{"id":2062,"date":"2016-07-04T17:09:18","date_gmt":"2016-07-04T15:09:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/?p=2062"},"modified":"2016-07-06T11:24:52","modified_gmt":"2016-07-06T09:24:52","slug":"plurilinguisme-et-diversite-culturelle-vers-une-authentique-litterature-monde","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/plurilinguisme-et-diversite-culturelle-vers-une-authentique-litterature-monde\/","title":{"rendered":"Plurilinguisme et diversit\u00e9 culturelle : vers une authentique litt\u00e9rature-monde ?"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #000000;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong><em>En ce premier juillet, la saison litt\u00e9raire parisienne s&rsquo;ach\u00e8ve et l&rsquo;une de ses manifestations majeures est pass\u00e9e presque inaper\u00e7ue. Il s&rsquo;agit de la rencontre\u00a0: \u00abDe quelle langue es-tu\u00a0? La po\u00e9sie contemporaine italienne dans une perspective transnationale plurilingue\u00a0\u00bb, qui a eu lieu \u00e0 la librairie <a href=\"http:\/\/www.librairieitalienne.com\/\">La tour de Babel<\/a> de Paris, le 1er juillet dernier gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;initiative de Mia Lecomte et de ses complices du centre CIRCE-Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle-Paris 3.<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">On aurait tort de r\u00e9duire cette rencontre avec les po\u00e8tes Antonella Anedda, Marco Giovenale, Eva Taylor et le critique Fabio Zinelli de l&rsquo;EHSS \u00e0 un simple d\u00e9bat entre italianisants. Prenant au pied de la lettre l&rsquo;injonction camusienne selon laquelle la seule patrie de l&rsquo;\u00e9crivain demeure la langue, les instigateurs de la soir\u00e9e ont propos\u00e9 de d\u00e9connecter celle-ci du territoire qu&rsquo;elle est cens\u00e9e repr\u00e9senter.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>Entre langue et langage<\/strong><\/span><\/p>\n<div id=\"attachment_2063\" style=\"width: 570px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2063\" class=\"size-large wp-image-2063\" src=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/13580607_1100855186601700_5834313417199272513_o-1024x614.jpg\" alt=\"La po\u00e8te Italo-allemande Eva Taylor le 1er juillet \u00e0 la librairie &quot; La tour de babel&quot;\" width=\"560\" height=\"336\" \/><p id=\"caption-attachment-2063\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>La po\u00e8te Italo-allemande Eva Taylor le 1er juillet \u00e0 la librairie \u00a0\u00bb La tour de babel\u00a0\u00bb de Paris\u00a0 (cr\u00e9dit M.L)<\/strong> <\/span><\/p><\/div>\n<p><span style=\"color: #000000;\">A l&rsquo;heure du Brexit et des replis identitaires en Europe, cette hypoth\u00e8se est une bouff\u00e9e d&rsquo;air qui r\u00e9affirme la vocation originelle de toute litt\u00e9rature\u00a0: rendre compte de la condition humaine. Mais comment la traduire sans tomber de Charybde en Silla\u00a0: soit dans le pi\u00e8ge d&rsquo;une litt\u00e9rature nationale avide de tirer \u00e0 elle tout ce qui fait diff\u00e9rence ou au contraire une litt\u00e9rature postmoderne qui d\u00e9construit le mat\u00e9riau de la langue ne conservant que la virtualit\u00e9 du jeu pur. On trouve bien l\u00e0 l&rsquo;opposition entre langue et langage, analys\u00e9e par les linguistes et d\u00e9construit nagu\u00e8re par un Jacques Derrida.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Pour illustrer cette polarit\u00e9, l\u2019\u0153uvre de trois po\u00e8tes a \u00e9t\u00e9 mise a contribution. Si la po\u00e9sie d&rsquo; Antonella Anedda est empreinte d&rsquo;un lyrisme tr\u00e8s contemporain,\u00a0 ce n&rsquo;est qu&rsquo;en apparence. Car elle est travaill\u00e9e par le sarde de son enfance qui d\u00e9double la langue d&rsquo;\u00e9criture, l&rsquo;italien, et lui donne tout son aplomb, c&rsquo;est-\u00e0-dire sa gravit\u00e9. Ces po\u00e8mes dialectaux \u00e0 l&rsquo;\u00e2pre sonorit\u00e9 latine ne revendiquent pas une identit\u00e9 r\u00e9gionale, explique le critique Fabio Zinelli : on est loin en effet de la mani\u00e8re dont un Pasolini s&#8217;empare du frioulan comme manifeste politique. C&rsquo;est au contraire de l&rsquo;int\u00e9rieur de la langue qu&rsquo;ils agissent pour la tendre et faire advenir cette parole singuli\u00e8re qui s&rsquo;\u00e9chappe du plurilinguisme attribu\u00e9 trop souvent \u00e0 la seule d\u00e9construction moderniste.