{"id":401,"date":"2012-01-06T01:51:43","date_gmt":"2012-01-05T23:51:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/?p=401"},"modified":"2024-03-23T13:15:42","modified_gmt":"2024-03-23T11:15:42","slug":"paris-et-le-createur-etranger-une-histoire-damour","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/paris-et-le-createur-etranger-une-histoire-damour\/","title":{"rendered":"Paris et le cr\u00e9ateur \u00e9tranger : une histoire d\u2019amour ?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Texte initialement lu lors d&rsquo;un colloque sur les cr\u00e9ateurs \u00a0\u00e9trangers \u00e0 Paris \u00a0<em>27 novembre 2004<\/em><\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/spip.php?auteur14\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-402\" title=\"tzvetan_1_\" src=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/tzvetan_1_.jpg\" alt=\"\" width=\"90\" height=\"99\" \/>Tzvetan Todorov<br \/>\n<\/a><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p>A coup s\u00fbr, Paris est la ville des amoureux.<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p>M\u00eame si je ne connais pas de statistiques fiables \u00e0 cet \u00e9gard, c\u2019est incontestablement le lieu du monde o\u00f9 l\u2019on voit le plus de couples s\u2019embrasser dans la rue. Est-elle aussi la ville la plus hospitali\u00e8re pour les artistes, et notamment pour les \u00e9crivains de pays autres\u00a0que la France\u00a0? Ils y viennent certes nombreux, attir\u00e9s par la r\u00e9putation d\u2019une ville-capitale culturelle, o\u00f9 artistes et \u00e9crivains sont pris au s\u00e9rieux par l\u2019opinion publique, c\u2019est-\u00e0-dire par les m\u00e9dias, par les hommes politiques et donc aussi par d\u2019\u00e9ventuels bailleurs de fonds. Ils y b\u00e9n\u00e9ficient en plus des avantages du d\u00e9paysement, cet \u00e9tat particulier qui nous d\u00e9tache de notre culture d\u2019origine sans nous la rendre \u00e9trang\u00e8re, qui nous permet le rapprochement avec la culture d\u2019accueil sans pour autant la faire dispara\u00eetre dans l\u2019habitude devenue seconde nature\u00a0; ce d\u00e9paysement qui nous apprend \u00e0 porter un regard plus lucide tant sur soi que sur les autres. Mais, tr\u00e8s vite, une question se pose qui divise ces cr\u00e9ateurs \u00e9trangers en deux grands groupes. A la diff\u00e9rence des peintres, des musiciens ou des cin\u00e9astes, en effet, les \u00e9crivains ne disposent pas d\u2019un langage universel mais s\u2019expriment dans une langue particuli\u00e8re, compr\u00e9hensible pour les uns, opaque pour les autres. Mis \u00e0 part les auteurs provenant d\u2019autres pays ou r\u00e9gions francophones, tous se trouvent plac\u00e9s devant ce choix\u00a0: se contenter de profiter de leur pr\u00e9sence dans cette ville et de son agitation artistique, pour poursuivre leur action dans leur langue et leur pays d\u2019origine\u00a0; ou bien devenir les acteurs de la vie culturelle parisienne. Plus concr\u00e8tement, la question se pose pour eux\u00a0: se serviront-ils toujours de leur langue natale ou \u00e9criront-ils d\u00e9sormais en fran\u00e7ais\u00a0?<\/p>\n<p>Le cr\u00e9ateur \u00e9tranger suscite \u00e0 Paris curiosit\u00e9, voire bienveillance tant qu\u2019il reste suffisamment \u00e9tranger. Quand il commence \u00e0 participer \u00e0 la vie fran\u00e7aise, il perd peu \u00e0 peu son aura exotique et se trouve pris dans la comp\u00e9tition locale acharn\u00e9e, o\u00f9 les appel\u00e9s sont l\u00e9gion mais les \u00e9lus peu nombreux. On pourrait \u00e9voquer \u00e0 ce propos mille et une histoires. La tenue m\u00eame d\u2019une r\u00e9union comme la n\u00f4tre aujourd\u2019hui indique que Paris sait parfois cultiver l\u2019hospitalit\u00e9. Mais pour