{"id":218,"date":"2011-11-12T16:12:50","date_gmt":"2011-11-12T14:12:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/?p=218"},"modified":"2014-05-05T15:00:36","modified_gmt":"2014-05-05T13:00:36","slug":"las-acacias-est-couronne-lors-du-20e-festival-de-biarritz","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/las-acacias-est-couronne-lors-du-20e-festival-de-biarritz\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Las acacias\u00a0\u00bb est couronn\u00e9 lors du 20e Festival de Biarritz"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_220\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/biarritz2011-LASACACIAS.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-220\" class=\"size-medium wp-image-220\" title=\"BIARRITZ  FESTIVAL 2011 SOIREE DE CLOTURE\" src=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/biarritz2011-LASACACIAS-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-220\" class=\"wp-caption-text\">soir\u00e9e de cl\u00f4ture du Festival de Cin\u00e9ma Latino de Biarritz . Abrazo du meilleur film \u00ab\u00a0Las Acacias\u00a0\u00bb<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La 20i\u00e8me \u00e9dition du Festival latino-am\u00e9ricain de Biarritz s\u2019est cl\u00f4tur\u00e9e avec deux \u00e9mouvants hommages. Le premier, h\u00e9las posthume \u00e0 Jorge Sempr\u00fan. Le s\u00e9nateur maire de la ville Didier Borotra a rappel\u00e9 l\u2019intellectuel et le politique qui a marqu\u00e9 le si\u00e8cle et l\u2019Espagne. \u00ab\u00a0Sempr\u00fan est parti sans qu\u2019on puisse lui dire merci\u00a0\u00bb a regrett\u00e9 Borotra. Le second \u00e0 l\u2019acteur argentin Ricardo Dar\u00edn, pr\u00e9sident du jury, \u00e0 qui le s\u00e9nateur maire a offert la m\u00e9daille de la ville de Biarritz. Dar\u00edn l\u2019a remerci\u00e9 en soulignant l\u2019importance du Festival de Biarritz pour la cin\u00e9matographie latino-am\u00e9ricaine \u00ab\u00a0un festival qui t\u00e9moigne de l\u2019int\u00e9r\u00eat et du soutien au monde culturel d\u2019Am\u00e9rique latine\u00a0\u00bb.<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p>Par ailleurs l\u2019 \u00ab\u00a0abrazo\u00a0\u00bb, l\u2019accolade symbolique entre basque et latino-am\u00e9ricain, classique prix pour le meilleur film est all\u00e9 au film<em> Las Acaias<\/em> du r\u00e9alisateur argentin Pablo Giorgelli (voire chronique pr\u00e9c\u00e9dente). Ce choix nous semble int\u00e9ressant parce que dans sa forme et dans la recherche des transformations psychologiques du personnage principal, le routier, il s\u2019agit d\u2019un film anti-hollywoodiens malgr\u00e9 le fait que la route entre la fronti\u00e8re du Paraguay et Buenos Aires nous sugg\u00e8rent un contexte comparable \u00e0 ceux des \u00ab\u00a0road movies\u00a0\u00bb am\u00e9ricains. La victoire de Las Acacias a fait surtout la joie de l\u2019interpr\u00e8te f\u00e9minin, la paraguayenne Heba Duarte dont le pays reste encore sans r\u00e9els cin\u00e9matographie nationale.<\/p>\n<p>Les prix du jury et de la meilleure interpr\u00e9tation masculine ont \u00e9t\u00e9 remport\u00e9s par le film Porfirio et par son protagoniste Porfirio Ramirez Aldana, acteur non professionnel handicap\u00e9 . Ce film du colombien Alejandro Landes raconte l\u2019histoire de Porfirio un homme r\u00e9duit \u00e0 la chaise roulante \u00e0 cause d\u2019une balle dans la colonne vert\u00e9brale tir\u00e9 par un policier. La cam\u00e9ra suit la vie quotidienne de cet handicap\u00e9 et sa tentative d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e d\u2019obtenir justice.<\/p>\n<p>Sans d\u00e9voiler l\u2019histoire nous nous limiterons \u00e0 dire que Porfirio est une histoire r\u00e9elle qui d\u00e9nonce un \u00e9tat, dans ce cas le colombien qui ne m\u00e8ne pas \u00e0 bout sa partie dans le contrat social avec ces citoyens. L\u2019histoire se joue \u00e0 Florence, ville de la fronti\u00e8re amazonienne colombienne o\u00f9, clin d\u2019\u0153il au Paris, Texas de Wim Wenders \u00ab\u00a0personne n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 \u00e0 Florence, Italie\u00a0\u00bb de dire le r\u00e9alisateur. Le film Porfirio \u00e9meut \u00e9galement par l\u2019humanit\u00e9 de ses personnages, du protagoniste et de ses proches. Ces images du sud nous rappellent pour paraphraser Jean Paul Sartre qu\u2019on ne fait pas de bons films dans des pays rassasi\u00e9s et s\u00fbrs d\u2019eux-m\u00eames. Porfirio l\u2019illustre \u00e9loquemment.