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>Formalisme postmoderne<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Plus caustique et ludique, donc apparemment plus \u00ab\u00a0moderne\u00a0\u00bb, <span lang=\"fr-FR\">Marco Giovenale construit ses po\u00e8mes \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un Francis Ponge comme des modes d&#8217;emploi ironiques qui, \u00e0 chaque mot, se ramifient pour devenir logorrh\u00e9e dont le rythme seul fait sens. On y retrouve le formalisme de la revue <\/span><span lang=\"fr-FR\"><em>Tel Quel<\/em> <\/span><span lang=\"fr-FR\"> dont la source remonte \u00e0 Mallarm\u00e9 et \u00e0 Val\u00e9ry, bien s\u00fbr, et qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui un Jean-Marie Gleize prolonge avec une approche intertextuelle tr\u00e8s affirm\u00e9e. Approche dont se revendique \u00e9galement le po\u00e8te italien en faisant de l<\/span><span lang=\"fr-FR\">&lsquo;<em>Oggetistica<\/em><\/span><span lang=\"fr-FR\">, titre de l&rsquo;un de ses po\u00e8mes, l&rsquo;objet de son travail sur la langue. <\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Mais qu&rsquo;en est-il pour l&rsquo;exil\u00a0? Le plurilinguisme li\u00e9 \u00e0 cette exp\u00e9rience peut-il renouveler la langue d&rsquo;accueil\u00a0? L&rsquo;italo-allemande Eva Taylor ayant fui nagu\u00e8re le communisme de sa patrie d&rsquo;origine, en doute. \u00abNous ne sommes pas des cosmopolites mais des r\u00e9fugi\u00e9s\u00a0\u00bb,\u00a0avait pr\u00e9cis\u00e9 en introduction Mia Lecomte en citant la po\u00e8te Amelia Rosselli.\u00a0La langue seconde sert ici a refroidir la br\u00fblante exp\u00e9rience de l&rsquo;exil. C&rsquo;est la langue de la mise \u00e0 distance.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Sa po\u00e9sie la refl\u00e8te \u00e0 sa mani\u00e8re. Attentive aux menus d\u00e9tails du quotidien, aux changements d&rsquo;atmosph\u00e8re, ses po\u00e8mes sont autant des signes qui balisent un territoire qu&rsquo;il s&rsquo;agit de se r\u00e9approprier et donc de nommer en lui incorporant cette torsion syntaxique propre \u00e0 ceux qui viennent d&rsquo;ailleurs. Ainsi peut se r\u00e9aliser en catimini, un certain travail sur la langue. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;une des le\u00e7ons de cette litt\u00e9rature contemporaine qui, se percevant en tant que \u00ab\u00a0litt\u00e9rature mineure\u00a0\u00bb, accueille sur le m\u00eame pied le formalisme postmoderne, le po\u00e9sie dialectale et les \u00e9critures venant de l&rsquo;exp\u00e9rience migrante pour en faire le lieu de convergence d&rsquo;une litt\u00e9rature postnationale.<\/span><\/p>\n<p class=\"western\"><span style=\"color: #000000;\">Ce n&rsquo;est pas le cas de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise qui reste, quoiqu&rsquo;on en dise, profond\u00e9ment nationale dans ses modes de r\u00e9ception. L&rsquo;id\u00e9e selon laquelle Paris demeure la capitale mondiale des lettres conduit ses op\u00e9rateurs \u00e0 penser que la litt\u00e9rature fran\u00e7aise en est le r\u00e9ceptacle naturel. C&rsquo;est cette op\u00e9ration de naturalisation qui est advenue \u00e0 travers le manifeste d&rsquo;une litt\u00e9rature-monde sign\u00e9 en 2007 par le gotha des \u00e9crivains francophones et fran\u00e7ais et dont le journal <em>Le Monde<\/em> a fait grand cas. Voil\u00e0 bien un r\u00e9flexe d&rsquo;une litt\u00e9rature majeure avec ses qualit\u00e9s ind\u00e9niables d&rsquo;accueil certes mais aussi avec ces d\u00e9fauts dont le principal consiste \u00e0 voir les litt\u00e9ratures d&rsquo;ailleurs comme une expression exotique de sa propre centralit\u00e9. Apr\u00e8s Ionesco, Beckett, des \u00e9crivains comme la Canadienne Nancy Huston ou encore la Mauricienne Ananda Devi, le Martiniquais Edouard Glissant, le Qu\u00e9b\u00e9cois Jacques Godbout, l&rsquo;Ha\u00eftien Dany Laferri\u00e8re, le Congolais Alain Mabanckou, le Malgache Jean-Luc V. Raharimanana deviennent ainsi partie prenante de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs tout l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de cette rencontre qui ne contente pas de th\u00e9oriser mais donne \u00e0 voir presque in vivo les \u00e9laborations en cours au sein d&rsquo;une culture qui se consid\u00e8re \u00ab\u00a0en marge\u00a0\u00bb selon l&rsquo;acception m\u00eame d&rsquo;un Paul Val\u00e9ry. Nul besoin de remonter \u00e0 Dante ou P\u00e9trarque qui tr\u00e8s vite avaient per\u00e7u la fragilit\u00e9 cong\u00e9nitale de l&rsquo;italien pour comprendre que c&rsquo;est justement cette faiblesse &#8211; le d\u00e9ficit d&rsquo;\u00e9tat unitaire- qui lui a permis de devenir durant le<em> Cinquecento<\/em> la langue europ\u00e9enne de la culture.