{"id":204,"date":"2011-11-05T20:20:06","date_gmt":"2011-11-05T18:20:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/?p=204"},"modified":"2014-05-05T15:02:22","modified_gmt":"2014-05-05T13:02:22","slug":"femmes-d%e2%80%99europe-dans-la-violence","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/femmes-d%e2%80%99europe-dans-la-violence\/","title":{"rendered":"Femmes d\u2019Europe dans la violence"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">La violence faite aux femmes est le th\u00e8me commun de\u00a0\u00bbHappy End\u00a0\u00bb et de La \u00ab\u00a0Voz Dormida\u00a0\u00bb (la voix endormie) deux films venant de latitudes oppos\u00e9es d\u2019Europe.<strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Film du nord aux couleurs m\u00e9ridionales,\u00a0<em>Happy End<\/em>, du su\u00e9dois Bj\u00f6rn Runge traite des femmes battues, v\u00e9ritable plaie mondiale mais qui s\u00e9vit, contre toute attente, de mani\u00e8re particuli\u00e8rement virulente dans les pays scandinaves.<strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_211\" style=\"width: 246px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/vozdormida1.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-211\" class=\"size-medium wp-image-211\" title=\"vozdormida\" src=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/vozdormida1-236x300.jpg\" alt=\"\" width=\"236\" height=\"300\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-211\" class=\"wp-caption-text\">\u00ab\u00a0voz dormida\u00a0\u00bb de Benito Zambrano deux soeurs et la guerre d\u2019Espagne au Festival de Saint-S\u00e9bastien.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ceci dit, le film de M.\u00a0Runge ne tourne pas uniquement autour de ce th\u00e8me. En effet si le r\u00e9alisateur prend comme point de d\u00e9part la trag\u00e9die d\u2019une femme battue, c\u2019est pour s\u2019en servir comme tremplin pour rebondir et trouver des solutions et celles-ci finissent par arriver de mani\u00e8re inopin\u00e9e. Ainsi la femme battue se rapproche d\u2019une m\u00e8re, d\u2019un jeune suicidaire et l\u2019histoire se complique. Le message du film a pour but d\u2019indiquer qu\u2019\u00e0 chaque moment de la vie pour difficile qu\u2019il soit, il y a la possibilit\u00e9 de faire des rencontre humains qui peuvent aider \u00e0 nous en sortir. D\u2019o\u00f9 le titre optimiste au fond \u00ab\u00a0Happy End\u00a0\u00bb.<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p>Loin des clairs obscurs et des palettes de gris qui caract\u00e9risent l\u2019esth\u00e9tique nordique, la photographie de ce film su\u00e9dois d\u00e9tonne de la production locale, et ce n\u2019est pas un hasard. Ulf Brantas, le directeur de la photographie a pu en effet compter sur les conseils de Vittorio Storaro, l\u2019un des grands magiciens de l\u2019image cin\u00e9matographique qui a tourn\u00e9 avec le splus grands tels Bertolucci et Coppola. \u00ab\u00a0Storaro nous a enseign\u00e9 \u00e0 nous d\u00e9placer de l\u2019ombre \u00e0 la lumi\u00e8re et nous a appris la signification du couleur\u00a0\u00bb a soulign\u00e9 le r\u00e9alisateur. A cet \u00e9gard<em>Happy End<\/em> est un film m\u00e9tiss\u00e9 o\u00f9 les personnages des bords de la Baltique interagissent entre eux dans un espace visuel qui \u00e9voque la M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<p><em>La Voz Dormida,<\/em> <em>La voix endormie<\/em>, est une adaptation de la part du r\u00e9alisateur espagnol Benito Zambrano du livre homonyme de l\u2019\u00e9crivaine Dulce Chac\u00f3n. C\u2019est l\u2019histoire de deux s\u0153urs dont l\u2019une se trouve enceinte dans une prison franquiste de Madrid apr\u00e8s la guerre civile. La s\u0153ur cadette arrive d\u2019Andalousie et finira par prendre en charge le nouveau n\u00e9. Le film de M Zambrano s\u2019inscrit dans ce courant de la cin\u00e9matographie espagnole qui explore la douloureuse m\u00e9moire de la guerre civile. Il s\u2019agit ici, encore une fois d\u2019un membre de la g\u00e9n\u00e9ration des \u00ab\u00a0petits-fils\u00a0\u00bb des protagonistes du conflit fratricide des plus meurtriers du 20i\u00e8me si\u00e8cle en Europe, des gens qui pour le dire comme l\u2019expliquent les Espagnols \u00ab\u00a0sont suffisamment \u00e9loign\u00e9 des faits\u00a0\u00bb et donc ont la distance psychologique pour aborder la th\u00e9matique sans peur de rouvrir les blessures soigneusement cicatris\u00e9es par l\u2019oubli et le non dit des g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/p>\n<p><strong>La langue de l\u2019\u00e9poque<\/strong><\/p>\n<p>A cet \u00e9gard il est difficile de ne pas comparer\u00a0<em>La Voz Dormida<\/em> avec d\u2019autres films du m\u00eame genre. Heureusement la comparaison tourne \u00e0 l\u2019avantage l\u2019\u0153uvre de M.\u00a0Zambrano. Le principal aspect positif est la recherche du langage de l\u2019\u00e9poque. M Zambrano a r\u00e9ussi \u00e0 faire parler les protagonistes avec la langue de l\u2019\u00e9poque. Trop souvent dans les films espagnols qui s\u2019attaquent \u00e0 la trag\u00e9die d\u2019un pass\u00e9 trop r\u00e9cent, les protagonistes parlent la langue de l\u2019Espagne contemporaine et par cons\u00e9quence la parole qui est suppos\u00e9 rappeler la m\u00e9moire perd d\u2019impact. Dans ce sens la r\u00e9citation et la langue de l\u2019actrice Maria L\u00e9on, la s\u0153ur cadette \u2018Pepita\u2019, fille sans convictions politiques autre que sa dignit\u00e9, son courage et sa transparence sont remarquables. C\u2019est gr\u00e2ce a ce marqu\u00e9 accent andalou \u00e0 ses sons aspir\u00e9s qui rappellent les huit si\u00e8cles de pr\u00e9sence arabe, \u00e0 la morale que les mots poss\u00e8dent qui communiquent l\u2019impact d\u2019un catholicisme profond, et au ton chant\u00e9 aux saveurs gitanes de l\u2019actrice qu\u2019on partage la condamnation du \u00ab\u00a0national-catholicisme\u00a0\u00bb franquiste. H\u00e9las, les sous-titres qui accompagneront le film outre-Pyr\u00e9n\u00e9es ne captureront jamais le langage de la jeune Pepita.<\/p>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La violence faite aux femmes est le th\u00e8me commun de\u00a0\u00bbHappy End\u00a0\u00bb et de La \u00ab\u00a0Voz Dormida\u00a0\u00bb (la voix endormie) deux films venant de latitudes oppos\u00e9es d\u2019Europe&#8230;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/femmes-d%e2%80%99europe-dans-la-violence\/\">Lire plus &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[38],"tags":[56],"class_list":["post-204","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cinema-critique","tag-femmes-violence-festival-de-saint-sebastien"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/204","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=204"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/204\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=204"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=204"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.combats-magazine.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=204"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}