<\/p>\n<p>Le prix de la meilleure interpr\u00e9tation f\u00e9minine est all\u00e9 \u00e0 la jeune argentine Paula Galinelli Hertzog, protagoniste du film \u00ab\u00a0El premio\u00a0\u00bb, le prix \u0153uvre de Paula Markovic, r\u00e9alisatrice argentine r\u00e9sidant au Mexique une film qui a \u00e9galement obtenu le prix du syndicat fran\u00e7ais de la critique du cin\u00e9ma. El premio est l\u2019histoire d\u2019une gamine de 7 ans qui vit une double vie. Le jour elle va \u00e0 l\u2019\u00e9cole dans une petite ville c\u00f4ti\u00e8re battue par les vents de l\u2019Atlantique sud et le soir rentre dans une cabane sur la plage o\u00f9 elle vit avec sa m\u00e8re qui s y est r\u00e9fugi\u00e9 pour s\u2019\u00e9chapper de la r\u00e9pression militaire. Par les yeux et les attitudes d\u2019une enfant, la r\u00e9alisatrice nous fait d\u00e9couvrir l\u2019autre histoire des enfants argentins n\u00e9s de militants gauchistes\u00a0: celle des enfants qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9s s\u00e9questr\u00e9s \u00e0 la naissance mais qui doivent d\u00e8s le plus tendre \u00e2ge cacher leur v\u00e9ritable identit\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019interpr\u00e9tation de la petite Galinelli est tr\u00e8s touchante mais le film m\u00e9rite quelques pr\u00e9cisions puisqu\u2019il permet de boucler la boucle sur la th\u00e9matique de l\u2019enfance pendant la cruelle r\u00e9pression de la dictature militaire argentine. El premio, en fait, pr\u00e9sente la perspective des enfants sans le regard des adultes. Alors que dans d\u2019autres films de m\u00e9moire d\u2019enfants, l\u2019angle des enfants est partag\u00e9 par leurs parents, ici la m\u00e8re est pr\u00e9sente seulement comme une esp\u00e8ce de poids angoissant dans la vie de la fille qui ne sait pas comment s\u2019y prendre. Nous sommes loin des sch\u00e9mas o\u00f9 les enfants sont tr\u00e8s voir trop m\u00fbrs pour leur \u00e2ge\u00a0; la vertu du \u00ab\u00a0prix\u00a0\u00bb de Paula Markovic gagn\u00e9 par la petite Paula Galinelli est justement qu\u2019ici l\u2019enfant est psychologiquement seul, comme on l\u2019en doute \u00e9tait probablement le ces pour tous ceux jeunes fils et filles dont les parents n\u2019\u00e9taient que des simples objectifs \u00e0 abattre par la dictature.<\/p>\n<p>Le prix du public, est all\u00e9 au film cubain Boleto al Para\u00edso (voire chronique pr\u00e9c\u00e9dente), choix que nous saluons puisqu\u2019il indique que la douloureuse trajectoire suicidaire d\u2019une partie de la jeunesse cubaine n\u2019a pas laiss\u00e9 les cin\u00e9philes biarrots indiff\u00e9rents.<\/p>\n<p>Terminons cette chronique avec un regard m\u00e9rit\u00e9 aux films gagnants de la section documentaire et court-m\u00e9trages. L\u2019accolade du meilleur documentaire est all\u00e9e \u00e0\u00a0Abuelos, \u0153uvre d\u2019Equateur sign\u00e9 par Carla Valencia D\u00e1vila, un voyage au c\u0153ur des montagnes vertes et des paysages arides \u00e0 la recherche des grands-parents avec encore une fois une fille grandie entre exil et m\u00e9moire comme personnage important. La mention sp\u00e9ciale est all\u00e9e \u00e0 \u00ab\u00a0El lugar m\u00e1s peque\u00f1o, l\u2019endroit le plus petit de Titiana Huezo, l\u2019histoire d\u2019un village du Salvador qui arrive \u00e0 revivre gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019attachement des habitants \u00e0 la terre. Un hommage \u00e0 ceux qui arrivent \u00e0 se r\u00e9inventer apr\u00e8s un \u00e9v\u00e9nement terrible comme la guerre civile qui a frapp\u00e9 le petit pays d\u2019Am\u00e9rique centrale dans les ann\u00e9es 1980. Le prix du public documentaire est all\u00e9 au mexicain\u00a0El tren de las moscas, le train des mouches, un coup de chapeau aux femmes qui attendent les trains de marchandises du Mexique charg\u00e9s d\u2019immigrants clandestins dirig\u00e9s aux Etats-Unis et leur apportent nourriture et boissons. Le documentaire est sign\u00e9 par le basque Fernando Lopez Castillo et par la catalane Nieves Prieto Tassier.<\/p>\n<p>L\u2019accolade du meilleur court-m\u00e9trage est all\u00e9e \u00e0 l\u2019argentin Coral d\u2019Ignacio Chaneto. Le \u00ab\u00a0coral\u00a0\u00bb en question est le serpent le plus venimeux d\u2019Am\u00e9rique latine port\u00e9 par une femme comme une arme alors qu\u2019elle demande la r\u00e9int\u00e9gration de son mari sur le poste de travail perdu. Le r\u00e9alisateur a dit vouloir souligner la condition de la femme dans les r\u00e9gions rurales et tropicales d\u2019Argentine.<\/p>\n<p>La mention sp\u00e9ciale pour les courts est all\u00e9e \u00e0\u00a0Luminaris \u0153uvre d\u2019un autre argentin Juan Pablo Zaramella film qui souligne la vitalit\u00e9 des films d\u2019animation en Am\u00e9rique latine.<\/p>\n<p>Finalement le prix Shorts TV Num\u00e9ric\u00e2ble est all\u00e9 au colombien MauricioLeiva Cock, pour son film\u00a0Caf\u00e9 con leche, l\u2019histoire triste d\u2019une vache qui ne voulait pas donner du lait \u00e0 son maitre employ\u00e9 dans un abattoir.<\/p>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La 20i\u00e8me \u00e9dition du Festival latino-am\u00e9ricain de Biarritz s\u2019est cl\u00f4tur\u00e9e avec deux \u00e9mouvants hommages. Le premier, h\u00e9las posthume \u00e0 Jorge Sempr\u00fan. 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