<\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #000000;\">Die Weltliteratur<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Aujourd&rsquo;hui par rapport au fran\u00e7ais, \u00e0 la forte armature syntaxique, l&rsquo;italien se trouve donc plus \u00e0 m\u00eame d&rsquo;ouvrir une nouvelle et tr\u00e8s ancienne perspective sur la langue qui n&rsquo;est plus seulement le marqueur d\u00a0\u00bbune identit\u00e9 nationale mais aussi le v\u00e9hicule d&rsquo;une culture qui d\u00e8s l&rsquo;origine a \u00e9t\u00e9 transnationale. Or ceci passe par ce que Deleuze et Guattari ont appel\u00e9, apr\u00e8s Kafka, une \u00ab\u00a0litt\u00e9rature mineure\u00a0\u00bb\u00a0; ce qui implique l\u2019approfondissement de l&rsquo;exp\u00e9rience de l&rsquo;exil et de l&rsquo;immigration. Car c&rsquo;est en subsumant l&rsquo;exp\u00e9rience migratoire dont elle est porteuse avec ces 25 millions de migrants en un si\u00e8cle que l&rsquo;italien peut contribuer \u00e0 faire \u00e9clore, en concordance avec les autres langues, l&rsquo;av\u00e8nement de ce que Goethe appelait d\u00e9j\u00e0 de ses v\u0153ux en 1802\u00a0: la litt\u00e9rature-monde. Die Weltliteratur.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>La quatri\u00e8me dimension<\/strong> <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">En faisant \u00e9clater la cha\u00eene du livre, l&rsquo;av\u00e8nement du nouvel environnement num\u00e9rique peut en quelque sorte la favoriser. Mais pour r\u00e9aliser pleinement les conditions de cette litt\u00e9rature monde, les op\u00e9rateurs des litt\u00e9ratures nationales (c&rsquo;est \u00e0 dire les \u00e9diteurs, les critiques, les libraires, les journalistes \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur comme \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur des fronti\u00e8res nationales) doivent prendre en consid\u00e9ration un quatri\u00e8me \u00e9l\u00e9ment et peut-\u00eatre le plus difficile\u00a0: l&rsquo;\u0153uvre des \u00e9crivains ayant publi\u00e9 en dehors de leur aire linguistique d&rsquo;origine. En acceptant de \u00ab\u00a0rapatrier\u00a0\u00bb ces \u00e9crivains autochtones \u00e9crivant dans une langue \u00e9trang\u00e8re, ces litt\u00e9ratures se grandiraient non pas en r\u00e9cup\u00e9rant les plus c\u00e9l\u00e8bres d&rsquo;entre eux mais en rendant visible \u00e0 la face du monde ce qui est toujours demeur\u00e9 cach\u00e9\u00a0: la nature plurilingue et transculturelle de toute culture nationale. Ce pari n&rsquo;est pas gagn\u00e9, tant s&rsquo;en faut. Mais des voix se font entendre d\u00e9sormais pour bousculer le postulat de l&rsquo;autochtonie litt\u00e9raire comme celle de Lamberto Tassinari dont l&rsquo;essai <em>John Florio alias Shakespeare<\/em> (\u00e9ditions du bord de l&rsquo;eau ) vient d&rsquo;\u00eatre publi\u00e9 en fran\u00e7ais cette ann\u00e9e <a style=\"color: #000000;\" href=\"#sdfootnote1sym\" name=\"sdfootnote1anc\">1<\/a> . C&rsquo;est pourquoi on ne peut que f\u00e9liciter les instigateurs de cette rencontre et les encourager \u00e0 poursuivre ce travail si n\u00e9cessaire.<\/span><\/p>\n<div id=\"sdfootnote1\">\n<p><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"#sdfootnote1anc\" name=\"sdfootnote1sym\">1<\/a>Je vous invite \u00e0 voir le d\u00e9bat qui a suivi la pr\u00e9sentation du livre le 2 f\u00e9vrier 2016 au PEN CLUB fran\u00e7ais \u00e0 l&rsquo;adresse suivante. <span lang=\"zxx\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=Gp1fkhNbRPM\">https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=Gp1fkhNbRPM<\/a><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 En ce premier juillet, la saison litt\u00e9raire parisienne s&rsquo;ach\u00e8ve et l&rsquo;une de ses manifestations majeures est pass\u00e9e presque inaper\u00e7ue. Il s&rsquo;agit de la rencontre\u00a0: \u00abDe quelle langue es-tu\u00a0? 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