ne pas nous laisser aller \u00e0 trop d\u2019illusions bienveillantes, je voudrais profiter des quelques minutes dont je dispose pour \u00e9voquer ici le destin, pas toujours idyllique de quelques cr\u00e9ateurs \u00e9trangers ayant v\u00e9cu \u00e0 Paris. Sans cesser d\u2019\u00e9crire dans leur langue natale, ils ont essay\u00e9 aussi de participer \u00e0 la litt\u00e9rature fran\u00e7aise. Il s\u2019agit d\u2019un Irlandais de langue anglaise, Oscar Wilde, d\u2019un citoyen de l\u2019empire austro-hongrois, n\u00e9 \u00e0 Prague et \u00e9crivant en allemand, Rainer Maria Rilke, enfin d\u2019une Russe, Marina Tsvetaeva. Le choix de ces trois noms parmi tant d\u2019autres comporte, je l\u2019admets, une part de hasard\u00a0: il se trouve simplement que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 amen\u00e9 \u00e0 travailler, dans une toute autre optique, sur ces trois auteurs pr\u00e9cis\u00e9ment.<\/p>\n<h3>Grandeur et mis\u00e8re d\u2019Oscar Wilde<\/h3>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/IMG\/wilde_3_-2.jpg\" alt=\"\" width=\"99\" height=\"134\" \/>Vous connaissez s\u00fbrement tous l\u2019histoire d\u2019Oscar Wilde. Il aura v\u00e9cu \u00e0 Paris \u00e0 deux reprises.\u00a0La premi\u00e8re se situe en 1891. Il y arrive aur\u00e9ol\u00e9 d\u2019une r\u00e9putation de ma\u00eetre \u00e0 penser de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration, \u00e9prise de beaut\u00e9. Dandy magnifique, il suscite l\u2019admiration g\u00e9n\u00e9rale. Mallarm\u00e9 s\u2019empresse de l\u2019inviter \u00e0 ses mardis, les jeunes loups &#8211; Marcel Schwob, Pierre Louys, Andr\u00e9 Gide &#8211; l\u2019idol\u00e2trent\u00a0; Marcel Proust aussi, m\u00eame si sa maladresse juv\u00e9nile irrite un peu Wilde. Il s\u2019exprime en fran\u00e7ais avec la m\u00eame \u00e9l\u00e9gance qu\u2019en anglais, et \u00e9crit une premi\u00e8re \u0153uvre dans sa langue d\u2019emprunt\u00a0: Salom\u00e9. \u00ab\u00a0Je suis un Fran\u00e7ais de sympathie\u00a0\u00bb, d\u00e9clare-t-il avant de repartir pour Londres. Il reviendra \u00e0 Paris en 1898, mais rien n\u2019est plus comme avant. C\u2019est qu\u2019entre temps a eu lieu en Angleterre un proc\u00e8s retentissant pour offense aux bonnes m\u0153urs\u00a0: Wilde a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 un an de prison pour homosexualit\u00e9 et c\u2019est apr\u00e8s avoir purg\u00e9 sa peine qu\u2019il a choisi de vivre en France. Honni par la bonne soci\u00e9t\u00e9, il a perdu de plus son go\u00fbt d\u2019\u00e9crire\u00a0; en cons\u00e9quence, ses revenus s\u2019en trouvent drastiquement r\u00e9duits. Plus aucune cour d\u2019adorateurs ne l\u2019entoure. Wilde constate am\u00e8rement\u00a0: \u00ab\u00a0Ces Parisiens qui l\u00e9chaient mes bottes de conqu\u00e9rant il y a dix ans pr\u00e9tendent aujourd\u2019hui ne pas me voir.\u00a0\u00bb Gide le revoit, mais c\u2019est pour lui faire la le\u00e7on\u00a0; Wilde r\u00e9plique\u00a0: \u00ab\u00a0On ne devrait pas faire de reproches \u00e0 quelqu\u2019un qui a \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9.\u00a0\u00bb Il mourra en 1900 \u00e0 Paris, dans un h\u00f4tel miteux de la rue des Beaux-Arts.<\/p>\n<h3>Rilke\u00a0: de l\u2019indiff\u00e9rence \u00e0 la reconnaissance<\/h3>\n<p>L\u2019exp\u00e9rience parisienne de Rainer Maria Rilke<\/p>\n<dl>\n<dt><img decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/IMG\/rilke2_.jpg\" alt=\"JPEG - 9 ko\" width=\"87\" height=\"99\" \/><\/dt>\n<dt><strong>Rilke<\/strong><\/dt>\n<\/dl>\n<p>suit une trajectoire inverse\u00a0: elle va plut\u00f4t de l\u2019indiff\u00e9rence \u00e0 la reconnaissance. Rilke arrive \u00e0 Paris en 1902, il d\u00e9couvre une ville froide et cruelle, dont il a laiss\u00e9 la description