{"id":4155,"date":"2019-09-24T14:18:33","date_gmt":"2019-09-24T12:18:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/?p=4155"},"modified":"2019-09-29T11:33:04","modified_gmt":"2019-09-29T09:33:04","slug":"4155-2","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/4155-2\/","title":{"rendered":"67e Festival de Saint-S\u00e9bastien : Les t\u00e9n\u00e8bres du Kazakhstan"},"content":{"rendered":"\r\n<h2 class=\"wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\u00a0<\/h2>\r\n\r\n\r\n\r\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\">\r\n<figcaption><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-4161\" src=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/index-2.jpg\" alt=\"\" width=\"345\" height=\"146\" srcset=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/index-2.jpg 345w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/index-2-300x127.jpg 300w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/index-2-260x110.jpg 260w, http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/index-2-160x68.jpg 160w\" sizes=\"(max-width: 345px) 100vw, 345px\" \/><\/figcaption>\r\n<\/figure>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Commen\u00e7ons cette chronique avec un film du Kazakhstan: A Dark-Dark Man, (un homme sombre), film d&rsquo;Adilkhan Yerzhanov, en comp\u00e9tition officielle pour la Coquille d&rsquo;or du festival. L&rsquo;histoire tourne autour d&rsquo;assassinats et viols d&rsquo;enfants dans des villages paum\u00e9s de la steppe casaque. Afin de couvrir les vrais coupables, un d\u00e9tective re\u00e7oit l&rsquo;ordre de clore l&rsquo;enqu\u00eate en chargeant un handicap\u00e9 mental qui n\u2019y est pour rien. L&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;une journaliste complique cette sordide op\u00e9ration de maquillage.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><strong>Un Gilles de Rais contemporain<\/strong><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Par del\u00e0\u00a0 ce macabre fait divers qui rappelle le sanglant Gilles de Rais, l'\u00a0\u00bbhomme sombre\u00a0\u00bb du Kazakhstan est un courageuse d\u00e9nonciation de la catastrophe sociale et morale \u00a0de ce pays\u00a0 surgi de \u00a0d\u00e9combres de l&rsquo;Union sovi\u00e9tique. La corruption comme mode de vie, l&rsquo;abus de pouvoir\u00a0 et l\u2019impunit\u00e9 d&rsquo;un pouvoir d\u00e9tenus par des ca\u00efds et des mafieux. L&rsquo;\u0153uvre de Yerzhanov est un coup de poing \u00e0 l&rsquo;estomac de ceux qui voyaient dans l&rsquo;effondrement de l&rsquo;ancienne superpuissance, un quelconque espoir civique. Le langage ici, illustre l&rsquo;ab\u00eeme entre th\u00e9orie et la pratique d&rsquo;une enqu\u00eate polici\u00e8re \u00a0qui se d\u00e9roule avec les apparences de la l\u00e9galit\u00e9: les policiers \u00a0s\u2019expriment comme s&rsquo;ils \u00e9taient des figurants de s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s am\u00e9ricaines\u00a0: ils parlant au nom de la Loi (5<sup>e<\/sup> \u00a0amendement, droits Miranda) alors que la r\u00e9alit\u00e9 c\u2019est la loi de la jungle. Ce film, o\u00f9 se m\u00ealent les langue casaque et \u00a0russe a un aussi un grand m\u00e9rite, de nature esth\u00e9tique: la photographie. Les paysages, les sc\u00e8nes et las premiers plans ne peuvent pas laisser le spectateur indiff\u00e9rent.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Le prix pour la photo, serait m\u00e9rit\u00e9. Mais il y a aussi un petit d\u00e9tail qui ne nous a pas \u00e9chapp\u00e9: les seuls deux caract\u00e8res positifs du film, ladite journaliste et l&rsquo;ancien copain d&rsquo;\u00e9cole du d\u00e9tective qui vit en peintre-ermite dans un bled plus paum\u00e9s que les autres, elle d&rsquo;ethnie casaque lui russe, sont uniquement russophones. Peut-\u00eatre un brin de nostalgie de l&rsquo;ancienne \u00e9poque, o\u00f9 le pouvoir, le vrai, s&rsquo;exprimait en russe.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Venons \u00e0 \u00ab\u00a0Africa\u00a0\u00bb, l&rsquo;\u0153uvre du jeune r\u00e9alisateur isra\u00e9lien Oren Gerner, un portrait intime d&rsquo;une coupe d&rsquo;isra\u00e9liens \u00e0 la retraite qui font face aux changements dans la soci\u00e9t\u00e9 et s&rsquo;adaptent mal \u00e0 une jeunesse, arrogante et incomp\u00e9tente. Voil\u00e0 que l&rsquo;Afrique des parcs naturels de Namibie, avec ses animaux exotiques entre en sc\u00e8ne comme \u00e9vasion. Faut le dire, vu le niveau de la production audiovisuelle de l&rsquo;\u00c9tat h\u00e9breu, on s&rsquo;attendait bien plus.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><strong>Heroic Losers\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"has-drop-cap\">Terminons cette chronique avec un petit bijou argentin: \u00ab\u00a0La Odisea de los giles\u00a0\u00bb, traduit en Anglais par \u00ab\u00a0Heroic Losers\u00a0\u00bb, les perdants h\u00e9roiques. Ce film r\u00e9alis\u00e9 par S\u00e9bastian Borensztein ayant comme protagoniste le fameux acteur argentin Ricardo Darin, est une adaptation d&rsquo;un livre de Eduardo Sancheri et raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un groupe de citoyens escroqu\u00e9s par un banquier qui arrivent \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer leur argent, pendant la crise qui s\u00e9vit l&rsquo;Argentine en 2001, le notoire, \u00ab\u00a0corralito\u00a0\u00bb, \u00e9poque o\u00f9 les banques bloquaient l&rsquo;acc\u00e8s des citoyens \u00e0 son propre argent. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;histoire de gens d&rsquo;une petite ville de la province rurale qui veulent relancer l&rsquo;\u00e9conomie locale en \u00e9tablissant une coop\u00e9rative et par na\u00efvet\u00e9 ils se font escroquer par un banquier sans scrupules. Les pauvres escroqu\u00e9s, qui paraissent une arm\u00e9e Brancaleone du 21 si\u00e8cle s&rsquo;organisent, identifient l&rsquo;endroit o\u00f9 l&rsquo;escroc a cach\u00e9 leur argent et gagnent. H\u00e9ro\u00efques, oui, mais pas perdants.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>&nbsp;<\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Commen\u00e7ons cette chronique avec un film du Kazakhstan: A Dark-Dark Man, (un homme sombre), film d&rsquo;Adilkhan Yerzhanov, en comp\u00e9tition officielle pour la Coquille d&rsquo;or du festival. 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