives du Mississippi aux rives de la Neva \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg. <i> Salut maman,<\/i> c\u2019est le premier travail d\u2019Ilia Malakova. La m\u00e8re de deux s\u0153urs et grand-m\u00e8re de deux petites filles dispara\u00eet sans laisser de trace, on ne sait pas si elle est vivante ou morte. Le film traite des effets de la disparition sur la famille, d\u00e9sormais dirig\u00e9e par la fille a\u00een\u00e9e, principale protagoniste de l\u2019histoire. En r\u00e9alit\u00e9, il est impossible de ne pas voir dans cette histoire de femmes c\u00e9libataires dans laquelle les hommes n\u2019interviennent que comme partenaires sexuels occasionnels, l\u2019id\u00e9e d\u2019un gyn\u00e9c\u00e9e matriarcal essayant d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de retrouver de l\u2019ordre apr\u00e8s la disparition de la m\u00e8re, pilier de la famille. Toutes les interpr\u00e9tations sont possibles, y compris celle de la Russie consid\u00e9r\u00e9e comme m\u00e8re, \u00ab\u00a0Sainte m\u00e8re Russie\u00a0\u00bb, ou celle nostalgique de la disparition de l\u2019Union sovi\u00e9tique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La 71e\u00a0\u00e9dition du Festival international du film de Saint-S\u00e9bastien s\u2019est termin\u00e9e par une victoire \u00ab\u00a0\u00e0 domicile\u00a0\u00bb\u00a0: la r\u00e9alisatrice Jasone Camborda, originaire de Saint-S\u00e9bastien, a remport\u00e9 la prestigieuse Concha de Oro&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/saint-sebastien-un-festival-de-cinema-feminin-et-feministe\/\">Lire plus &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[38,36],"tags":[],"class_list":["post-4624","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cinema-critique","category-critiques"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4624","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4624"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4624\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4624"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4624"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4624"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}