inoubliable dans ses Cahiers de Malte Laurids Brigge. En 1905 il devient le secr\u00e9taire particulier de Rodin et s\u2019installe \u00e0 Meudon\u00a0; l\u2019ann\u00e9e suivante il revient \u00e0 Paris o\u00f9 il habite par intermittence jusqu\u2019en 1914. Apr\u00e8s la fin de la Grande guerre qu\u2019il passe en Allemagne et en Autriche, il veut rendre visite \u00e0 sa ville pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e. Il \u00e9crit \u00e0 une amie\u00a0: \u00ab\u00a0Qu\u2019il m\u2019est doux d\u2019aller en France pour aimer Paris cette fois de tout mon sentiment infini\u00a0\u00bb (le 19.10.20). En octobre 1920, Paris cesse d\u2019\u00eatre un r\u00eave et devient \u00ab\u00a0la plus p\u00e9n\u00e9trante r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb (le 20.10.20). Rilke y revient pendant huit mois en 1925. A la diff\u00e9rence de ce qu\u2019il avait v\u00e9cu pendant sa jeunesse, il est maintenant reconnu comme un grand po\u00e8te de langue allemande et, qui plus est, un remarquable traducteur du fran\u00e7ais. Lui -m\u00eame commence \u00e0 \u00e9crire des po\u00e8mes en fran\u00e7ais, qu\u2019il r\u00e9unira dans le recueil Vergers. Les \u00e9crivains de la capitale se montrent aimables avec lui. Val\u00e9ry, qu\u2019il a traduit en allemand, le re\u00e7oit, mais il est trop occup\u00e9 par son \u00e9lection \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise pour lui consacrer beaucoup de temps. Rilke est en revanche souvent invit\u00e9 dans les salons litt\u00e9raires\u00a0: chez la princesse Bibesco, chez la comtesse Anna de Noailles. En m\u00eame temps, les journaux nationalistes allemands lui reprochent ce qui appara\u00eet \u00e0 leurs yeux comme une trahison nationale et une coupable connivence\u00a0: il \u00e9crit dans la langue de l\u2019ancien ennemi\u00a0! De retour chez lui en Suisse, Rilke r\u00e9sume ainsi ses impressions\u00a0: \u00ab\u00a0Il reste maintenant encore manifeste \u00e0 mes yeux que Paris est un paysage, m\u00eame le c\u0153ur de Paris est un paysage, avec au-dessus de lui non pas un ciel de ville (un succ\u00e9dan\u00e9 de ciel), mais les plus admirables ciels du monde, les plus libres, les plus ouverts, les ciels de saint Louis et de Jeanne d\u2019Arc, vivants, complices et doux dans la lumi\u00e8re, \u00e9veill\u00e9s dans le vent, des ciels inspir\u00e9s, des ciels de gloire et de souvenir, des ciels de victoire auxquels nulle autre ville ne peut se r\u00e9f\u00e9rer. Les jardins \u00e9taient admirables comme toujours (j\u2019habitais en face de l\u2019in\u00e9puisable Luxembourg\u00a0!), les petites rues autour de Saint-Sulpice aussi Italie des M\u00e9dicis qu\u2019autrefois, les quais un ensorcellement. Mais la vie a chang\u00e9 l\u00e0-bas aussi, elle est plus ch\u00e8re et moins naturelle, l\u2019absurde danger des travers\u00e9es de rue alt\u00e8re la libert\u00e9 de mouvement, elle aussi dans une certaine mesure paysanne, \u00e0 laquelle on pouvait s\u2019abandonner, on est vraiment de vingt \u00e0 cent fois par jour, d\u00e8s qu\u2019on quitte le trottoir, un condamn\u00e9 \u00e0 mort qui re\u00e7oit au dernier moment sa gr\u00e2ce provisoire des mains d\u2019un agent de ville. Je vous ai d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit de l\u00e0-bas que j\u2019avais vu beaucoup de monde &#8211; j\u2019ai vraiment atteint \u00e0 peu pr\u00e8s tous ceux qui se laissent atteindre &#8211; les ai tous trouv\u00e9s aussi agit\u00e9s que je l\u2019\u00e9tais moi-m\u00eame, aussi pr\u00e9venants que prompts \u00e0 oublier, occup\u00e9s, occup\u00e9s avant tout \u00e0 garder de toute fa\u00e7on leurs distances\u00a0\u00bb (lettre du 12.11.25).<\/p>\n<h3>Le destin tragique de Marina Tsvetaeva<\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/IMG\/tsvetaeva_1_-2.jpg\" alt=\"JPEG - 8.4 ko\" width=\"89\" height=\"123\" \/>Marina Tsvetaeva arrive \u00e0 Paris \u00e0 peine quelques mois apr\u00e8s le dernier d\u00e9part de Rilke. Elle partage ses impressions concernant les dangers de la circulation \u00e0 pied. \u00ab\u00a0Je ne vis pas \u00e0 Paris, \u00e9crit-elle dans une lettre, mais dans un certain quartier. Je connais le m\u00e9tro, dont je me d\u00e9brouille mal, je connais les automobiles, dont je ne me d\u00e9brouille pas du tout (\u00e0 chacune qui ne m\u2019ait pas \u00e9cras\u00e9e &#8211; sentiment d\u2019une barri\u00e8re franchie)\u00a0\u00bb (le 2.1.26). Paris, dit-elle au m\u00eame moment \u00e0 un autre correspondant, est \u00ab\u00a0la ville la plus effrayante, la plus improbable du monde\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Tsvetaeva parle parfaitement le fran\u00e7ais et d\u00e9sire participer \u00e0 la vie litt\u00e9raire fran\u00e7aise\u00a0; mais elle a le triple handicap d\u2019\u00eatre femme, pauvre et plus assez belle (elle a alors 33 ans). A la mort de Rilke, avec qui elle a entretenu une correspondance passionn\u00e9e en 1926, elle \u00e9crit un texte \u00e9voquant le destin du po\u00e8te, qu\u2019elle soumet \u00e0 des revues comme le Commerce ou la NRF\u00a0; cette demande reste sans r\u00e9ponse. Elle traduit ses propres po\u00e8mes et les propose \u00e0 Brice Parain, toujours \u00e0 la NRF\u00a0; celui-ci les \u00e9carte comme \u00e9tant \u00e0 la fois trop diff\u00e9rents de ce qui se fait en France et comme pas assez pro- sovi\u00e9tiques. Les hommes de lettres fran\u00e7ais dont elle fait la connaissance, Charles Dubos, Jacques Maritain, Charles Vildrac, Pierre MacOrlan restent polis et \u00e9vasifs\u00a0; personne ne semble s\u2019apercevoir qu\u2019un des plus grands \u00e9crivains du XXe si\u00e8cle vit incognito \u00e0 Paris. Elle \u00e9crit en fran\u00e7ais plusieurs textes en prose\u00a0; aucun ne trouve gr\u00e2ce aux yeux des \u00e9diteurs parisiens. En 1937, ann\u00e9e du centenaire de la mort de Pouchkine, elle propose ses traductions du po\u00e8te russe en fran\u00e7ais\u00a0; Jean Paulhan lui fait savoir qu\u2019il n\u2019a pas envie de publier un tel ramassis de lieux communs&#8230; Le s\u00e9jour parisien de Tsvetaeva s\u2019interrompra brusquement en 1939, \u00e0 la suite d\u2019une sombre affaire de meurtre politique, \u00e0 laquelle se trouve m\u00eal\u00e9 son mari, devenu entre temps agent secret sovi\u00e9tique. Elle-m\u00eame doit quitter la France et rentrer en URSS, o\u00f9 elle se suicidera deux ans plus tard. Avant de partir, elle \u00e9crit un dernier po\u00e8me, dans lequel elle assimile son sort \u00e0 celui de Marie Stuart, partie de France vers Angleterre o\u00f9 l\u2019attend l\u2019\u00e9chafaud\u00a0; et c\u2019est par sa lecture que je voudrais terminer ces remarques inaugurales \u00e0 notre rencontre. Le po\u00e8me s\u2019intitule Douce France, et il porte en \u00e9pigraphe cette formule, r\u00e9p\u00e9t\u00e9e trois fois et sign\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0Adieu, France\u00a0! Adieu, France\u00a0! Adieu, France\u00a0! Marie Stuart\u00a0\u00bb. Voici le texte de ce bref po\u00e8me\u00a0:<\/p>\n<p>Plus douce que la France N\u2019est pas de contr\u00e9e. En toute souvenance Deux perles m\u2019a donn\u00e9.<\/p>\n<p>Elles restent immobiles Au bout de mes cils. J\u2019aurai un d\u00e9part A la Marie Stuart.<\/p>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte initialement lu lors d&rsquo;un colloque sur les cr\u00e9ateurs \u00a0\u00e9trangers \u00e0 Paris \u00a027 novembre 2004 Tzvetan Todorov A coup s\u00fbr, Paris est la ville des amoureux. 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